James Bond revient, pour sauver le monde... et le cinéma

L'acteur anglais Daniel Craig pose sur le tapis rouge après son arrivée pour assister à la première mondiale du film de James Bond 007 «No Time to Die» au Royal Albert Hall de Londres le 28 septembre 2021. (Photo, AFP)
L'acteur anglais Daniel Craig pose sur le tapis rouge après son arrivée pour assister à la première mondiale du film de James Bond 007 «No Time to Die» au Royal Albert Hall de Londres le 28 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

James Bond revient, pour sauver le monde... et le cinéma

  • Avec un an et demi de retard en raison de la pandémie, le plus long James Bond est dévoilé en avant-première mondiale au Royal Albert Hall
  • Aux côtés des stars, et des princes Charles et William et leurs épouses, des soignants ont été invités en hommage à leur travail pendant la pandémie

LONDRES : Célébrités et tapis rouge, le nouveau James Bond, "Mourir peut attendre", arrive enfin sur grand écran, lors d'une avant-première mardi soir à Londres, et cette fois 007 a pour mission non seulement de sauver le monde mais aussi les salles de cinéma, éprouvées par les confinements.

C'est la dernière fois que le Britannique Daniel Craig, 53 ans, se glisse dans le smoking du plus célèbre agent au service de Sa Majesté - et le nom de son successeur reste un mystère. Pour cette ultime aventure, il n'a pas été ménagé.

Courses-poursuites, explosions, fusillades... La bande-annonce laisse entrevoir un épisode intense, riche en cascades et gadgets, dans la pure tradition des 007.

Avec un an et demi de retard en raison de la pandémie, ce film de 2 heures 43 minutes -le plus long James Bond- est dévoilé en avant-première mondiale au Royal Albert Hall, avant sa sortie dans les salles de cinéma britanniques jeudi, puis le 6 octobre en France.

"Soulagé", car les James Bond sont "faits pour le cinéma", Daniel Craig a assuré sur Sky News qu'il n'avait "véritablement aucun mauvais souvenir" de ses 15 ans dans la peau de l'agent secret. Et lancé dans une veste de smoking fuchsia: "Il sort cette semaine, allez le voir !"

Sur le tapis rouge, les producteurs Michael G. Wilson et Barbara Broccoli et le réalisateur Cary Joji Fukunaga ("Beasts of No Nation", "True Detective") retrouvent les acteurs Daniel Craig, Rami Malek et Léa Seydoux, ainsi que la chanteuse Billie Eilish qui interprète la chanson officielle du film, également intitulée "No Time to Die".

Aux côtés de ces stars, et des princes Charles et William et leurs épouses, des soignants ont été invités à découvrir le film dans la prestigieuse salle de spectacle en hommage à leur travail pendant la pandémie.

Initialement prévue en mars 2020, la sortie de ce 25e épisode des aventures de l'agent secret est très attendue par les fans, mais aussi par les exploitants de cinémas qui cherchent à remplir leurs salles.

Quelle relève?

Le précédent volet des aventures de James Bond, "Spectre", sorti fin 2015, avait rapporté plus de 880 millions de dollars dans le monde, selon la presse spécialisée.

Après ce film, Daniel Craig avait déclaré qu'il préférerait se "tailler les veines" que de jouer de nouveau James Bond. Avant de finalement rempiler.

Qui prendra la relève? Le mystère reste entier mais la productrice Barbara Broccoli a estimé que le personnage doit continuer à être interprété par un homme, un sujet qui divise.

"Les femmes sont tellement sous-représentées" au cinéma, déplore Alana McGuill, étudiante en philosophie, rencontrée par l'AFP dans les rues de Londres. Selon elle, "il doit y avoir plus de place pour les femmes et les personnes de couleur à Hollywood". 

Pour Derek Thomson, en revanche, "ça ne peut pas être une femme". "C'est un rôle trop emblématique, trop masculin", estime ce facteur de 62 ans. 

Afin de répondre aux critiques sur le sexisme de certaines oeuvres de la franchise, l'actrice et scénariste Phoebe Waller-Bridge ("Fleabag") a été mise à contribution pour améliorer la représentation des femmes dans "Mourir peut attendre".

«Animal blessé»

Dans ce dernier film de l'ère Craig, le personnage inventé par l'écrivain Ian Fleming a quitté ses activités au sein des services secrets et profite d'un repos bien mérité en Jamaïque. 

Une tranquillité interrompue lorsque son vieil ami de la CIA, Felix Leiter, vient lui demander de l'aide pour sauver un scientifique qui vient d'être kidnappé.

De retour au travail, le célèbre agent secret doit travailler avec une nouvelle et "désarmante" collègue, jouée par  Lashana Lynch. Sur le tapis rouge, la Britannique a jugé "incroyable" d'avoir joué ce rôle, "les étoiles étaient alignées".

Face à eux, un mystérieux ennemi doté d'armes high-tech, incarné par l'Américain Rami Malek, Oscar du meilleur acteur en 2019 pour son interprétation du chanteur Freddie Mercury.

La conquête de Bond depuis "Spectre", la psychologue Madeleine Swann, interprétée par la Française Léa Seydoux, semble aussi avoir des choses à cacher.

Dans cet opus, tourné notamment en Italie et en Jamaïque, 007 "est une sorte d'animal blessé en lutte avec son passé d'agent secret", a décrit l'an dernier le réalisateur Cary Joji Fukunaga.

Selon le réalisateur, c'est une "course" pour James Bond, "non seulement pour sauver le monde mais ceux qu'il aime".


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.