Le vice-ministre saoudien de la Défense et l’envoyé américain au Yémen discutent de l’initiative de paix

Le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, reçoit l’envoyé américain au Yémen, Tim Lenderking, à Riyad (Photo/Twitter/kbsalsaud)
Le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, reçoit l’envoyé américain au Yémen, Tim Lenderking, à Riyad (Photo/Twitter/kbsalsaud)
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Publié le Mercredi 22 septembre 2021

Le vice-ministre saoudien de la Défense et l’envoyé américain au Yémen discutent de l’initiative de paix

Le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, reçoit l’envoyé américain au Yémen, Tim Lenderking, à Riyad (Photo/Twitter/kbsalsaud)
  • M. Lenderking a également rencontré le ministre d’État saoudien aux Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, et le président du Parlement yéménite, Sultan al-Barakania
  • Le prince Khalid et M. Lenderking ont fait le point sur les derniers développements au Yémen

RIYAD: Le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a discuté mercredi de l’initiative de paix du Royaume pour le Yémen avec l’envoyé américain, Tim Lenderking. 

Mardi, au cours de sa visite à Riyad, M. Lenderking a également rencontré le ministre d’État saoudien aux Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, et le président du Parlement yéménite, Sultan al-Barakani. 

«Je me suis entretenu avec l’envoyé américain au Yémen, Tim Lenderking, afin de faire le point sur les derniers développements au Yémen et de discuter des efforts mutuels pour soutenir l’initiative de paix saoudienne et des efforts des Nations unies pour parvenir à une résolution politique qui assure la sécurité et la stabilité du peuple yéménite et de la région», écrit le prince Khalid sur Twitter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Objectif zéro carbone pour l’Arabie saoudite, annonce Mohammed ben Salmane

(AN)
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  • L’Arabie saoudite vise une réduction de ses émissions de carbone de 278 millions de tonnes par an d'ici 2030, a déclaré le prince héritier, soulignant que l'économie circulaire du carbone -basée sur le zéro déchet- aidera le royaume à y parvenir
  • Le prince héritier a par ailleurs annoncé que le Royaume planterait 450 millions d'arbres et réhabiliterait 8 millions d'hectares de terres dégradées d'ici 2030

RIYAD : Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a déclaré que le Royaume visait à atteindre la neutralité carbone nette d'ici 2060, lors d'un discours prononcé samedi à l’ouverture du forum de l'Initiative verte saoudienne (Green initiative) à Riyad.

Le prince héritier a déclaré que l'Arabie saoudite vise à réduire ses émissions de carbone de 278 millions de tonnes par an d'ici 2030. L'adoption de l'économie circulaire du carbone – basée sur le zéro déchet – aidera le royaume à atteindre cet objectif.

Le Royaume se joindra également au Global Methane Pledge pour contribuer à réduire les émissions mondiales de méthane de 30 % d'ici 2030, dans le cadre de son engagement à offrir un avenir plus propre et plus vert.

Le prince héritier a déclaré que le Royaume planterait 450 millions d'arbres et réhabiliterait 8 millions d'hectares de terres dégradées d'ici 2030, réduisant ainsi 200 millions de tonnes d'émissions de carbone et d'autres initiatives seront annoncées dans les années à venir.

Pour amplifier davantage sa protection des environnements terrestres, marins et côtiers, le prince héritier a annoncé que l'Arabie saoudite rejoignait la Global Ocean Alliance, créant la Ocean Exploration Foundation. Le prince héritier a par ailleurs annoncé un certain nombre d'initiatives, notamment la création d’un Centre mondial pour la durabilité du tourisme.

Il a ajouté que cette première série d'initiatives représente un investissement plus de 700 milliards de rials saoudiens en contribution à la croissance de l'économie verte.

Le prince héritier a déclaré : « L'Initiative verte saoudienne offrira d'énormes opportunités d'investissement au secteur privé, des opportunités d'emploi de qualité pour la prochaine génération de dirigeants du Royaume et des relations internationales renforcées qui auront un impact positif sur la région et le monde.


Liban: deux ans après la contestation, l'opposition mise sur les législatives

Dans cette photo d'archive prise le 10 novembre 2019, des manifestants libanais brandissent des drapeaux nationaux lors des manifestations antigouvernementales en cours au cœur de Beyrouth. Deux ans après qu'un mouvement de protestation aujourd'hui disparu a secoué le Liban, les militants de l'opposition espèrent que les sondages parlementaires remettront en cause la mainmise de l'élite dirigeante sur le pays. (Anwar Amro / AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 10 novembre 2019, des manifestants libanais brandissent des drapeaux nationaux lors des manifestations antigouvernementales en cours au cœur de Beyrouth. Deux ans après qu'un mouvement de protestation aujourd'hui disparu a secoué le Liban, les militants de l'opposition espèrent que les sondages parlementaires remettront en cause la mainmise de l'élite dirigeante sur le pays. (Anwar Amro / AFP)
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  • Le 17 octobre 2019, des centaines de milliers de Libanais étaient descendus dans les rues pour réclamer le départ des dirigeants en place depuis la fin de la guerre civile en 1990
  • Au lieu de l'affaiblir, la crise a par ailleurs renforcé le clientélisme, les partis traditionnels distribuant des aides en tous genres à leurs partisans

BEYROUTH, Liban : Deux ans après un mouvement de contestation inédit au Liban, les militants de l'opposition espèrent que les législatives du printemps prochain pourront ébranler la classe politique traditionnelle, même s'ils reconnaissent que les chances d'un changement notable sont minces.

Le 17 octobre 2019, des centaines de milliers de Libanais étaient descendus dans les rues pour réclamer le départ des dirigeants en place depuis la fin de la guerre civile en 1990, accusés d'incompétence et de corruption.

Mais les manifestations monstres se sont progressivement estompées sur fond de répression musclée, de crise économique sans précédent, aggravée par la pandémie de Covid-19, et après l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth l'an dernier.

Pour sa part, la classe dirigeante reste soudée malgré ses divergences, notamment pour faire obstacle à l'enquête sur l'explosion qui a fait plus de 200 morts et dévasté des quartiers entiers de la capitale.

Le 14 octobre, le puissant mouvement chiite Hezbollah a fait défiler ses partisans et ceux de son allié, le mouvement Amal, au coeur de Beyrouth pour réclamer le remplacement du juge chargé de l'enquête. Des manifestants ont soudainement essuyé des tirs, déclenchant des violences qui ont fait sept morts.

- Unifier les groupes de l'opposition -

"Nous avons tout essayé face à cette classe politique: les manifestations, les sit-in, la poursuite des ministres et des députés dans les cafés et les restaurants, les blocages de route...Rien n'y fait", affirme à l'AFP Firas Hamdane.

Cet avocat, défenseur de militants arrêtés lors des protestations, a eu le coeur transpercé par une balle lors de la répression d'une manifestation au lendemain de l'explosion au port le 4 août 2020.

Pour lui, "les élections législatives constitueront une étape très importante dans la confrontation" entre "ceux qui veulent édifier un État" et une classe politique "formée de voleurs et d'assassins qui ne connaissent que le langage des armes, de la destruction et du sang".

La contestation a donné naissance à une multitude de mouvements et de partis embryonnaires, ralliant également des partis traditionnels qui se sont désolidarisés de la classe au pouvoir, comme le parti Kataëb, dont trois députés ont démissionné à la suite de l'explosion au port.

Même si tous appellent à un changement politique, ces groupes ne sont pas d'accord sur le moyen d'y parvenir, et divergent sur plusieurs questions fondamentales, comme celle des armes du Hezbollah pro-iranien.

Zeina Helou, membre du bureau politique d'un groupe nouvellement créé par des militants, Lana (Pour nous), estime qu'il est nécessaire d'entamer une nouvelle étape visant à unifier les groupes de l'opposition en vue des élections.

Elle explique que les législatives prévues au printemps 2022 constitueront "une nouvelle bataille dans la guerre ouverte" contre le pouvoir.

"La confrontation sera difficile", reconnaît la militante, et "ne se déroulera pas à armes égales", l'opposition ne disposant pas des moyens matériels et logistiques du pouvoir qui profite également d'une loi électorale taillée sur mesure.

Certains reprochent toutefois aux groupes de l'opposition leur manque de coordination et de mobilisation en vue des élections.

- Fatigue sociale -

Depuis l'automne 2019, les Libanais sont soumis à des restrictions bancaires draconiennes qui les empêchent d'avoir librement accès à leur argent, tandis que la monnaie locale a perdu plus de 90% de sa valeur par rapport au dollar sur le marché noir. Près de 80% de la population vit désormais dans la pauvreté sur fond d'une inflation galopante et de graves pénuries de médicaments, de carburant et de courant.

Au lieu de l'affaiblir, la crise a par ailleurs renforcé le clientélisme, les partis traditionnels distribuant des aides en tous genres à leurs partisans.

La chute libre de l'économie, l'insécurité et l'effondrement des services publics de base ont aussi poussé un grand nombre de familles et de jeunes à l'émigration.

Pour Hilal Khachan, professeur de sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth, "les gens vivent une période de fatigue sociale et ont compris que le changement ne viendrait pas facilement" alors que le pouvoir "reste solide".

Et la chercheuse et professeure Rima Majed renchérit: tant que le pays est aux mains de "ceux qui détiennent les armes, l'argent et les milices, ceux qui pensent que les élections changeront le système se trompent".


Le Pentagone annonce avoir tué un dirigeant d'Al-Qaïda en Syrie

Le dirigeant d'Al-Qaïda a été tué dans une frappe d'un drone "MQ-9", surnommé "Reaper" ("la faucheuse" en anglais). (Photo, AFP)
Le dirigeant d'Al-Qaïda a été tué dans une frappe d'un drone "MQ-9", surnommé "Reaper" ("la faucheuse" en anglais). (Photo, AFP)
Le "Reaper" peut être armé de plusieurs munitions air-sol. (Photo, AFP)
Le "Reaper" peut être armé de plusieurs munitions air-sol. (Photo, AFP)
Equipé d'un radar et d'une caméra infrarouge, il transmet en direct les images et les coordonnées de la cible. (Photo, AFP)
Equipé d'un radar et d'une caméra infrarouge, il transmet en direct les images et les coordonnées de la cible. (Photo, AFP)
Vers les "pilotes" installés confortablement dans le quartier général du Centcom en... Floride. (Photo, AFP)
Vers les "pilotes" installés confortablement dans le quartier général du Centcom en... Floride. (Photo, AFP)
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  • La frappe a été menée par un drone MQ-9 armé, a précisé le Centcom. Elle intervient deux jours après l'attaque contre une base du sud syrien utilisée par la coalition anti-EI menée par les USA
  • «Son élimination affectera la capacité d'Al-Qaïda à planifier et mener des attentats contre des citoyens américains, nos partenaires et des civils innocents»

WASHINGTON : L'armée américaine a annoncé vendredi avoir tué un dirigeant d'Al-Qaïda dans une frappe de drone en Syrie, deux jours après l'attaque contre une base du sud syrien utilisée par la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis.


"Une frappe aérienne américaine menée aujourd'hui dans le nord-ouest de la Syrie a tué le haut dirigeant d'Al-Qaïda Abdul Hamid al-Matar", a indiqué le commandant John Rigsbee, un porte-parole du commandement central de l'armée américaine (Centcom) dans un communiqué.


La frappe a été menée dans la région de Soulouk, dans le nord de la Syrie sous contrôle turc.


"Nous n'avons constaté aucun signe de victimes civiles à la suite de la frappe, qui a été menée par un drone MQ-9", a-t-il précisé en référence au drone armé surnommé "Reaper" ("la faucheuse" en anglais).


Le porte-parole n'a pas précisé si la frappe avait été menée en représailles après l'attaque de mercredi contre la base d'al-Tanf, utilisée par la coalition antijihadiste près des frontières syriennes avec la Jordanie et l'Irak, qui n'a pas fait de victime.


Selon Centcom, cette attaque "délibérée et coordonnée" avait été menée avec des drones et des tirs d'artillerie.


"Al-Qaïda continue de représenter une menace pour les Etats-Unis et nos alliés", a-t-il simplement indiqué. Le groupe "utilise la Syrie comme une base de repli pour se reconstituer, se coordonner avec ses affiliés et planifier des opérations à l'étranger".


"L'élimination de ce haut dirigeant d'Al-Qaïda affectera la capacité de l'organisation terroriste à planifier et mener des attentats contre des citoyens américains, nos partenaires et des civils innocents", a-t-il ajouté.


Le Pentagone avait éliminé fin septembre un autre "haut dirigeant d'Al-Qaïda" en Syrie, Salim Abou-Ahmad, lors d'une frappe aérienne près d'Idleb, dans le nord-ouest du pays. 


Il était "responsable de la planification, du financement et de l'approbation d'attentats trans-régionaux" perpétrés par l'organisation jihadiste, selon Centcom.


Quelque 900 soldats américains restent déployés dans le nord-est syrien, où ils continuent de coopérer avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), et sur la base d'al-Tanf dans le sud, aux confins de l'Irak et la Jordanie.