Les Pays-Bas dévoilent un mémorial en hommage aux victimes de l'Holocauste 

Le roi Willem-Alexander (à droite) s'entretient avec des survivants de la Seconde Guerre mondiale après l'inauguration du Mémorial des noms de l'Holocauste à Amsterdam, le 19 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le roi Willem-Alexander (à droite) s'entretient avec des survivants de la Seconde Guerre mondiale après l'inauguration du Mémorial des noms de l'Holocauste à Amsterdam, le 19 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 20 septembre 2021

Les Pays-Bas dévoilent un mémorial en hommage aux victimes de l'Holocauste 

  • «Il fait exactement ce qu'il est censé faire. Il sort tous ces gens à qui on a pris la vie de l'oubli»
  • Sur les 140 000 Juifs que comptait le pays, 102 000 ont été tués

AMSTERDAM : Les Pays-Bas ont inauguré dimanche un mémorial sur lequel sont inscrits les noms de plus de 102 000 Juifs et 220 Roms assassinés lors de la Seconde Guerre mondiale, et dont la construction a fait durant des années l'objet de contestation de riverains.


Plus de 75 ans après le conflit mondial, le mémorial a finalement été inauguré dans le quartier juif d'Amsterdam par le roi Willem-Alexander, entouré de proches des victimes et survivants. 


"Ce mémorial nous met face à nos responsabilités. La responsabilité de savoir si davantage n'aurait pas dû être fait durant les années de guerre pour sauver les gens", a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, lors de l'inauguration. 


"La responsabilité pour l'accueil glacial réservé au petit groupe qui est revenu de l'enfer de la guerre. C'est une page noire de l'histoire de notre pays", a-t-il ajouté. 


Sur les 140.000 Juifs que comptait le pays, 102 000 ont été tués.


La construction du monument a, durant des années, fait l'objet de polémiques, des riverains ayant contesté les permis accordés au comité néerlandais d'Auschwitz.


Mais un tribunal de la capitale néerlandaise avait en 2019 donné raison à la municipalité d'Amsterdam, infirmant les arguments des riverains selon lesquels le monument, "trop grand", était en conflit avec un bon aménagement du territoire.

«Un avertissement, pour toujours»

Le mémorial, de l'architecte Daniel Liebeskind, fils de survivants de l'Holocauste, est un labyrinthe de murs de briques formant un mot signifiant "en mémoire" en yiddish.  


"Il fait exactement ce qu'il est censé faire. Il sort tous ces gens à qui on a pris la vie de l'oubli", a déclaré lors de l'inauguration Jacques Grishaver, président du comité néerlandais d'Auschwitz. 


"Il se dresse désormais comme un mémorial qui ne sera jamais effacé. Comme un reproche à ceux qui ont laissé faire ça. Et comme un avertissement, pour toujours", a-t-il conclu. 


Sur chacune des briques est inscrit un nom, une date de naissance et un âge de décès. 


"C'était émouvant. Je viens de voir [sur une brique] le nom d'une de mes amies" a déclaré Jacqueline Ruud, une survivante qui affirme également avoir connu Anne Frank. 


L'adolescente de 15 ans, connue dans le monde entier depuis la publication de son journal intime rédigé entre 1942 et 1944 alors qu'elle et sa famille se cachaient dans un appartement clandestin à Amsterdam, a été arrêtée en 1944 et est morte l'année suivante dans le camp de concentration de Bergen-Belsen.  


Le musée Anne Frank, construit autour de la maison où vécut la famille Frank, a été rénové en 2018 afin de répondre aux questions du jeune public, dont les connaissances sur la guerre de 1939-1945 s'effritent au fil du temps.  


Pour la première fois, Marc Rutte avait présenté en janvier 2020 des excuses au nom du gouvernement pour la persécution des Juifs aux Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale. 


Malgré la résistance aux Pays-Bas, de nombreux citoyens, dont la police et les chemins de fer, ont ctivement collaboré avec l'occupant allemand pour arrêter les Juifs et les déporter.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.