Crise des sous-marins: premiers pas vers l'apaisement entre Paris et Londres

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron participent à une réunion bilatérale lors du sommet du G7 à Carbis Bay, Cornwall, le 12 juin 2021. (Photo, AFP)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron participent à une réunion bilatérale lors du sommet du G7 à Carbis Bay, Cornwall, le 12 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 24 septembre 2021

Crise des sous-marins: premiers pas vers l'apaisement entre Paris et Londres

  • Le chef du gouvernement britannique et le président français «ont réaffirmé l'importance de la relation entre la France et le Royaume-Uni»
  • L'Elysée a assuré que Boris Johnson avait exprimé «son intention de rétablir une coopération entre la France et le Royaume-Uni, conforme à nos valeurs et à nos intérêts communs»

 LONDRES: Après 10 jours de tensions, Boris Johnson a tendu vendredi la main à Emmanuel Macron, lui assurant vouloir coopérer malgré le froid provoqué par la crise des sous-marins, dernier épisode d'une série de contentieux entre Londres et Paris.

Lors d'un entretien téléphonique, qui s'est tenu dans la matinée à la demande de Londres, le chef du gouvernement britannique et le président français "ont réaffirmé l'importance de la relation entre la France et le Royaume-Uni et sont convenus de continuer à travailler en étroite collaboration partout dans le monde", selon Downing Street.

Insistant sur le fait que l'initiative venait de Londres, l'Elysée a assuré que Boris Johnson avait exprimé "son intention de rétablir une coopération entre la France et le Royaume-Uni, conforme à nos valeurs et à nos intérêts communs (climat, Indo-Pacifique, lutte contre le terrorisme)".

"Le président lui a répondu qu’il attendait ses propositions", a poursuivi sèchement la même source.

Ce coup de fil vise à recoller les morceaux après l'annonce le 15 septembre d'un partenariat stratégique entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, qui s'est soldé par l'annulation d'un mégacontrat de sous-marins français à Canberra.

La diplomatie française avait vivement réagi à cette nouvelle et rappelé ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie. 

Elle n'en avait pas fait de même avec l'ambassadrice française à Londres, considérant que le Royaume-Uni avait joué le rôle de "cinquième roue du carrosse". Mais la France avait tout de même marqué son mécontentement envers son allié britannique en annulant une rencontre bilatérale cette semaine entre la ministre française des Armées Florence Parly et son homologue Ben Wallace.

"L'annonce de l'alliance AUKUS a été un choc", a rappelé vendredi Florence Parly, en marge d'une rencontre à Stockholm avec certains de ses homologues, dont un représentant britannique. "Nous attendons des éclaircissements" de la part "d'un allié et d'un pays européen".

Crise migratoire

Boris Johnson avait exprimé en début de semaine son impatience face aux bouderies de son allié français, lui demandant en franglais de se ressaisir et de lui "donnez un break" ("Give me a break", "Laissez-moi souffler"). 

Il a adopté vendredi un ton plus conciliant, semblant souhaiter un apaisement de relations bilatérales, mises récemment à rude épreuve par le Brexit, la pêche et l'immigration. 

La tension était montée déjà début septembre entre Paris et Londres au sujet de la délicate question des arrivées record de migrants traversant illégalement la Manche, dont le gouvernement britannique avait fait un de ses chevaux de bataille psot-Brexit. 

Selon la presse britannique, le Royaume-Uni avait alors menacé de refouler les bateaux et de ne pas verser plus de 60 millions d'euros promis pour financer le renforcement de la présence des forces de l'ordre françaises sur les côtes, s'attirant des accusations de "chantage" de Paris.

Vendredi, Boris Johnson "a réitéré la position du Royaume-Uni selon laquelle nous devons briser le modèle commercial des passeurs de migrants qui mettent des vies en danger", a indiqué Downing street, affirmant cependant que les deux dirigeants souhaitaient "intensifier leur coopération sur cette question". 

Renouer avec les Américains

Entre Français et Américains aussi la crise diplomatique - l'une des plus graves entre ces deux alliés historiques - a amorcé une détente. Un appel mercredi entre Emmanuel Macron et son homologue américain Joe Biden a permis de reprendre le dialogue, sans toutefois rétablir pleinement la confiance, et ouvert la voie au retour à Washington de l'ambassadeur français Philippe Etienne.

Les États-Unis ont promis jeudi des "actes" pour surmonter cette crise avec la France, tout en concédant, tout comme Paris, que cela prendrait du "temps".

Continuant à avancer ses pions dans la région indo-pacifique, Joe Biden reçoit vendredi les Premiers ministres d'Inde, du Japon et d'Australie afin de dialoguer d'une alliance plus "informelle", le "Quad", entre ces quatre pays. 

La réunion devrait surtout insister sur des chantiers économiques, environnementaux, et sur la lutte contre la pandémie. 


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.