Des entreprises britanniques veulent sortir plus vite des énergies fossiles

Les énergies renouvelables ont cependant été multipliées par quatre dans le pays depuis 2010 et les sources d'électricité "à faible émission de carbone" représentent 50% de la production. (AFP)
Les énergies renouvelables ont cependant été multipliées par quatre dans le pays depuis 2010 et les sources d'électricité "à faible émission de carbone" représentent 50% de la production. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 25 septembre 2021

Des entreprises britanniques veulent sortir plus vite des énergies fossiles

  • Le pays, très dépendant du gaz pour produire de l'électricité, est très affecté par la flambée des prix en Europe
  • Les entreprises demandent au gouvernement de s'engager «à la décarbonation complète de la production d'électricité au Royaume-Uni d'ici 2035», un objectif qui implique «la suppression progressive du gaz»

LONDRES: Quatorze grandes entreprises au Royaume-Uni appellent à accélérer l'abandon des combustibles fossiles dans la production d'électricité dans une lettre au gouvernement britannique vendredi, alors même que le pays est confronté à une flambée des prix du gaz.

Parmi les signataires figurent le fournisseur d'énergie renouvelable Octopus Energy, l'opérateur télécoms britannique BT, le géant de l'agroalimentaire Nestlé ou encore la chaîne coopérative de supermarchés Co-op. L'organisation écologique Green Alliance est à l'origine du projet.

Les entreprises demandent au gouvernement de s'engager "à la décarbonation complète de la production d'électricité au Royaume-Uni d'ici 2035", un objectif qui implique "la suppression progressive du gaz", selon une lettre adressée au ministre des Entreprises et de l'Énergie Kwasi Kwarteng.

Le Royaume-Uni, qui accueille en novembre à Glasgow la COP26, la conférence mondiale sur le climat, s'est fixé un objectif de neutralité carbone en 2050.

Éliminer les énergies fossiles du réseau électrique dès 2035 "sera difficile, et nécessitera jusqu'à 14 milliards de livres par an de nouveaux investissements dans les énergies renouvelables, plus qu'actuellement", selon les signataires, qui se disent "prêts à prendre leur part".

Le pays, très dépendant du gaz pour produire de l'électricité, est très affecté par la flambée des prix en Europe qui l'a notamment contraint à faire tourner ses centrales à charbon ces dernières semaines.

La situation nourrit aussi des inquiétudes de fortes hausses de prix pour les consommateurs pendant l'hiver et les prix ont déjà provoqué la faillite de plusieurs petits fournisseurs d'énergie ces dernières semaines.

L'appel lancé vendredi par les entreprises était en gestation avant l'actuelle crise du gaz, mais "la situation actuelle souligne le besoin d'investissement dans des énergies renouvelables" dans le pays, a expliqué à l'AFP Ben Westerman, de Green Alliance.

Le gouvernement estime toutefois que le gaz reste à l'heure actuelle indispensable car il joue selon lui "aujourd'hui un rôle clé pour maintenir la sécurité et la stabilité du système électrique", selon une déclaration du ministère de l’Énergie transmise à l'AFP.

L'utilisation du gaz doit donc "être réduite d'une manière et à une échelle de temps qui ne compromettent pas la sécurité d'approvisionnement", a précisé le ministère.

Les énergies renouvelables ont cependant été multipliées par quatre dans le pays depuis 2010 et les sources d'électricité "à faible émission de carbone" représentent 50% de la production, selon la même source.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.