Algérie: un journal sous le feu des critiques pour une photo occultant un minaret

Méga-projet emblématique de Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019, la Grande mosquée a suscité une vive polémique en Algérie en raison notamment de son coût (plus de 750 millions d'euros), jugé exorbitant. (Photo, AFP)
Méga-projet emblématique de Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019, la Grande mosquée a suscité une vive polémique en Algérie en raison notamment de son coût (plus de 750 millions d'euros), jugé exorbitant. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 21 septembre 2021

Algérie: un journal sous le feu des critiques pour une photo occultant un minaret

  • Le minaret de la Grande mosquée d'Alger est le plus haut du monde. Il surplombe la baie d'Alger et culmine à 267 mètres, soit 43 étages desservis par des ascenseurs panoramiques
  • Devenu président en 1999, à la fin de la décennie noire de guerre civile et chassé du pouvoir en 2019, Bouteflika s'est éteint le 17 septembre à l'âge de 84 ans

ALGER : Un quotidien francophone algérien s'est retrouvé lundi sous le feu des critiques pour avoir publié une photo retouchée occultant le minaret de la Grande mosquée d'Alger. 

La photo, publiée par le journal El Watan, montrait le passage du convoi funéraire de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, enterré dimanche, mais l'imposant minaret de la Grande mosquée d'Alger en arrière plan en avait été supprimé, suscitant de vives critiques d'internautes outrés sur les réseaux sociaux.

Devant ce tollé, le quotidien francophone s'est excusé sur son site, évoquant un "malheureux traitement technique au niveau du service PAO (publication assistée par ordinateur) du journal".

Il a assuré qu'il s'agissait d'"un incident purement technique (qui) n'a rien à voir avec un quelconque calcul idéologique comment tentent de le distiller des cercles connus pour leur hostilité à El Watan".

Le ministère de la Communication a dénoncé un "comportement étrange et injustifié" et une "violation flagrante des lois" régissant la Grande mosquée d'Alger, condamnant "fermement et clairement" la suppression du minaret.

Le ministère des Affaires religieuses a pour sa part estimé dans un communiqué que la publication de cette photo constituait "une violation qui devrait donner lieu à des mesures administratives et des poursuites judiciaires".

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), le principal parti islamiste en Algérie, Abderrezak Makri, a pour sa part dénoncé sur sa page Facebook une "haine envers les symboles de la religion musulmane".

Le minaret de la Grande mosquée d'Alger est le plus haut du monde. Il surplombe la baie d'Alger et culmine à 267 mètres, soit 43 étages desservis par des ascenseurs panoramiques.

Méga-projet emblématique de Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019, la Grande mosquée a suscité une vive polémique en Algérie en raison notamment de son coût (plus de 750 millions d'euros), jugé exorbitant.

Devenu président en 1999, à la fin de la décennie noire de guerre civile (1992-2002, 200 000 morts) et chassé du pouvoir en 2019, Bouteflika s'est éteint le 17 septembre à l'âge de 84 ans.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com