La «tablette de Gilgamesh», joyau mésopotamien, sera rendue à l'Irak

Cette photo prise le 23 juin 2021 montre une tablette d'argile cunéiforme, semblable à la tablette de Gilgamesh, exposée au musée de Basra, récupérée d'un ancien palais de Saddam Hussein, dans la ville du sud de l'Irak. (Photo, AFP)
Cette photo prise le 23 juin 2021 montre une tablette d'argile cunéiforme, semblable à la tablette de Gilgamesh, exposée au musée de Basra, récupérée d'un ancien palais de Saddam Hussein, dans la ville du sud de l'Irak. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 21 septembre 2021

La «tablette de Gilgamesh», joyau mésopotamien, sera rendue à l'Irak

  • ​​​​​​​Vieux de 3500 ans, ce petit bout d’argile avait été pillé en 1991, lors de la première guerre du Golfe, et apporté illégalement aux Etats-Unis
  • La précieuse pièce comporte des fragments, en cunéiformes, de l'épopée du roi de Mésopotamie, une des plus anciennes œuvres littéraires de l'humanité
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Une statue de Gilgamesh, le cinquième roi d'Uruk, est exposée au Musée de Pergame à Berlin, en Allemagne. (Photo, AFP)

 

WASHINGTON : La "tablette de Gilgamesh", joyau mésopotamien vieux de 3500 ans qui avait été pillé et apporté illégalement aux Etats-Unis, sera restitué jeudi à l'Irak, a annoncé l'Unesco lundi.

Cette tablette en argile sur laquelle figure des caractères cunéiformes aurait été volée dans un musée irakien en 1991, alors que le pays était plongé dans la première guerre du Golfe.

La précieuse pièce archéologique, aussi appelée la "tablette du rêve de Gilgamesh", aurait ensuite été "introduite frauduleusement sur le marché de l'art américain en 2007", avant d'être saisie par les autorités judiciaires du pays en 2019, selon l'Unesco.

Malgré sa petite taille, la tablette a une immense valeur. Elle comporte des fragments de "l'épopée de Gilgamesh", considérée comme l'une des plus anciennes oeuvres littéraires de l'humanité et qui narre les aventures d'un puissant roi de Mésopotamie en quête d'immortalité.

Cette restitution est "une victoire majeure sur ceux qui mutilent le patrimoine" et permet "au peuple irakien de renouer avec une page de son histoire", a déclaré dans un communiqué Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, qui sera présente à la cérémonie à Washington de remise de l'oeuvre aux autorités irakiennes.

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Une photo montre le site archéologique d'Uruk (Warka), à 30 km à l'est de Samawa, le 25 janvier 2010. Uruk était réputée pour ses murs qui ont été construits il y a 4 700 ans par le roi sumérien Gilgamesh, héros de l'épopée qui porte son nom. (Photo, AFP)

 

En juillet dernier, 17000 pièces, pour la plupart vieilles de quelque 4000 ans, avait été rendues à l'Irak par les Etats-Unis. La majorité d'entre elles dataient de la période sumérienne, l'une des plus anciennes civilisations de la Mésopotamie.

L'Irak a vu ses antiquités pillées depuis des décennies, au fil des conflits qu'a connus le pays, et notamment l'invasion américaine de 2003.

"Au cours de la dernière décennie, le monde a été témoin d'une hausse alarmante de la destruction du patrimoine culturel en raison des conflits armés", affirmait Interpol en 2017.

"Le Moyen-Orient, en particulier, est concerné par ce phénomène, même si d'autres régions ne sont pas épargnées", comme l'Afrique du Nord, de l'Ouest ou l'Asie centrale, ajoutait l'organisme.

L'imposant sarcophage du prêtre Nedjemankh avait été volé en Egypte en 2011, en plein soulèvement contre le président Hosni Moubarak, puis avait été vendu au Met de New York, l'un des plus prestigieux musées du monde, pour environ 4 millions de dollars.

Ce n'est qu'en 2019 que le trésor archéologique, datant 150 à 50 avant J.C., avait été rendu à son pays d'origine.


«Halloween Kills» en tête du box-office nord-américain

Jamie Lee Curtis le 8 septembre 2021 en Italie. (Photo, AFP)
Jamie Lee Curtis le 8 septembre 2021 en Italie. (Photo, AFP)
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  • Il s'agit de la meilleure performance pour un film d'horreur à sa sortie pendant la pandémie, devant «Sans un bruit 2» (47,5 millions). Et ce bien que le film soit sorti simultanément sur la plateforme de streaming Peacock
  • «Halloween Kills», suite du «Halloween» de 2018, met de nouveau en scène Jamie Lee Curtis dans le rôle de Laurie Strode face à Nick Castle (l'horrible Michael Myers)

LOS ANGELES : Bientôt Halloween et c'est un film éponyme qui se retrouve en tête du box-office nord-américain ce week-end: "Halloween Kills" récolte plus de 50 millions de dollars pour son lancement, selon les estimations provisoires du cabinet spécialisé Exhibitor Relations publiées dimanche.


Il s'agit de la meilleure performance pour un film d'horreur à sa sortie pendant la pandémie, devant "Sans un bruit 2" (47,5 millions). Et ce bien que le film soit sorti simultanément sur la plateforme de streaming Peacock.


"Halloween Kills", suite du "Halloween" de 2018, met de nouveau en scène Jamie Lee Curtis dans le rôle de Laurie Strode face à Nick Castle (l'horrible Michael Myers).


Deuxième du box-office, en nette baisse par rapport à la semaine dernière, le dernier James Bond, "Mourir peut attendre" avec 24,3 millions. Ce sera l'ultime participation de Daniel Craig à la saga du célèbre espion britannique.


"Venom: Let There Be Carnage" est troisième avec 16,5 millions. Tom Hardy y joue le journaliste d'investigation Eddie Brock, dont le lien symbiotique avec un extraterrestre appelé Venom lui donne des super-pouvoirs.


En quatrième position, on retrouve "La Famille Addams 2", qui récolte 7,2 millions de dollars. 


Et cinquième, "Le Dernier duel" de Ridley Scott avec 4,8 millions de dollars. Matt Damon, Adam Driver et Ben Affleck jouent dans ce film qui se déroule dans la France du 14è siècle.


Voici le reste du Top 10:


"Shang-Chi et la légende des dix anneaux" (3,5 millions)


"Free Guy" (680 000 dollars)


"Lamb" (543 000 dollars)


"Candyman" (460 000 dollars)


"Cher Evan Hansen" (410 000)


Le Britannique Ifeanyi Okwuadi, grand prix mode du festival de Hyères

Une tenue de la créatrice suisse Adeline Rappaz lors du festival de mode à Hyères, dans le sud de la France, le 15 octobre 2021 (Photo, AFP)
Une tenue de la créatrice suisse Adeline Rappaz lors du festival de mode à Hyères, dans le sud de la France, le 15 octobre 2021 (Photo, AFP)
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  • Sa collection s'inspire des femmes qui ont mené le mouvement antinucléaire dans le Berkshire (sud de l’Angleterre) pendant près de 20 ans, jusqu'en 2000
  • Le festival de Hyères, plus ancien et plus prestigieux concours de mode international, a lancé nombre de carrières

HYÈRES: Le Britannique Ifeanyi Okwuadi a remporté dimanche le grand prix mode du festival international de Hyères, dans le sud de la France, avec une collection homme revisitant le costume classique.   

Le créateur de 27 ans, qui ne jure que par le « tailoring » --art de la coupe des pièces du vestiaire classique masculin--, a conquis le jury mené par une autre Britannique, Louise Trotter, styliste de Lacoste. Le jeune homme a aiguisé ses ciseaux à Savile Row, une rue de Londres mondialement connue pour ses tailleurs de costumes.  

Jeune et décontractée, sa collection « Take the toys from the boys » (prenez leurs jouets aux garçons) est réalisée avec des tweeds écossais avec ornements en scoubidou ou boutons en forme de petites voitures. Elle privilégie le noir.   

« Nous devons prendre soin des enfants », a déclaré Ifeanyi Okwuadi.   

Sa collection s'inspire des femmes qui ont mené le mouvement antinucléaire dans le Berkshire (sud de l’Angleterre) pendant près de 20 ans, jusqu'en 2000. Les protestataires luttaient contre l’installation de missiles nucléaires sur une base aéronautique militaire de la région.  

Des éléments dans les vêtements font allusion à ce mouvement. Par exemple des mailles d'un pull dites »clôture » ( »fence » en anglais) et des fils qui dépassent comme si la personne portant ce vêtement avait été traînée par terre par les forces de l'ordre.  

Cette 36e édition a été marquée par une forte présence des nordiques --trois Finlandais et deux Lettonnes--, qui incarnent une mode fonctionnelle et créative.   

La Lettonne Elina Silina, qui utilise les techniques traditionnelles du crochet et du macramé, a remporté le prix Chloé avec une longue robe blanche aérienne.   

La Finlandaise Sofia Ilmonen a pour sa part reçu le prix d'éco-responsabilité Mercedes-Benz pour ses longues robes romantiques faites avec une technique d'assemblage de carrés de tissu, comme des « blocs de construction ».  

Dans la catégorie accessoire de mode, le jury mené par le créateur de chaussures Christian Louboutin, a attribué le prix à la Française Capucine Huguet, dont les bagues évoquent la fonte des glaces.   

Pour réaliser cette collection, elle est partie en Arctique avec des glaciologues en 2019 pour « voir et comprendre », a expliqué la créatrice, diplômée de la Central Saint Martins à Londres.    

Le festival de Hyères, plus ancien et plus prestigieux concours de mode international, a lancé nombre de carrières. Parmi ses lauréats figurent ainsi le Belge Anthony Vaccarello, aujourd'hui styliste de Saint Laurent, ou le duo néerlandais Viktor&Rolf.  

Distingués en 2018, un autre duo néerlandais, Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh, est devenu en 2019 directeur artistique de la maison Nina Ricci. Ils présentent aussi les collections de leur marque Botter à Paris. 


Découverte d'une ébauche d'histoire d'Astérix non achevée

La fille du scénariste des célèbres bandes dessinées d'Astérix, Anne Goscinny (Photo, AFP)
La fille du scénariste des célèbres bandes dessinées d'Astérix, Anne Goscinny (Photo, AFP)
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  •  La fille du scénariste des célèbres bandes dessinées d'Astérix, Anne Goscinny, a révélé la découverte d'une ébauche d'histoire non achevée du plus célèbre des Gaulois réalisée par son père avant sa mort
  • Anne Goscinny a estimé qu'une finition posthume de l'album serait une entreprise «très compliquée»

BERLIN: La fille du scénariste des célèbres bandes dessinées d'Astérix, Anne Goscinny, a révélé la découverte d'une ébauche d'histoire non achevée du plus célèbre des Gaulois réalisée par son père avant sa mort, dans une interview publiée ce week-end. 

« J'y pense souvent, il s'agit de 20 pages, une moitié d'album », a indiqué celle qui gère l'œuvre de son père à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. 

Le scénario tapé à la machine par René Goscinny porte le titre d'« Astérix au cirque » et aurait dû paraître chronologiquement après l'album « Astérix chez les Belges ». Il a été retrouvé selon le Spiegel dans les archives familiales. 

Anne Goscinny a estimé qu'une finition posthume de l'album serait une entreprise « très compliquée».  

« De très nombreuses personnes devraient s'asseoir autour de la table, se plonger dans l'histoire et retrouver sa voix», dit-elle en référence à son père, « c'est comme une peinture de Goya qui aurait un trou ». 

« Mais un jour nous essaierons, ce serait une aventure extraordinaire », ajoute-t-elle. 

Décédé en 1977, René Goscinny est avec Albert Uderzo, mort l'an dernier, le créateur de l'irréductible Gaulois en 1959, dont les aventures se sont vendues à plusieurs centaines de millions d'exemplaires dans le monde.  

Il a joué un rôle capital pour la création du métier de scénariste de bandes dessinées, qui n'existait pas avant lui.