Royaume-Uni: «risque réel» d'une hausse du nombre de chômeurs avec la fin du chômage partiel

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'entretient avec des sénateurs américains lors d'une visite au Capitole américain le 22 septembre 2021 à Washington, DC. (Photo, AFP)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'entretient avec des sénateurs américains lors d'une visite au Capitole américain le 22 septembre 2021 à Washington, DC. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 27 septembre 2021

Royaume-Uni: «risque réel» d'une hausse du nombre de chômeurs avec la fin du chômage partiel

  • Environ un million de personnes bénéficient toujours du chômage partiel et si « tous ne perdent pas leur emploi », des secteurs d'activité fortement touchés par la pandémie "tels que le voyage ou l'aviation risquent d'être particulièrement touchés
  • L'impact de l'arrêt du programme pourrait être amplifié par une réduction du crédit universel -un équivalent du revenu de solidarité active (RSA) - qui se produira au même moment

LONDRES: Le risque d'une hausse du noimbre des demandeurs d'emploi "est réel" au Royaume-Uni avec la fin jeudi du programme gouvernemental de chômage partiel, avertissent lundi les économistes de la Resolution Foundation, d'autant qu'elle se produit au même moment qu'une baisse des minimas sociaux.

Le programme d'aide gouvernemental "a permis d'éviter des hausses catastrophiques du chômage" au plus fort de la pandémie, mais "le risque d'une augmentation du chômage et de l'inactivité (...) est toujours réel", estime Daniel Tomlinson, économiste du centre de réflexion Resolution Foundation.

Environ un million de personnes bénéficient toujours du chômage partiel et si "tous ne perdent pas leur emploi", des secteurs d'activité fortement touchés par la pandémie "tels que le voyage ou l'aviation, où la situation n'est toujours pas revenue à la normale" risquent d'être particulièrement touchés, selon l'économiste.

L'impact de l'arrêt du programme pourrait être amplifié par une réduction du crédit universel -un équivalent du revenu de solidarité active (RSA)- qui se produira au même moment.

"Cela signifie que tous les employés qui se retrouveront au chômage après la fin de la mesure recevront 20 livres de moins d'indemnités par semaine", explique M. Tomlinson, qui juge que "la pandémie a aussi révélé les limites du système de protection sociale pré-Covid du Royaume-Uni".

Le chômage partiel, qui a initialement aidé les travailleurs les plus jeunes à amortir le choc de la pandémie, touche aujourd'hui davantage des salariés plus âgés, "qui ont besoin de plus de temps pour retrouver un travail", prévient en outre l'économiste.

La mise en place du chômage partiel a toutefois été "un grand succès", selon M. Tomlinson, permettant au pays de ne connaître qu'une hausse relativement modeste du chômage en dépit de "la pire récession en 300 ans".

Le programme a permis de maintenir l'emploi dans les secteurs contraints de fermer ou à l'activité fortement perturbée par la pandémie et les restrictions sanitaires. Le gouvernement subventionnait jusqu'à 80% des salaires à hauteur de 2 500 livres par mois.

En 18 mois, il a soutenu près de 12 millions d'emplois et a coûté près de 70 milliards de livres au contribuable britannique.

Après un sommet à 5,2% fin 2020, le taux de chômage a poursuivi sa baisse en juillet, à 4,6% et le pays compte plus d'un million d'emplois vacants, un record historique.


Erdogan remplace son ministre des Finances

À rebours des théories économiques classiques, le président Erdogan estime que les taux d'intérêt élevés favorisent la hausse des prix. Il affirme ainsi soutenir la production et les exportations en abaissant les taux. (Photo, AFP)
À rebours des théories économiques classiques, le président Erdogan estime que les taux d'intérêt élevés favorisent la hausse des prix. Il affirme ainsi soutenir la production et les exportations en abaissant les taux. (Photo, AFP)
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  • L'économie turque fait face à la dégringolade de la monnaie et à une inflation galopante
  • La livre turque a perdu plus de 40% de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a nommé mercredi soir un nouveau ministre des Finances sur fond de turbulences traversées par l'économie turque depuis quelques semaines avec la dégringolade de la monnaie et une inflation galopante.

Dans un décret présidentiel paru mercredi à minuit, le chef de l'Etat a remplacé son ministre de Finances, Lutfi Elvan, par Nureddin Nebati, l'adjoint de M. Elvan.

D'après le décret présidentiel, M. Erdogan a accepté la démission de M. Elvan et a nommé M. Nebati à sa place.

En poste depuis novembre 2020, M. Elvan avait pris ses fonctions après la démission du gendre du chef de l'Etat turc, Berat Albayrak, du ministère.

Sa nomination avait été saluée par l'organisation patronale turque et des analystes.

Mais son mandat a été marqué par des crises.

Mercredi dans la matinée, la Banque centrale turque est intervenue pour stopper la chute de la livre turque qui a perdu quelque 30% de sa valeur face au dollar en un mois.

Conformément au souhait du président, cette institution – officiellement indépendante – a abaissé son taux directeur en novembre (de 16 à 15%) pour la troisième fois en moins de deux mois, à un moment où l'inflation frôle les 20% sur un an, un taux quatre fois supérieur à l'objectif initial du gouvernement.

À rebours des théories économiques classiques, le président Erdogan estime que les taux d'intérêt élevés favorisent la hausse des prix. Il affirme ainsi soutenir la production et les exportations en abaissant les taux.

Depuis 2019, M. Erdogan a limogé trois gouverneurs de la banque centrale qui s'opposaient à son souhait d'abaisser les taux d'intérêt.

La livre turque a perdu plus de 40% de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année.

 


La menace d'une paralysie de l'Etat fédéral américain se rapproche

Fin septembre déjà, les élus du Congrès avaient signé une loi de refinancement du budget qui arrive à terme à la fin de cette semaine. (Photo, AFP)
Fin septembre déjà, les élus du Congrès avaient signé une loi de refinancement du budget qui arrive à terme à la fin de cette semaine. (Photo, AFP)
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  • Les parlementaires américains ont d'ici vendredi soir pour s'entendre sur une nouvelle loi de finances s'ils veulent éviter un «shutdown»
  • Une poignée d'élus républicains, la plupart très proches de Donald Trump, refusent pour l'instant de soutenir le budget présenté

La menace d'un assèchement des finances de l'Etat fédéral américain à la fin de la semaine grandissait aux Etats-Unis mercredi, les élus du Congrès n'ayant pas pour l'instant réussi à s'accorder sur un budget qui éviterait cette situation très impopulaire.

Les parlementaires américains ont d'ici vendredi soir pour s'entendre sur une nouvelle loi de finances s'ils veulent éviter la paralysie soudaine des services fédéraux, surnommée "shutdown", qui forcerait des centaines de milliers d'employés au chômage technique.

Ministères mais aussi parcs nationaux, certains musées et une multitude d'organismes seraient touchés. Le "shutdown" de l'hiver 2018, le plus long en date, avait notamment affecté le contrôle des bagages dans les aéroports.

Malgré les fortes divisions partisanes, la plupart des élus des deux camps ne veulent pas de cette situation qui risque de semer la pagaille avant les fêtes.

Mais une poignée d'élus républicains, la plupart très proches de Donald Trump, refusent pour l'instant de soutenir ce budget, arguant qu'il contribuerait à financer la mise en place des obligations vaccinales dans le pays, auxquelles ils s'opposent.

Dans un communiqué, ils ont exhorté mercredi leurs collègues au Sénat à utiliser "tous les outils à leur disposition" pour empêcher le passage de cette loi temporaire, et faire ainsi pression sur l'administration Biden.

Les démocrates, qui ont impérativement besoin du soutien des républicains pour approuver une nouvelle loi de finances d'ici vendredi, étaient nombreux à faire part de leur exaspération.

"Il serait irresponsable de paralyser notre gouvernement au moment où nous entrons dans l'hiver et nous nous préparons aux effets du variant Omicron - le tout au nom de la lutte contre une obligation vaccinale destinée à augmenter les taux de vaccination et sauver des vies", a fustigé le sénateur de Virginie Mark Warner.

Il est certes très courant que des accords de dernière minute soient trouvés sur des budgets temporaires. Mais la situation était assez incertaine pour que plusieurs économistes commencent à chiffrer le prix de ce blocage.

Une semaine de "shutdown" coûterait 6 milliards de dollars à l'économie américaine, selon une note de l'institut Oxford Economics.


Qatar Air opte pour le Boeing cargo après un différend sur la peinture avec Airbus

(Shutterstock)
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  • Après un désaccord sur une question de peinture, Qatar Airways a passé une commande à Boeing pour près de 50 avions cargo
  • Qatar Airlines est classée comme le plus grand transporteur de fret parmi les compagnies aériennes de passagers

RIYAD: Qatar Airways a passé une commande à Boeing pour près de 50 avions cargo dans un contexte de différend avec Airbus, a rapporté Bloomberg. 
Le PDG de Qatar Airways, Akbar al-Baker, s’est dit préoccupé par des défauts de peinture et de finition de surface des avions cargo A350 d'Airbus, à la suite d’une proposition d'utiliser une feuille de cuivre comme paratonnerre sur le fuselage. Ce qui pourrait obliger la compagnie à demander de nouvelles approbations réglementaires. 
«Lorsque nous changeons même les accoudoirs de nos sièges, ils doivent être certifiés à nouveau», a rapporté Bloomberg citant Al-Baker. 
Les problèmes de finition de surface des avions cargo A350 d'Airbus surviennent alors que la compagnie aérospatiale cherche à réunir des acquéreurs pour la version cargo. 
Plus tôt cette semaine, le porte-parole d'Airbus avait déclaré que la société travaillait sur la question de la peinture avec l'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne. 
Qatar Airlines est classée comme le plus grand transporteur de fret parmi les compagnies aériennes de passagers. 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com