Même réélu, Trudeau est l'étoile ternie des libéraux canadiens

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau lève le pouce alors qu'il arrive pour prononcer son discours de victoire après les élections législatives anticipées à l'hôtel Fairmount Queen Elizabeth à Montréal, au Québec, tôt le 21 septembre 2021. (AFP)
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau lève le pouce alors qu'il arrive pour prononcer son discours de victoire après les élections législatives anticipées à l'hôtel Fairmount Queen Elizabeth à Montréal, au Québec, tôt le 21 septembre 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 21 septembre 2021

Même réélu, Trudeau est l'étoile ternie des libéraux canadiens

  • Trudeau se lance finalement sur les traces de son père et entre en politique en 2007, se fait élire député de Montréal en 2008 puis chef d'un parti libéral en lambeaux en 2013. 
  • «Le Canada était un pays avec une forte personnalité sur le plan international, mais avec Trudeau on est plutôt dans le siège de spectateur que de l'acteur», estime un chercheur

OTTAWA: Pari raté: Justin Trudeau, l'étoile des libéraux canadiens, rêvait de pouvoir réaliser un troisième mandat et de retrouver une majorité mais les Canadiens ne l'ont pas suivi. Réélu sans panache, sa légitimité est sérieusement entamée. 


Déjà en 2019, sa réélection s'était faite dans la douleur après une entrée fracassante en politique quatre ans plus tôt. Mais cette fois-ci, Justin Trudeau pensait que sa gestion de la pandémie l'aiderait à être facilement réélu. 

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Toute la campagne a été un parcours du combattant pour l'ancien Premier ministre flamboyant qui promettait des "voies ensoleillées" au Canada en 2015, et déclenchait une "Trudeaumanie". L'époque semble bien loin où le magazine américain Rolling Stone se demandait en première page en juillet 2017: "Pourquoi ne peut-il pas être notre président?" 

Trudeau promet un «avenir meilleur» après la pandémie

Le Premier ministre Justin Trudeau, réélu à l'issue d'élections législatives, a promis mardi aux Canadiens dans son allocution de victoire "un avenir meilleur" une fois le pays "sorti de cette pandémie".


Le chef des libéraux canadiens a obtenu lundi un troisième mandat après une campagne très difficile lors d'élections anticipées qu'il avait lui-même convoquées.

Au tournant de l'été, rasé de près, Justin Trudeau affichait pourtant sourire et décontraction pour expliquer sa décision de provoquer des élections anticipées, estimant que son pays était à un "moment historique" en raison de la pandémie et qu'il fallait "donner la parole" aux Canadiens.


Très rapidement, les conservateurs dont le leader Erin O'Toole était pourtant largement inconnu du grand public, ont grappillé l'avance donnée aux libéraux dans les intentions de vote.

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"Ce n'est plus le Trudeau qui présentait le renouveau en 2015, et encore, la pandémie l'a aidé, il doit à la pandémie d'avoir encore cette popularité", estime Geneviève Tellier, professeure de sciences politiques à Ottawa.


"C'est plus grave qu'une simple usure due au pouvoir, c'est carrément de la déception. Il avait tant promis...", ajoute-t-elle.

Les prochaines étapes après les élections législatives

Le parti de Justin Trudeau a remporté les élections législatives de lundi au Canada, mais les libéraux demeurent minoritaires à la Chambre des communes et devront donc trouver des alliés pour gouverner.


Voici les prochaines étapes de son troisième mandat.

Rechercher des soutiens

Son parti ayant remporté plus de sièges que les conservateurs d'Erin O'Toole, M. Trudeau n'a pas besoin de démissionner et demeure Premier ministre. Mais comme il n'a pas obtenu de majorité absolue, sa première tâche sera de trouver des soutiens, comme il l'a fait suite à sa réélection en 2019.


Les coalitions ne faisant pas partie de la culture politique canadienne, il peut négocier le soutien d'une ou de plusieurs formations pour pouvoir gouverner et éviter d'être renversé par une motion de censure.


Le Canada étant dirigé par le gouvernement minoritaire de M. Trudeau depuis l'automne 2019, le résultat de ce scrutin ne change donc "pas grand-chose" à sa gouvernance, selon Daniel Béland, professeur de science politique à l'université McGill.


Depuis deux ans, les libéraux s'étaient notamment appuyés sur le soutien ponctuel du Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche), qui a obtenu 26 sièges au parlement, pour atteindre le chiffre fatidique de 170 sièges, seuil de la majorité absolue à la Chambre des communes, qui en compte 338.

Former un gouvernement

M. Trudeau oeuvrera ensuite, dans les prochaines semaines, à la formation de son nouveau gouvernement.


Le Premier ministre travaillera parallèlement au "discours du trône" qui présentera le programme de son troisième mandat. Ce programme sera lu devant le parlement par la gouverneure générale Mary Simon, représentante de la reine Elizabeth II, chef d'Etat en titre du Canada.


Le "discours du trône" fera l'objet d'un vote de confiance dans la nouvelle chambre et constituera le premier test grandeur nature pour le Premier ministre. Une défaite entraînerait sa chute et la Gouverneure générale demanderait alors au chef de l'opposition de former un gouvernement.


Comme il est minoritaire, M. Trudeau demeurera à la merci d'un éventuel vote de défiance dans les mois à venir s'il perd ses appuis. Il devrait cependant bénéficier du fait que les autres formations ne voudront pas repartir en campagne électorale dans les prochaines semaines ou les prochains mois.


Historiquement, la durée de vie d'un gouvernement minoritaire au Canada est de 18 à 24 mois.


Justin Trudeau, dans l'espoir d'obtenir une majorité au parlement, avait déclenché des élections législatives moins de deux ans après la réélection de son parti en 2019.

Même sur des thèmes comme "les changements climatiques ou la réconciliation avec les peuples autochtones" Justin Trudeau "n'a pas été le réformateur que beaucoup espéraient", renchérit Maxwell Cameron, de l'Université de la Colombie-Britannique.


Et finalement, pendant cette campagne en pleine pandémie, ce ne sont pas les images de bains de foule, qu'il affectionne tant, que les électeurs ont pu voir en boucle sur les télévisions, mais celles des manifestants qui lui hurlent insultes et menaces ou lui jettent des pierres.

«Spectateur plutôt qu'acteur»
Même lors des débats, Justin Trudeau n'a pas réussi à briller, subissant les tirs nourris de ses rivaux qui ont dénoncé sans relâche ses calculs politiques - surtout sa décision de déclencher des élections en pleine pandémie alors que le parlement fonctionnait - et son inaction en matière d'environnement ou de politique étrangère. 


"Le Canada était un pays avec une forte personnalité sur le plan international, mais avec Trudeau on est plutôt dans le siège de spectateur que de l'acteur", estime Jocelyn Coulon, chercheur en relations internationales et ex-conseiller de Justin Trudeau.


A son arrivée en 2015, le monde entier observe pourtant avec intérêt, voire admiration, les premiers pas au pouvoir de ce dirigeant multilatéraliste qui proclame que "le Canada est de retour" sur la scène internationale. 


Né le 25 décembre 1971, Justin Trudeau, qui est le fils aîné du charismatique Pierre Elliott Trudeau, ex-Premier ministre mort en 2000, a étudié la littérature anglaise et les sciences de l'éducation, avant de chercher sa voie: boxeur amateur, moniteur de snowboard, professeur d'anglais et de français...


Il se lance finalement sur les traces de son père et entre en politique en 2007, se fait élire député de Montréal en 2008 puis chef d'un parti libéral en lambeaux en 2013. 


Premier ministre, il fera du Canada le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis, instaurera l'aide médicale à mourir, une taxe carbone, permettra l'accueil de dizaines de milliers de réfugiés syriens et signera une version modernisée de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna).


Mais son mandat est terni par une série de scandales qui vont brouiller son image. Fin 2017, ce père de trois enfants marié à Sophie Grégoire, ex-présentatrice de télévision, est montré du doigt par la Commissaire à l'éthique pour être allé à deux reprises aux frais de son hôte sur l'île privée de l'Aga Khan aux Bahamas.


Un rapport officiel l'accuse en 2019 de conflit d'intérêts pour avoir fait pression sur sa ministre de la Justice afin qu'elle intervienne dans une procédure judiciaire contre une société québécoise, SNC-Lavalin, poursuivie pour corruption. 


A quelques semaines de son cinquantième anniversaire, avec cette élection "la légitimité de Justin Trudeau risque d'être contestée au sein de son parti puisqu'il a raté son pari. Cela sera certainement son dernier mandat", commente Félix Mathieu de l'université de Winnipeg.


"Reste à voir en plus combien de temps il va tenir avec un gouvernement minoritaire" dont la durée de vie est en principe autour de 18 à 24 mois.

Au Canada, une demi-victoire pour Trudeau, réélu mais toujours minoritaire

Les libéraux de Justin Trudeau ont remporté les législatives canadiennes, une demi-victoire toutefois pour le Premier ministre sortant qui n'est pas parvenu à redevenir majoritaire à l'issue d'une campagne durant laquelle il a été malmené.

D'après les résultats préliminaires publiés mardi par Elections Canada, qui organise le scrutin, le parti libéral obtiendrait 158 sièges, sous le seuil fatidique des 170 sièges pour constituer une majorité. Justin Trudeau sera donc contraint de former un gouvernement minoritaire, comme en 2019.

Or c'est précisément pour sortir de cette situation qu'il avait déclenché des élections anticipées à la mi-août. 

"Les Canadiens nous renvoient au pouvoir avec un mandat clair pour parvenir à sortir de cette pandémie et aller vers un avenir meilleur", s'est toutefois félicité Justin Trudeau, affirmant qu'il était "prêt" pour ce nouveau mandat et heureux que les Canadiens aient choisi un "programme progressiste".

Après des débuts plutôt favorables et des sondages encourageants, Justin Trudeau a connu une campagne particulièrement compliquée, qui a failli tourner au désaveu personnel. L'usure du pouvoir s'est fait sentir et la "Trudeaumanie" de 2015 semblait bien loin...

Et sur le terrain, il a dû faire face à chaque déplacement à une foule de manifestants en colère contre les mesures sanitaires. L'un d'entre eux lui a même lancé des graviers. 

Jusqu'au bout, l'issue du scrutin semblait incertaine: les intentions de vote donnaient encore à quelques heures du scrutin les deux grands partis au coude-à-coude, autour de 31% d'intentions de vote.

Lors des derniers jours de campagne, Justin Trudeau a appelé au vote stratégique, expliquant qu'une victoire des conservateurs serait synonyme de retour en arrière, notamment sur la question climatique.

"Ce soir, les Canadiens n'ont pas donné à M. Trudeau le mandat majoritaire qu'il voulait", a souligné le chef des conservateurs Erin O'Toole lundi soir, regrettant que cette élection ait encore "aggravé les divisions" dans le pays.

M. O'Toole, dont le parti vient de remporter 122 sièges, soit trois de plus qu'avant la dissolution du parlement, a fait une campagne résolument au centre et promis aux Canadiens d'incarner le renouveau.

Gestion de la pandémie

La réorganisation des bureaux de vote liée à la pandémie a provoqué exceptionnellement une longue attente en fin de journée pour les électeurs des grandes villes.

Liliane Laverdière, Montréalaise de 67 ans, a tenté quatre fois d'aller voter et a expliqué avoir été surprise par l'affluence. "D'après moi, les gens veulent du changement", a-t-elle déclaré, ajoutant "n'avoir jamais vu ça" en dix ans.

Mais d'autres électeurs affirmaient au contraire s'être déplacés pour remercier le Premier ministre sortant de sa gestion de la crise sanitaire - le pays affiche l'un des taux de vaccination les plus élevés au monde.

"Pour moi, la gestion de la pandémie est l'enjeu le plus important de cette élection. Et je pense que le Premier ministre l'a bien gérée", estime Kai Anderson, 25 ans, électrice à Ottawa, la capitale fédérale.

Même sentiment pour Liz Maier, 72 ans, qui habite de l'autre côté du pays sur la côte pacifique à Vancouver et qui souhaite de "la constance" au pouvoir, particulièrement avec la pandémie.

«Une campagne pour rien»

"Au final on peut vraiment se dire que c'est une campagne pour rien", souligne auprès de l'AFP Félix Mathieu de l'université de Winnipeg, qui note que dans beaucoup de provinces, "les sortants ont été systématiquement réélus". 

Les quelque 27 millions de Canadiens étaient appelés à élire les 338 députés que compte la Chambre des communes. Quand aucun des deux grands partis qui alternent au pouvoir depuis 1867 n'est en mesure d'obtenir une majorité de sièges au Parlement, le vainqueur doit composer un gouvernement minoritaire.

Et pour cela, il a besoin de composer avec les plus petits partis pour gouverner à Ottawa comme le Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche, 26 sièges) de Jagmeet Singh ou le Bloc québécois, formation indépendantiste (31 sièges).

Son chef Yves-François Blanchet s'est interrogé dans la soirée: "Tout ça pour ça? Pas de gagnant, pas de perdant, mais sûrement un jugement sévère des gens qui se diront +mais qu'est-ce que c'était que cette histoire?+".


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".