Castex appelle les entreprises à signer "massivement" des accords pour protéger l'emploi

Selon le ministère du Travail, 345 plans de sauvetage de l'emploi (PSE) ont été signés depuis mars, qui ont permis de préserver 50.000 emplois. Le taux de chômage devrait avoisiner les 9,5% de la population active fin 2020, selon l'Insee. (Photo AFP).
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Publié le Lundi 14 septembre 2020

Castex appelle les entreprises à signer "massivement" des accords pour protéger l'emploi

  • L'activité partielle de longue durée est un nouveau dispositif qui permet, sous réserve d'un accord d'entreprise ou de branche, de réduire le temps de travail d'au maximum 40% pendant une période de six à 24 mois
  • Plus avantageux que le chômage partiel classique, limité à six mois, il garantit 93% du salaire net

MONTEVRAIN : Le Premier ministre Jean Castex a appelé lundi les entreprises à signer "massivement", d'ici au 1er novembre, des accords d'activité partielle de longue durée pour protéger l'emploi, objectif "premier" du plan de relance.

"Je vous engage à conclure massivement et très vite, d'ici au 1er novembre, des accords d'activité partielle de longue durée dans les branches et dans les entreprises", a déclaré le chef du gouvernement à l'adresse des entreprises, lors d'une visite de l'usine Bic à Montévrain, en Seine-et-Marne. 

Si l'Etat consent "un effort historique inédit" avec ce plan de relance de 100 milliards d'euros, dont 35 milliards dédié au "réarmement industriel" de la France, "tout cela ne fonctionnera qu'à une seule et unique condition: votre totale mobilisation", a ajouté Jean Castex. 

"Ces accords permettent d'organiser la formation de vos équipes pendant les périodes de chômage" alors "il faut y aller (...) il faut s'engager, il faut négocier", a exhorté le Premier ministre, qui était accompagné de la ministre du Travail Elisabeth Borne, du ministre de l'Economie Bruno Le Maire et de la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. 

L'activité partielle de longue durée est un nouveau dispositif qui permet, sous réserve d'un accord d'entreprise ou de branche, de réduire le temps de travail d'au maximum 40% pendant une période de six à 24 mois. Plus avantageux que le chômage partiel classique, limité à six mois, il garantit 93% du salaire net. 

Il restera en vigueur jusqu'à l'été 2022, et jusqu'à l'été 2021 aux conditions actuelles d'aide aux entreprises.

Selon le ministère du Travail, 345 plans de sauvetage de l'emploi (PSE) ont été signés depuis mars, qui ont permis de préserver 50.000 emplois. Le taux de chômage devrait avoisiner les 9,5% de la population active fin 2020, selon l'Insee, principalement en raison d'une destruction de 715.000 emplois au premier semestre de l'année. 


Moderna se félicite de l'autorisation du vaccin de Pfizer au Royaume-Uni

« On a beaucoup parlé des gens qui affirment ne pas vouloir de vaccin », a observé le patron Stéphane Bancel du laboratoire américain Moderna (Photo, AFP)
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  • Le patron de Moderna a précisé que le laboratoire est «en bonne voie» pour disposer de 20 millions de doses d'ici la fin de l'année
  • «Ce que nous voulons éviter est une situation où nous aurions un taux de mortalité relativement faible, mais pas assez vaccinations pour reprendre pleinement le contrôle de la maladie»

ZURICH : Le patron Stéphane Bancel du laboratoire américain Moderna s'est félicité mercredi de l'homologation du vaccin de son concurrent Pfizer au Royaume-Uni alors que le groupe a lui-même amorcé les démarches pour obtenir l'autorisation de son vaccin. 

« C'est une très bonne nouvelle », a déclaré Stéphane Bancel, son directeur général, lors d'un panel de discussion organisé par le Forum économique mondial (Davos), soulignant que le pays va ainsi pourvoir commencer les programmes de vaccination pour « protéger les personnels de santé et personnes âgées ».

Le laboratoire Moderna, qui revendique une efficacité à 94,5% de son vaccin sur la base de résultats préliminaires, a déposé en début de semaine des demandes d'autorisation de son vaccin. 

L'agence américaine des médicaments doit se réunir pour examiner son vaccin d'ici le 17 décembre tandis que l'Union Européenne entend, elle, l'examiner au plus tard d'ici le 12 janvier. 

Le patron de Moderna a précisé que le laboratoire est « en bonne voie » pour disposer de 20 millions de doses d'ici la fin de l'année et pourra débuter rapidement les programmes de vaccination.

La principale difficulté sera de faire grimper les capacités de production, a-t-il reconnu lors des discussions dans ce panel qui réunissait des représentants des grands laboratoires pour examiner les grands défis qui attendent maintenant le secteur pour lancer une campagne de vaccination à grande échelle au niveau mondial. 

« On a beaucoup parlé des gens qui affirment ne pas vouloir de vaccin », a-t-il observé.

« Mais je pense qu'il y aussi beaucoup de gens qui vont vouloir un vaccin très rapidement pour retrouver une vie normale », a-t-il ajouté, notant que les prochains mois risquent d'être « très frustrants » pour se procurer des vaccins « au premier », « au deuxième », au « troisième trimestre » et probablement tout au long de l'année. 

Après une course pour mettre au point des vaccins en un temps record, un des grands défis va être d'organiser de grandes opérations de logistique pour lancer une campagne mondiale de vaccination sans précédent et reprendre le contrôle de la pandémie.

« La première vague de vaccinations visera à protéger les gens qui sont les plus susceptibles de mourir ou de tomber gravement malades s'ils sont infectés », a déclaré le Dr Michael Ryan, le responsable des situations d'urgence à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un événement séparé à Genève. 

Dans un second temps, les vaccinations seront étendues à d'autres pans de la population.

« La première chose que nous verrons, nous espérons, est une baisse des taux de mortalité, a-t-il expliqué. Mais le nombre de cas pourrait ne pas diminuer aussi rapidement jusqu'au moment où suffisamment de personnes auront été vaccinées », a-t-il souligné. 

« Ce que nous voulons éviter est une situation où nous aurions un taux de mortalité relativement faible, mais pas assez vaccinations pour reprendre pleinement le contrôle de la maladie », a-t-il insisté. 


Faux sacs Hermès: deux chefs présumés du réseau strictement sanctionnés

Ce réseau avait « des méthodes qui relèvent à la fois de logiques entrepreneuriales » et « du banditisme » (Photo, AFP)
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  • Un «véritable atelier clandestin» y était géré dans le Rhône par un autre ex-salarié d'Hermès qui démarchait des employés en activité pour travailler sur leurs congés ou arrêts-maladie
  • Trois «intermédiaires», sept «façonneurs», cinq «fournisseurs», trois «acheteurs» et deux personnes soupçonnées de blanchiment et recel

PARIS : Des peines de deux et trois ans de prison ferme, assorties d'amendes de 200.000 et 300.000 euros, ont été requises mercredi à Paris à l'encontre de deux hommes soupçonnés d'avoir coordonné un vaste réseau de contrefaçon de sacs Hermès entre 2008 et 2012.

Après trois semaines d'audience, la procureure a souligné dans son réquisitoire « l'ampleur » de ce dossier, qui implique 26 personnes de 29 à 86 ans dont neuf ancien salariés d'Hermès - deux seront jugés ultérieurement du fait du coronavirus.

La magistrate a dépeint un « réseau international structuré, hiérarchisé » où chacun s'est vu « attribuer une mission précise » pour « servir une clientèle exigeante », qui achetait les « vrais-faux » sacs du modèle « Birkin » environ 18.000 euros.

Elle a décrit les « étapes » de fabrication: un maroquinier parisien achetait auprès du fournisseur italien d'Hermès des peaux de crocodile, ensuite vendues à un ancien salarié du groupe résidant à Hong-Kong. 

Ce dernier était approvisionné en kits de bijoux contrefaits par une entreprise basée dans les Yvelines, selon la procureure. L'assemblage des sacs a débuté à Hong-Kong pendant environ un an, avant d'être « relocalisé » en 2012 en France.

Un « véritable atelier clandestin » y était géré dans le Rhône par un autre ex-salarié d'Hermès qui démarchait des employés en activité pour travailler sur leurs congés ou arrêts-maladie, selon l'accusation. Enfin, les sacs étaient notamment revendus à deux Russes et une Chinoise, qui les commercialisaient en Europe de l'Est et en Asie.

Ce réseau avait « des méthodes qui relèvent à la fois de logiques entrepreneuriales » et « du banditisme », a estimé la magistrate, soulignant, au-delà du préjudice de la partie civile, les « recettes sociales et fiscales perdues ».

Elle a reconnu ne pas pouvoir chiffrer « avec certitude » le bénéfice généré mais a avancé l'estimation de 19 millions d'euros par an pour un millier de sacs.

A l'encontre des deux « organisateurs », elle a requis 4 ans d'emprisonnement dont un avec sursis et 300.000 euros d'amende, ainsi que 4 ans dont 2 avec sursis et 200.000 euros d'amende.

Pour trois « intermédiaires », sept « façonneurs », cinq « fournisseurs », trois « acheteurs » et deux personnes soupçonnées de blanchiment et recel, elle a demandé des peines allant d'une amende de 4.000 euros à deux ans dont un avec sursis et 200.000 euros d'amende. 

Un autre « réseau local », avec les mêmes fournisseurs, était organisé autour d'un artisan de Seine-Maritime et d'un revendeur notamment, à l'encontre de qui la procureure a requis 30 mois de prison dont 24 avec sursis et 10 mois avec sursis, ainsi que des amendes.

Les plaidoiries de la défense sont prévues jusqu'au 10 décembre.


L'Arabie saoudite, pays le plus sûr parmi ceux du G20, selon divers indicateurs internationaux

Les progrès de l’Arabie saoudite ont conduit le Royaume au premier rang des pays du G20 en termes de sécurité, surpassant les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU), selon les indicateurs de sécurité internationaux. (Shutterstock/Fichier Photo)
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  • Différents indicateurs internationaux placent l’Arabie saoudite au premier rang des pays du G20 pour la sécurité, surpassant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité
  • Le Royaume a également dépassé les cinq pays du CSNU dans un indice mesurant l'efficacité de la lutte contre le crime organisé, selon le Rapport sur la compétitivité mondiale 2019

RIYAD: L’Arabie saoudite a été classée au premier rang des pays du G20 pour la sécurité, surpassant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, selon plusieurs indicateurs de sécurité internationaux.

C’est ce qui ressort des résultats de cinq indicateurs de sécurité inclus dans le Rapport sur la compétitivité mondiale 2019 et de l’Indice des objectifs de développement durable 2020 (ODD 2020). 

L'indice ODD a attribué la meilleure place au Royaume devant les cinq membres permanents du CSNU – États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France –  concernant l’indicateur qui mesure le sentiment de sécurité des personnes qui sortent seules la nuit. L’Arabie saoudite a obtenu de meilleurs résultats que le Canada, au sein des pays du G20.

L'Arabie saoudite s'est également classée au premier rang en ce qui concerne l'indice de fiabilité des services de police, un indicateur qui évalue la confiance du public dans l'application de la loi et la réussite en matière de maintien de l'ordre et de la sécurité. Le Royaume a aussi devancé les cinq membres permanents du CSNU pour ce même indice.

Il a enfin dépassé les cinq pays du CSNU dans un indice mesurant l'efficacité de la lutte contre le crime organisé, comme indiqué dans le Rapport sur la compétitivité mondiale 2019. L'Arabie saoudite est arrivée en deuxième place pour le même indice, parmi les pays du G20.

Le Rapport sur la compétitivité mondiale publié par le Forum économique mondial a fait état des progrès du royaume saoudien qui a gravi trois places, se classant désormais au 36ᵉ rang mondial en matière de compétitivité internationale.

Le rapport souligne les mesures dynamiques prises par l’Arabie saoudite pour diversifier son économie, en particulier pour générer de la croissance dans le secteur non pétrolier. Il relève également l'émergence d'investissements hors des industries minières dans les secteurs public et privé.

Enfin, le rapport salue la ferme détermination du Royaume à entreprendre des réformes structurelles, à généraliser les technologies de la communication, et se félicite de son fort potentiel d'innovation, notamment en termes d'enregistrement des brevets.

 

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