Au Yémen, des spéléologues explorent le mystérieux «puits de l'enfer»

Une photo prise par l'équipe d'exploration de la grotte d'Oman le 15 septembre 2021, montre un rayon de soleil éclairant le puits de Barhout, un gouffre connu sous le nom de "puits de l'enfer" dans le désert de la province d'Al-Mahra au Yémen. (Photo, AFP)
Une photo prise par l'équipe d'exploration de la grotte d'Oman le 15 septembre 2021, montre un rayon de soleil éclairant le puits de Barhout, un gouffre connu sous le nom de "puits de l'enfer" dans le désert de la province d'Al-Mahra au Yémen. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 septembre 2021

Au Yémen, des spéléologues explorent le mystérieux «puits de l'enfer»

  • Dans le désert de la province orientale d'Al-Mahra, un trou rond et sombre de 30 mètres fait office d'entrée vers une caverne d'environ 112 mètres
  • A l'intérieur, l'équipe venue du sultanat d'Oman, le pays voisin, y a trouvé des serpents, des animaux morts et des perles de caverne grises et vertes formées par des gouttes d'eau

DUBAÏ : Il est surnommé le "puits de l'enfer" : une équipe de spéléologues omanais tente de percer les mystères du légendaire puits de Barhout au Yémen, une merveille naturelle et une source de frayeur parmi la population qui y voit une prison pour démons.

Dans le désert de la province orientale d'Al-Mahra, un trou rond et sombre de 30 mètres fait office d'entrée vers une caverne d'environ 112 mètres. 

A l'intérieur, l'équipe venue du sultanat d'Oman, le pays voisin, y a trouvé des serpents, des animaux morts et des perles de caverne grises et vertes formées par des gouttes d'eau. 

Une photo prise par l'équipe d'exploration de grottes d'Oman le 15 septembre 2021, montre les spéléologues de l'équipe se préparant à descendre en rappel le puits de Barhout, un gouffre connu sous le nom de "puits de l'enfer" dans le désert de la province d'Al-Mahra au Yémen
Une photo prise par l'équipe d'exploration de grottes d'Oman le 15 septembre 2021, montre les spéléologues de l'équipe se préparant à descendre en rappel le puits de Barhout, un gouffre connu sous le nom de "puits de l'enfer" dans le désert de la province d'Al-Mahra au Yémen. (Photo, AFP)

Mais aucun signe de surnaturel ni d'odeur particulière au-delà de celle d'oiseaux morts, selon le chef de cette équipe de huit spéléologues qui dit avoir été motivée par la "passion".

"Il y avait des serpents, mais ils ne vous feront rien si vous ne les dérangez pas", raconte à l'AFP Mohammed al-Kindi, également professeur de géologie à l'Université allemande de technologie d'Oman.

"Nous avons senti que ce projet allait révéler une nouvelle merveille et une partie de l'histoire du Yémen", confie le jeune homme, qui possède par ailleurs une société de conseil en exploitation minière et pétrolière.

"Nous avons recueilli des échantillons d'eau, de roches, de sol et de quelques animaux morts, mais nous devons encore les faire analyser", précise-t-il, ajoutant qu'un rapport sera bientôt publié.

Une photo prise par l'équipe d'exploration de grottes d'Oman le 15 septembre 2021, montre l'un des spéléologues de l'équipe debout près d'une stalagmite au fond du puits de Barhout, un gouffre connu sous le nom de "puits de l'enfer" dans le désert d'Al au Yémen -Province de Mahra
Une photo prise par l'équipe d'exploration de grottes d'Oman le 15 septembre 2021, montre l'un des spéléologues de l'équipe debout près d'une stalagmite au fond du puits de Barhout, un gouffre connu sous le nom de "puits de l'enfer" dans le désert d'Al au Yémen -Province de Mahra. (Photo, AFP)

Des responsables yéménites avaient assuré en juin à l'AFP qu'ils ignoraient ce que contenait cette fosse qu'ils estiment vieille de "millions" d'années. Selon eux, les autorités de ce pays très pauvre et en guerre n'ont jamais atteint le fond du "puits".

"Nous sommes allés visiter la zone et sommes entrés dans le puits. Nous avons atteint plus de 50-60 mètres de profondeur et remarqué des choses étranges à l'intérieur", avait alors expliqué Salah Babhair, directeur général de l'autorité locale chargée de l'étude géologique et des ressources minérales.

"C'est très mystérieux", avait insisté le responsable.

Au fil des siècles, des rumeurs et légendes se sont transmises de génération en génération au sujet d'esprits maléfiques connus sous le nom de "djinns" vivant dans ce "puits de l'enfer".

La plupart des habitants de la région évitent de passer près du vaste trou ou même d'en parler, par crainte de malchance. 


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.

 

 


Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient

Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
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  • Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran
  • Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation

TEHERAN: Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois.

Leur porte-parole a affirmé dans un communiqué sur X que les Houthis avaient lancé "des missiles de croisière et des drones" en direction de "plusieurs objectifs vitaux et militaires" en Israël.

Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.

Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation: le groupe avait mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

En parallèle, l'Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël et à travers le Golfe.

Le port omanais de Salalah, situé à l'extérieur du détroit d'Ormuz sur la mer d'Arabie, a été évacué après une attaque de drones. Ses opérations ont été suspendues pour 48 heures, d'après l'armateur danois Maersk.

Universités américaines menacées 

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé tôt dimanche de frapper les universités américaines dans la région, après avoir fait état de deux universités en Iran endommagées par des frappes américano-israéliennes.

"Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi", ont déclaré les Gardiens de la Révolution dans un communiqué publié par des médias iraniens.

De nombreuses universités américaines possèdent des campus dans les pays du Golfe, comme l'université Texas A&M, implantée au Qatar, ou encore la New York University, aux Emirats arabes unis.

Les Etats-Unis avaient condamné avant cela "avec la plus grande fermeté" les attaques "perpétrées en Irak par les milices terroristes agissant pour le compte de l'Iran", et notamment celle "contre la résidence privée du président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani".

Des attaques qui ont notamment pris pour cible l'ambassade américaine à Bagdad.

A Téhéran, de nouvelles explosions ont été entendues dans la soirée de samedi par des journalistes de l'AFP, dans la partie est de la capitale, déjà lourdement bombardée la nuit d'avant.

Préparatifs du Pentagone 

Les efforts diplomatiques se multiplient ces derniers jours pour tenter de mettre fin à la guerre, et des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens doivent se réunir dimanche et lundi à Islamabad pour des "discussions approfondies".

Les spéculations vont bon train cependant sur le déploiement de troupes américaines sur le territoire iranien.

Selon le Washington Post, qui cite samedi soir des responsables américains, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran.

De telles opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion à grande échelle de l'Iran, ont souligné les responsables américains sous couvert de l'anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d'autres soldats.

Selon le Washington Post, il n'était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.

L'armée américaine a annoncé samedi l'arrivée au Moyen-Orient du Tripoli, un navire d'assaut amphibie à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

Et ces derniers jours, plusieurs médias américains ont rapporté que Donald Trump envisageait d'envoyer prochainement au moins 10.000 militaires au Moyen-Orient.

Lourd tribut des civils 

Un mois après le début de la guerre, les civils continuent de payer un lourd tribut.

En Iran, d'après les médias samedi, au moins 12 personnes ont été tuées par des frappes américano-israéliennes dans la nuit dans différentes régions d'Iran.

Onze personnes ont été blessées samedi par des éclats lors de l'impact d'un missile iranien dans le centre d'Israël, ont annoncé les secours et l'armée.

La situation empire aussi au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.

Trois journalistes libanais ont été tués samedi par une frappe sur leur véhicule dans le sud du Liban, Israël affirmant avoir visé un membre d'une unité d'élite du Hezbollah.

Depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts selon des sources officielles et un million de déplacés dans ce pays.