La Diriyah Gate Development Authority livrera ses premières réalisations au début de 2022

Entretien exclusif pour Arab News de Jerry Inzerillo, PDG de la DGDA, dans le cadre de la Fête nationale saoudienne. Photo fournie.
Entretien exclusif pour Arab News de Jerry Inzerillo, PDG de la DGDA, dans le cadre de la Fête nationale saoudienne. Photo fournie.
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Publié le Mercredi 22 septembre 2021

La Diriyah Gate Development Authority livrera ses premières réalisations au début de 2022

  • Entretien exclusif pour Arab News de Jerry Inzerillo, PDG de la DGDA, dans le cadre de la Fête nationale saoudienne
  • La première phase du plan directeur de Diriyah Gate s’articulera autour de Wadi Hanifa et de Bujairi Terrace. Wadi Hanifa comportera plusieurs grands parcs, et fera l’objet de rénovations visant à améliorer la beauté naturelle de la région

RIYAD: La Diriyah Gate Development Authority (DGDA), entité chargée par le gouvernement saoudien de réaménager le «lieu de naissance du Royaume» pour en faire une destination de classe mondiale, a révélé qu’elle achèvera et livrera les biens de la première phase du projet au début de l’année 2022. 

«Soyez prêts, car au début de la nouvelle année 2022, nous livrerons nos premières réalisations dans le cadre de ce plan directeur progressif», a déclaré Jerry Inzerillo, PDG du groupe DGDA, à Arab News dans un entretien exclusif accordé au journal pour sa couverture spéciale de la Fête nationale saoudienne. 

«C’est une période très enthousiasmante, et nous nous sentons très privilégiés, très honorés de marcher sur les traces d’un si grand roi et d’un si grand prince héritier», a-t-il ajouté. Ce projet de 50 milliards de dollars (environ 42,5 millions d’euros), qui ouvrira ses portes au public début 2022, comprendra certains des restaurants et des hôtels les plus luxueux du monde. Toutes les structures sont construites dans le style architectural traditionnel de la région du Najd, afin de préserver le riche patrimoine du Royaume et la valeur sentimentale et historique de la région. Diriyah est réputé dans le monde entier pour abriter le quartier très apprécié d’At-Turaif, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. 

La première phase du plan directeur de Diriyah Gate s’articulera autour de Wadi Hanifa et de Bujairi Terrace. Wadi Hanifa comportera plusieurs grands parcs, et fera l’objet de rénovations visant à améliorer la beauté naturelle de la région. 

«Une grande partie de l’infrastructure sera réalisée lors de la première phase du projet, comme la plantation de 22 000 arbres, et l’installation de trottoirs et de lampadaires. On peut déjà voir sur place des personnes qui font du jogging et du vélo», a indiqué M. Inzerillo. 

Selon le PDG, la DGDA ajoutera continuellement de nouvelles infrastructures dont les personnes pourront profiter. Le quartier de Boujairi comptera 18 nouveaux restaurants, dont plusieurs seront étoilés au guide Michelin. D’autres proposeront de délicieux plats saoudiens locaux. 

Conformément à la Vision 2030 du Royaume en matière de développement durable et d’amélioration de la qualité de vie, un parking souterrain avec des milliers de places sera construit pour accueillir les visiteurs locaux et internationaux. Ceux-ci auront l’occasion d’explorer Wadi Hanifa et Boujairi. Ils pourront également profiter des nombreux sentiers de randonnée, des grandes tables de pique-nique et des aires de rassemblement familial. 

«Nous constatons un grand enthousiasme de la communauté internationale à l’idée de visiter le Royaume. Nous délivrions 55 000 visas par semaine avant la pandémie, grâce au leadership de son excellence Ahmed al-Khatib et du ministère du Tourisme», a précisé M. Inzerillo. 

Pour célébrer la Fête nationale saoudienne, Arab News, en partenariat avec la DGDA, a réalisé une édition souvenir spéciale du journal qui sera imprimée dans tout le Royaume et au-delà. Arab News lancera également une enquête numérique et interactive intitulée Diriyah: passé, présent et futur. Cette enquête inclura des fichiers multimédias, des cartes interactives et des frises chronologiques, ainsi que des entretiens et des vidéos exclusifs. 

«Chaque année, à l’occasion de la Fête nationale, Arab News cherche à se démarquer en mettant en lumière, grâce à sa couverture spéciale, différents aspects de l’histoire, du patrimoine, des espoirs et des aspirations de l’Arabie saoudite. Cette année, nous sommes très fiers du travail remarquable accompli par notre équipe pour enfin raconter l’histoire époustouflante du lieu de naissance du Royaume», a déclaré Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d’Arab News. 

«Il ne fait aucun doute que Diriyah incarne ce qu’est la Vision 2030 du Royaume: s’ouvrir au monde, tout en préservant notre patrimoine. Nous invitons les lecteurs à consulter notre couverture pour comprendre pourquoi il n’y a qu’un seul Diriyah», a-t-il conclu. 

L’enquête Diriyah: passé, présent et futur réalisée par Arab News est disponible en anglais, en français et en japonais sur le lien suivant: www.arabnews.fr/Diriyah 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.