Crise au Liban: nouvelle hausse des prix du carburant et chute des subventions

Les importateurs de carburant et propriétaires des stations disent être à cours de stocks. Pourtant, les autorités les accusent de dissimuler une partie de leur carburant pour vendre l'essence à un prix élevé lors de la levée des subventions. (AFP)
Les importateurs de carburant et propriétaires des stations disent être à cours de stocks. Pourtant, les autorités les accusent de dissimuler une partie de leur carburant pour vendre l'essence à un prix élevé lors de la levée des subventions. (AFP)
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Publié le Mercredi 22 septembre 2021

Crise au Liban: nouvelle hausse des prix du carburant et chute des subventions

  • Ces derniers mois, l'Etat a graduellement augmenté les prix du carburant car la Banque centrale ne parvient plus à importer
  • Pour une voiture moyenne, une famille libanaise devra désormais déverser environ 675 000 livres libanaises, soit l'équivalent du salaire minimum

BEYROUTH: Le Liban a augmenté le prix des carburants mercredi, pour la seconde fois en moins d'une semaine alors que l'Etat en faillite ne parvient plus à subventionner le pétrole, a annoncé le ministère de l'Energie. 


Englué dans la pire crise financière de son histoire, à court de devises étrangères et en défaut de paiement sur sa dette colossale depuis l'an dernier, le Liban peine à importer des produits de base, et notamment du carburant.


Ces derniers mois, l'Etat a graduellement augmenté les prix du carburant car la Banque centrale ne parvient plus à importer.  


La dernière hausse des prix, qui devrait être suivie de nouvelles augmentations dans les semaines à venir, est largement considérée comme un prélude à une levée définitive des subventions de carburant par le gouvernement.


Désormais, 20 litres d'essence sans plomb 95 coûte 202 400 livres libanaises (environ 11 euros sur le taux de change du marché noir) contre 174 000 la semaine dernière, d'après la liste publiée par le ministère de l'Energie.


Depuis fin juin, le prix du carburant à plus que triplé au Liban dans un contexte de rationnement sévère. Ces derniers mois, de nombreuses stations-service ont fermé et des files d'attente interminables se forment chaque jour devant celles toujours ouvertes.


Pour une voiture moyenne, une famille libanaise devra désormais déverser environ 675 000 livres libanaises, soit l'équivalent du salaire minimum dans ce pays où 78% de la population vit sous le seuil de pauvreté, d'après l'ONU. 


Selon George al-Brax, un membre du syndicat des propriétaires de stations-service, cette hausse des prix n'est pas la "dernière". Les prix vont bientôt augmenter à nouveau, a-t-il assuré à un média local. 


D'après lui, l’arrêt définitif des subventions sur le carburant ne voudra pas dire la fin des longues files d'attente devant les stations. 


Les importateurs de carburant et propriétaires des stations disent être à cours de stocks. Pourtant, les autorités les accusent de dissimuler une partie de leur carburant pour vendre l'essence à un prix élevé lors de la levée des subventions. 


Pour le nouveau Premier ministre Najib Mikati, qui a formé récemment un gouvernement à l'issue de 13 mois d'interminables tractations politiques, 74% de plus de 10 milliard de dollars (environ 8,5 milliards d'euros) dépensés sur les subventions ont été "détournés par les commerçants", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision CNN. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.