Le Pakistan et l'Inde s'accusent d'extrémisme à l'ONU

«La pire et la plus répandue des formes d'islamophobie règne désormais en Inde» et concerne les quelques 200 millions de musulmans vivant dans ce pays, a dit Imran Khan dans son discours virtuel. (AFP)
«La pire et la plus répandue des formes d'islamophobie règne désormais en Inde» et concerne les quelques 200 millions de musulmans vivant dans ce pays, a dit Imran Khan dans son discours virtuel. (AFP)
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Publié le Samedi 25 septembre 2021

Le Pakistan et l'Inde s'accusent d'extrémisme à l'ONU

  • Dans son discours à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, Imran Khan a accusé le Premier ministre indien de vouloir «purger l'Inde de ses musulmans»
  • L'une des question épineuses opposant l'Inde et le Pakistan est le Cachemire, territoire himalayen que se disputent les deux pays.

NATIONS UNIES: Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a accusé vendredi l'Inde à l'ONU de "faire régner la terreur" sur les musulmans, ce qui a entraîné une vive réaction de la délégation indienne.


Dans son discours à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, Imran Khan a accusé le Premier ministre indien Narendra Modi de vouloir "purger l'Inde de ses musulmans".


"La pire et la plus répandue des formes d'islamophobie règne désormais en Inde" et concerne les quelques 200 millions de musulmans vivant dans ce pays, a dit Imran Khan dans son discours virtuel.


L'une des question épineuses opposant l'Inde et le Pakistan est le Cachemire, territoire himalayen que se disputent les deux pays.


La colère couve dans le Cachemire indien depuis 2019, lorsque New Delhi a révoqué de manière controversée la semi-autonomie de la région, la plaçant sous son autorité directe. Les habitants de cette région à majorité musulmane affirment que la répression s'est depuis intensifiée.


Imran Khan, qui doit échanger avec le président américain Joe Biden, s'exprimait le jour où Narendra Modi visite la Maison Blanche. Il a accusé les autorités américaines de fermer les yeux sur les "violations en tout impunité des droits humains" par l'Inde. 


Une jeune diplomate indienne, première secrétaire au sein de la mission indienne à l'ONU, n'a pas manqué de donner une réplique vigoureuse à Imran Khan. Sneha Dubey a accusé le Pakistan d'avoir abrité Oussama Ben Laden, qui a été tué par les forces spéciales américaines en 2011 lors d'un raid dans la ville militaire d'Abbottabad où il se cachait. 


"C'est un pays pyromane qui se présente comme pompier", a-t-elle lancé. "Le Pakistan nourrit des terroristes dans son jardin et il espère qu'ils vont seulement faire du mal à leurs voisins", a-t-elle poursuivi.


Elle a fait état de violences contre les minorités au Pakistan et évoqué le "génocide culturel et religieux" perpétré en 1971, lorsque le Bangladesh a obtenu son indépendance.

Divergence sur l'Afghanistan 
De son côté, durant son entretien avec Joe Biden, Narendra Modi a fait part de sa préoccupation sur le rôle du Pakistan en Afghanistan.


Il s'est prononcé pour un "examen étroit et une surveillance du rôle du Pakistan en Afghanistan -- le rôle du Pakistan sur la question du terrorisme", a dit aux journalistes, après les entretiens, le ministre des Affaires étrangères indien Harsh Vardhan Shringla.


Dans son discours à l'ONU, Imran Khan a affirmé que les talibans ont promis de respecter les droits humains et a encouragé la communauté internationale à dialoguer avec eux. "Nous devons renforcer et stabiliser l'actuel gouvernement pour le bien du peuple d'Afghanistan", a-t-il insisté.


M. Khan a également défendu l'attitude de son pays, principal soutien du régime taliban 1996-2001 qui a imposé une interprétation particulièrement rigoriste de l'islam et accueilli Al-Qaïda, ce qui a entraîné l'invasion américaine en Afghanistan, suivant les attentats du 11 septembre 2001.


Des responsables américains ont accusé les puissants services de renseignements pakistanais de continuer à soutenir les talibans, Donald Trump, le prédécesseur de Joe Biden, ayant pris la décision de couper l'aide militaire américaine.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.