UE : réunion ministérielle sur le pacte AUKUS en marge de l'AG de l'ONU

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, participe à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, à Luxembourg, le 21 juin 2021 (Photo, AFP)
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, participe à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, à Luxembourg, le 21 juin 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 20 septembre 2021

UE : réunion ministérielle sur le pacte AUKUS en marge de l'AG de l'ONU

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, participe à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, à Luxembourg, le 21 juin 2021 (Photo, AFP)
  • L'UE n'a été «ni consultée ni informée» du partenariat stratégique pour la région indo-pacifique conclu entre Washington, Londres et Canberra
  • Rien ne va plus entre Paris et les trois signataires du pacte AUKUS. Une rencontre entre la ministre française des Armées Florence Parly et son homologue britannique Ben Wallace a été annulée par la France  

BRUXELLES: Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE examineront lundi soir les conséquences du pacte de sécurité conclu entre les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, au cours d'une réunion en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, a annoncé un porte-parole de la Commission européenne.  

Le chef de la diplomatie européenne « Josep Borrell présidera cette réunion qui sera la première occasion de discuter des implications et des conséquences de cet accord pour l'UE et ses Etats membres », a-t-il précisé.  

« La réunion va durer deux heures et M. Borrell devrait en rendre compte par une déclaration », a-t-il ajouté.  

Il ne s'agit pas d'une réunion extraordinaire, mais de la traditionnelle rencontre des ministres de l'Union européenne pendant l'Assemblée générale des Nations unies au cours de laquelle « ils discutent de toutes les questions actuelles à l'ordre du jour, de tous les derniers développements qui ont un impact sérieux sur l'UE ou ses États membres », a souligné le porte-parole.  

L'UE n'a été « ni consultée ni informée » du partenariat stratégique pour la région indo-pacifique conclu entre Washington, Londres et Canberra et dont la première conséquence a été la rupture d'un important contrat d'armement passé par la France avec l'Australie.  

Pour marquer sa colère, la France a rappelé son ambassadeur aux Etats-Unis, un acte sans précédent vis-à-vis de cet allié historique, de même que celui en Australie, le pays à l'origine de la crise.  

Le ministre français des Affaire étrangères Jean-Yves le Drian reproche aux dirigeants des trois signataires du pacte AUKUS d'avoir dissimulé pendant des mois leurs négociations et dénonce une « rupture majeure de confiance » entre alliés de l'Otan. Il a au passage jugé que le Royaume-uni était la « cinquième roue du carrosse ».   

Josep Borrell a dit comprendre « la déception » de la France, mais aucun des dirigeants de l'UE n'a pris position.  

La présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, « suit de très près la situation », a assuré son porte-parole.  

« Quand un Etat membre exprime sa préoccupation de manière forte, on l'écoute », a-t-il souligné. « La présidente s'est entretenue avec le président (Emmanuel) Macron », a-t-il ajouté. « Nous attendons d'avoir une analyse détaillée de cet accord et de son impact avant de réagir », a-t-il conclu.  

« La confiance est partie »   

Le président Joe Biden a demandé à s'expliquer avec Emmanuel Macron, qui le prendra au téléphone dans les « prochains jours », selon le gouvernement français.  

Rien ne va plus entre Paris et les trois signataires du pacte AUKUS. Une rencontre entre la ministre française des Armées Florence Parly et son homologue britannique Ben Wallace a été annulée par la France.  

Le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes Clément Beaune a averti que les négociations commerciales entre l'UE et l'Australie en vue de conclure un accord de libre-échange pourraient être affectées car la « France ne voit pas comment elle peut faire confiance à Canberra ».  

La Commission a rappelé lundi négocier au nom des Etats membres sur la base d'un mandat. Les négociateurs des deux parties se sont rencontrés pour la dernière fois en juin et doivent poursuivre leurs travaux en octobre.  

Pour l'eurodéputé socialiste allemand Bernd Lange, qui préside la commission du commerce du Parlement européen, la « confiance est partie » et « les négociations seront plus compliquées ».  

« L'humeur pour un compromis, surtout dans le secteur de l'agriculture, est très limitée en France. Une conclusion rapide de l'accord n'est pas possible », a-t-il déclaré aux journalistes.  


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.