Fermeture de stations-essence au Royaume-Uni à cause des problèmes de livraison

Des oies traversent le parvis d'une station-service à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, le 18 octobre 2016. (Anthony Devlin/AFP)
Des oies traversent le parvis d'une station-service à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, le 18 octobre 2016. (Anthony Devlin/AFP)
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Publié le Vendredi 24 septembre 2021

Fermeture de stations-essence au Royaume-Uni à cause des problèmes de livraison

  • Ces problèmes d'approvisionnement sont dus notamment à la pandémie, qui a incité nombre de chauffeurs-routiers, en grande partie étrangers, à rentrer dans leur pays
  • Pour éviter des achats de panique dans les stations d'essence, le gouvernement britannique tente de rassurer en assurant qu'il n'y a «pas de pénurie de carburant au Royaume-Uni» et en appelant les gens à «acheter du carburant normalement»

LONDRES, Royaume-Uni : Des stations-essence gérées par le britannique BP et son rival américain ExxonMobil ont fermé au Royaume-Uni à cause de pénuries de carburant dans la foulée des problèmes de livraisons dans le pays occasionnés par le manque de chauffeurs routiers.

Le géant des hydrocarbures BP a indiqué jeudi qu'«un petit nombre» de ses stations-essence au Royaume-Uni avaient «fermé temporairement à cause de pénuries de carburant sans plomb et diésel».

Dans un communiqué, le groupe admet «subir des problèmes d'approvisionnement en essence dans certains sites de vente au Royaume-Uni», causés par «des retards de livraison à cause des manques de chauffeurs de camions à travers le Royaume-Uni».

De son côté, le géant américain ExxonMobil, propriétaire des stations Esso, a dit qu'un «petit nombre» de ses 200 stations dans les supermarchés Tesco étaient également touchés par ce problème, d'après l'agence PA.

Ces problèmes d'approvisionnement sont dus notamment à la pandémie, qui a incité nombre de chauffeurs-routiers, en grande partie étrangers, à rentrer dans leur pays, tandis que les centres de formation pour les nouveaux chauffeurs sont restés fermés pendant des mois.

Parallèlement, l'arrivée de nouveaux chauffeurs originaires de l'Union européenne est compliquée par le Brexit, avec des formalités d'immigrations bien plus complexes.

BP dit travailler à la résolution de ces difficultés et donner la «priorité aux stations service sur les autoroutes, aux grandes axes routiers et aux sites à la plus forte demande».

Pour éviter des achats de panique dans les stations d'essence, le gouvernement britannique tente de rassurer en assurant qu'il n'y a «pas de pénurie de carburant au Royaume-Uni» et en appelant les gens à «acheter du carburant normalement».

«Nous reconnaissons les difficultés auxquelles fait face le secteur (logistique) et avons pris des mesures pour augmenter la disponibilité des chauffeurs de poids lourds, en facilitant les procédures pour les nouveaux chauffeurs et en augmentant le nombre de tests de permis de conduire», détaille une porte-parole du gouvernement.

Pénuries de carburant: le gouvernement britannique tente de rassurer

Après les supermarchés, les stations-service touchées: le gouvernement britannique s'est efforcé vendredi de rassurer face aux problèmes de livraisons de carburants, causés par un manque de chauffeurs routiers aux conséquences de plus en plus visibles au quotidien.

Les images de pompes à essence fermées et d'automobilistes faisant la queue pour faire le plein de peur de manquer d'essence ont apporté une illustration choc des difficultés d'approvisionnements subies par les Britanniques sous l'effet de la pandémie et du Brexit.

«Nous rencontrons des problèmes d'approvisionnement en carburant sur certains de nos sites de vente au détail au Royaume-Uni et, malheureusement, nous avons vu une poignée de sites fermer temporairement en raison d'un manque d'essence sans plomb et diesel», a indiqué une porte-parole du groupe britannique BP.

«Nous privilégions les livraisons sur les aires d'autoroutes, les grands axes routiers et les sites les plus sollicités et cherchons à minimiser la durée des ruptures de stock», a-t-il ajouté.

Selon une source proche de l'entreprise, le nombre de stations-essence affectées par des pénuries est de l'ordre de quelques dizaines.

Sur environ 1.200 stations-service gérées par BP, «cinq ont dû fermer» jeudi, a relativisé le ministre des Transports Grant Shapps sur Sky News, soulignant qu' «aucun autre détaillant» n'a rapporté de fermeture.

Le géant américain ExxonMobil, propriétaire des stations Esso, avait indiqué jeudi qu'un «petit nombre» de ses 200 stations dans les supermarchés Tesco étaient touchées par ce problème.

Face aux craintes de pénuries d'essence, Grant Shapps a appelé les automobilistes à «agir comme d'habitude» et à ne pas procéder à des achats massifs sous l'effet de la panique, susceptibles d'aggraver la situation.

- 100.000 chauffeurs manquant -

L'association de transporteurs RHA (Road Haulage Association) estime que le Royaume-Uni a besoin d'environ 100.000 chauffeurs routiers supplémentaires, un manque qui a créé des problèmes d'approvisionnements croissants ces dernières semaines y compris dans les supermarchés.

La pandémie, qui s'est traduite par la fermeture pendant des mois de centres de formation des nouveaux chauffeurs, est la «principale cause» du manque de conducteurs, un problème qui touche d'autres pays, a affirmé Grant Shapps.

A cela s'ajoutent «des problèmes à plus long terme» a-t-il poursuivi, soulignant que c'était un «travail difficile et jusqu'à présent sous payé».

Pour attirer davantage de candidats, il a encouragé une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail dans ce secteur.

La pandémie a aussi incité nombre de chauffeurs routiers, en grande partie étrangers, à rentrer dans leur pays et le Brexit a compliqué l'arrivée de nouveaux chauffeurs originaires de l'Union européenne en raison de formalités d'immigration bien plus complexes.

Pour le ministre des Transports, les gens ont «tort» d'attribuer l'origine des problèmes à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il a argué que le «Brexit avait en réalité fourni une part de la solution».

«Grâce au Brexit, j'ai pu changer la loi et modifier la façon dont les tests de conduite fonctionnent d'une manière que je n'aurais pas pu faire si nous faisions encore partie de l'UE», a affirmé Grant Shapps.

Le gouvernement avait annoncé le mois dernier changer les règles pour accélérer la formation des chauffeurs routiers.

La Fédération de l'industrie du pétrole du Royaume-Uni (UKPIA) s'est aussi voulu rassurante, affirmant que «la chaîne d'approvisionnement en carburant est résiliente et (que) le carburant arrive actuellement à la grande majorité des consommateurs».

Le député travailliste David Lammy a averti le gouvernement qu'il s'exposait à «un hiver de mécontentement» avec des pénuries de personnel, d'approvisionnement et de qualifications


« Marché stratégique » : PepsiCo souligne le rôle de l’Arabie saoudite dans sa croissance mondiale

Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
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  • PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché stratégique majeur, avec des investissements continus et un fort alignement sur la Vision 2030
  • L’entreprise accélère l’innovation (IA, R&D, produits sans sucre) pour répondre à l’évolution des consommateurs et renforcer sa croissance régionale

RIYAD : PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché « stratégique » offrant des opportunités croissantes d’investissement et d’innovation, alors que le Royaume demeure une cible clé pour l’entreprise.

La société affirme s’être étroitement alignée sur les objectifs à long terme du Royaume, en s’appuyant sur une présence qui s’étend sur près de sept décennies.

« Nous opérons dans le Royaume depuis presque 70 ans », a déclaré Eugene Willemsen, PDG des boissons internationales chez PepsiCo, à Arab News. « Nous avons immédiatement adopté la Vision 2030 dès son lancement et avons clairement indiqué que nous voulions en faire partie, mais aussi y contribuer activement. »

Il a souligné plusieurs domaines dans lesquels PepsiCo a élargi son rôle, notamment en renforçant l’intégration des talents saoudiens et féminins, en faisant évoluer son portefeuille de produits et en soutenant des initiatives favorisant des modes de vie plus actifs.

« Nous nous voyons comme un contributeur à la Vision 2030… et nous nous réjouissons de continuer à le faire avec l’ensemble de nos activités en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. 

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Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Riyad. (Fourni)

L’Arabie saoudite est l’un des marchés les plus importants de PepsiCo à l’échelle mondiale, soutenu par de solides capacités locales et des partenariats de longue date.

« C’est un marché très important pour PepsiCo. C’est un marché stratégique pour nous », a déclaré Willemsen. « Nous disposons de capacités très solides et avancées en marketing, dans les domaines commerciaux et dans la chaîne d’approvisionnement, que nous pouvons exploiter à l’échelle de notre réseau international. »

Il a également mis en avant le rôle des partenaires d’embouteillage locaux, évoquant des relations « qui remontent à plusieurs décennies » et offrant des « capacités exceptionnelles » au bénéfice de l’ensemble du système PepsiCo.

L’entreprise emploie environ 9 000 personnes dans ses opérations en Arabie saoudite et a continué d’étendre sa présence locale. Parmi les investissements récents figure un nouveau centre de recherche et développement dans le quartier financier King Abdullah à Riyad, développé en collaboration avec son activité snacks.

« Il s’agit d’un investissement d’environ 30 millions de riyals saoudiens (8 millions de dollars) », a précisé Willemsen, ajoutant que ce centre vise à développer des produits adaptés aux besoins locaux et potentiellement intégrant des cultures locales, avec des applications pouvant s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

L’évolution des préférences des consommateurs influence également la stratégie de PepsiCo dans le Royaume, notamment avec une demande croissante pour des options plus saines.

« Nous avons fortement mis l’accent sur les offres sans sucre ici en Arabie saoudite, et nous avons observé un changement significatif vers le zéro sucre », a-t-il expliqué. « Les consommateurs, tous âges et profils confondus, recherchent des options permettant de réduire leur consommation de sucre. »

Parallèlement, l’hydratation est une priorité majeure, notamment en raison du climat du Royaume. Willemsen a évoqué des opportunités d’élargir les produits contenant des électrolytes, destinés aussi bien aux consommateurs actifs qu’à un usage quotidien.

PepsiCo intensifie également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses opérations, de l’agriculture au développement de produits.

« Nous voulons être parmi les leaders dans l’adoption de l’IA dans le secteur des biens de consommation », a déclaré Willemsen. « L’IA permet de tester et valider des concepts beaucoup plus rapidement, de développer des produits plus vite et de les lancer plus rapidement sur le marché. »

Il a précisé que l’IA est utilisée dans les opérations agricoles mondiales de l’entreprise pour aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation de l’eau, l’application d’engrais et les rendements.

Concernant les chaînes d’approvisionnement, Willemsen a indiqué que l’entreprise se concentre sur le renforcement de la résilience locale face à la volatilité mondiale.

« Notre objectif à travers le monde est de créer des chaînes d’approvisionnement aussi locales que possible », a-t-il déclaré. « Nous avons développé une grande résilience et agilité pour faire face à différents scénarios. »

Malgré l’incertitude mondiale, il s’est dit confiant quant aux perspectives à long terme du marché saoudien.

« Le marché saoudien est en lui-même très résilient », a-t-il affirmé. « Parce qu’il évolue rapidement, il continue d’offrir des opportunités d’innovation et de réponse aux besoins changeants des consommateurs. »

Il a ajouté : « Il existe une forte résilience intrinsèque en Arabie saoudite, ce qui nous donne confiance dans le fait que ce pays continuera à croître et à prospérer. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
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  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.