Premier dialogue sur les droits de l'homme entre l'UE et l'Arabie saoudite

Le dialogue comprenait des réformes judiciaires prévues et a reconnu les changements récemment introduits dans le système de la Kafala. (Photo fournie)
Le dialogue comprenait des réformes judiciaires prévues et a reconnu les changements récemment introduits dans le système de la Kafala. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

Premier dialogue sur les droits de l'homme entre l'UE et l'Arabie saoudite

  • Les réformes saoudiennes sont bien accueillies et les futures discussions sont prévus pour 2022
  • «Le facteur décisif qui a contribué à la réalisation des réformes est la présence d'une volonté politique»

RIYAD : L'UE a fait bon accueil des réformes en cours en Arabie saoudite et a constaté que des «mesures importantes» ont été prises pour faire progresser les droits des femmes dans le Royaume.

Cette appréciation est intervenue mardi dans un communiqué de presse du Service d'action extérieure de l'UE, le service diplomatique de l'UE, à la suite d'un dialogue entre l'Arabie saoudite et l'UE à Bruxelles lundi sur un vaste éventail de sujets.

Le représentant spécial de l'UE pour les droits de l'homme, Eamon Gilmore, a dirigé la délégation de l'UE, tandis que la délégation saoudienne était dirigée par le président de la Commission saoudienne des Droits de l'homme, Awwad Saleh Al-Awwad. Des représentants des États membres de l'UE étaient également présents en tant qu'observateurs.

Gilmore a tweeté : «J'ai coprésidé, avec Al-Awwad, le tout premier dialogue sur les droits de l'homme entre l'UE et l'Arabie saoudite. Un très gros programme. L'engagement dans ce domaine compte».

Un porte-parole de la Commission saoudienne des droits de l'homme a déclaré à Arab News : «Al-Awwad a souligné les plus importantes réformes réalisées dans le Royaume en matière de droits de l'homme, indiquant la courte période au cours de laquelle elles ont été réalisées, et a révélé que le facteur le plus crucial qui a contribué à la réalisation de ces réformes est la présence d'une volonté politique représentée par les directives du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Le communiqué de presse du Service d'action extérieure de l'UE a ajouté : «L'UE a salué les réformes en cours en Arabie saoudite, en particulier dans le domaine socio-économique, et des mesures importantes ont été prises pour faire progresser les droits des femmes dans le royaume».

L'UE a encouragé les autorités saoudiennes à œuvrer pour que les femmes jouissent pleinement de tous les droits humains.

Le dialogue comprenait des réformes judiciaires prévues et a reconnu les changements récemment introduits dans le système de Kafala (parrainage), notamment les réformes de la législation du travail qui sont entrées en vigueur en mars 2020. L'ambassadeur de l'UE à Riyad, Patrick Simonnet, a déclaré à Arab News : «Nous avons été très heureux d'accueillir le premier dialogue entre l’UE et l’Arabie saoudite sur les droits de l'homme. Nous préparions ce dialogue, unique pour nos relations bilatérales, depuis un certain temps et nous étions satisfaits de voir que la rencontre a été un vrai succès».

Simonnet a ajouté : «Il s'agit du premier dialogue sur les droits de l'homme que le Royaume a tenu avec un partenaire international et nous sommes ravis qu'il ait eu lieu avec l'UE. Nous avons discuté d'une série de questions liées aux droits de l'homme, en particulier les récentes réformes pour l'autonomisation des femmes, les droits du travail ainsi que les réformes à venir du code pénal. Nous avons de plus expliqué le travail de l'UE dans le domaine des droits de l'homme et nous espérons que nous serons en mesure de coordonner les actions avec l'Arabie saoudite dans les forums internationaux.

«Ce dialogue s'est appuyé sur les excellentes relations que nous avons établies localement avec la commission des droits de l'homme, en particulier sous la direction du Dr Al-Awwad. Nous attendons avec impatience une coopération plus fructueuse et plus globale avec le Royaume sur les droits de l'homme», a signalé Simonnet.

Saad ben Mohammed Al-Arifi, chef de la mission saoudienne auprès de l'UE, s'est félicité des discussions, soulignant les efforts déployés par les deux parties dans ce contexte, ajoutant qu'il espérait que ce dialogue sera favorable à bâtir des relations solides entre le Royaume et l'UE.

La commission des droits de l’homme a souligné que les deux parties ont également examiné les réformes réalisées dans les domaines de la liberté d'expression et d'association, de l'état de droit, de la liberté religieuse, du droit au travail et des moyens de coopération entre les deux parties dans le cadre de l'ONU.

Les deux coprésidents ont convenu de tenir le dialogue suivant, sur les droits de l'homme en 2022 en Arabie saoudite.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.

 

 


L'armée israélienne confirme que le soldat photographié frappant une statue de Jésus est israélien

Israël a pris le contrôle de plusieurs secteurs dans le sud du Liban, fief du Hezbollah, après que le mouvement pro-iranien a attaqué Israël le 2 mars en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi au Liban. (AFP)
Israël a pris le contrôle de plusieurs secteurs dans le sud du Liban, fief du Hezbollah, après que le mouvement pro-iranien a attaqué Israël le 2 mars en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi au Liban. (AFP)
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  • "Des mesures appropriées seront prises à l'encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l'enquête", a ajouté l'armée, assurant traiter l'affaire avec "la plus grande sévérité"
  • Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a condamné un acte "honteux et dégradant"

JERUSALEM: Le soldat pris en photo soulevant une masse pour frapper une statue de Jésus dans le sud du Liban fait partie de l'armée israélienne, a confirmé celle-ci dans la nuit après l'ouverture d'une enquête dimanche.

"À l'issue d'un premier examen (...) il a été établi que cette photographie montre un soldat des forces israéliennes en mission dans le sud du Liban", a écrit l'armée lundi peu après minuit sur son compte X, alors que le cliché circule largement sur les réseaux sociaux.

Israël a pris le contrôle de plusieurs secteurs dans le sud du Liban, fief du Hezbollah, après que le mouvement pro-iranien a attaqué Israël le 2 mars en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi au Liban.

"Des mesures appropriées seront prises à l'encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l'enquête", a ajouté l'armée, assurant traiter l'affaire avec "la plus grande sévérité".

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a condamné un acte "honteux et dégradant".

"Je suis convaincu que des mesures sévères nécessaires seront prises contre les auteurs de cet acte ignoble", a-t-il écrit sur X.

"Nous présentons nos excuses pour cet incident et à tous les chrétiens dont les sentiments ont été blessés".

Plus tôt dimanche, le porte-parole militaire israélien Nadav Shoshani avait annoncé que l'armée examinait l'authenticité du cliché.

L'image montre un soldat israélien utilisant une masse pour frapper la tête d'une statue de Jésus crucifié tombée de sa croix.

Des médias arabes ont affirmé que la statue se trouvait dans le village chrétien de Debl, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël.

La municipalité de Debl a indiqué à l'AFP que la statue se trouvait bien dans le village, mais n'a pas pu confirmer qu'elle avait été endommagée.

L'armée israélienne a encore assuré "aider la communauté à remettre la statue en place" et indiqué n'avoir "aucune intention de porter atteinte aux infrastructures civiles, y compris aux édifices religieux ou aux symboles religieux".

Les troupes israéliennes sont restées dans la zone et ont démoli dimanche de nouvelles maisons, selon l'agence de presse officielle libanaise, ANI.


En pleine trêve, Israël poursuit les démolitions dans le sud du Liban

 L'armée israélienne, qui a reçu pour ordre d'user de "toute sa force" en cas de menace malgré la trêve avec le Hezbollah pro-iranien, a démoli dimanche de nouvelles maisons dans le sud du Liban, selon un média d'Etat. (AFP)
L'armée israélienne, qui a reçu pour ordre d'user de "toute sa force" en cas de menace malgré la trêve avec le Hezbollah pro-iranien, a démoli dimanche de nouvelles maisons dans le sud du Liban, selon un média d'Etat. (AFP)
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  • L'objectif est "de détruire les maisons dans les villages proches de la frontière qui servaient, à tous égards, de postes avancés terroristes du Hezbollah et menaçaient les communautés israéliennes"
  • L'armée israélienne a par ailleurs déclaré avoir tué un "terroriste armé" qui "avait violé les modalités du cessez-le-feu" en s'approchant de soldats et qui avait représenté "une menace immédiate"

BEYROUTH: L'armée israélienne, qui a reçu pour ordre d'user de "toute sa force" en cas de menace malgré la trêve avec le Hezbollah pro-iranien, a démoli dimanche de nouvelles maisons dans le sud du Liban, selon un média d'Etat.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi avons donné pour instruction aux forces de défense israéliennes d'agir avec toute leur force, tant au sol que dans les airs, y compris pendant le cessez-le-feu, afin de protéger nos soldats au Liban contre toute menace", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz.

Il a ajouté que l'armée avait également reçu l'ordre de démolir toute structure ou route qui était "piégée" et menaçait les soldats.

L'objectif est "de détruire les maisons dans les villages proches de la frontière qui servaient, à tous égards, de postes avancés terroristes du Hezbollah et menaçaient les communautés israéliennes", a-t-il dit.

L'armée israélienne a par ailleurs déclaré avoir tué un "terroriste armé" qui "avait violé les modalités du cessez-le-feu" en s'approchant de soldats et qui avait représenté "une menace immédiate".

"Fait accompli" 

Israël "continue de détruire ce qu'il reste des maisons dans la ville de Bint Jbeil", a indiqué l'Agence de presse officielle libanaise (ANI).

Située à près de cinq kilomètres de la frontière, elle a été le théâtre de violents combats entre l'armée israélienne et le Hezbollah avant le cessez-le-feu, entré en vigueur vendredi.

Des opérations israéliennes similaires de ratissage et de destruction de maisons à l'explosif ont eu lieu dans plusieurs autres localités frontalières, selon l'agence, qui a aussi fait état "de tirs d'artillerie" israéliens dans un cas.

Elles sont toutes situées derrière la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne dit avoir établie, comme dans la bande de Gaza.

Elle a publié dimanche une carte montrant sa "ligne de défense avancée" et une zone en rouge le long de la frontière, où ses forces opèrent pour démanteler les sites du Hezbollah et "prévenir les menaces directes" contre les populations du nord d'Israël.

La Turquie a accusé Israël de chercher à créer un "fait accompli" au Liban et dénoncé, par la voix de son chef de la diplomatie Hakan Fidan, "l'expansionnisme" israélien.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Israël a répondu par des frappes massives, qui ont fait plus de 2.300 morts et un million de déplacés, et par une invasion dans le sud du pays.

Routes et ponts réparés 

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam doit être reçu mardi à Paris, une visite qui intervient après la mort samedi d'un Casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah, qui a démenti être responsable.

Dénonçant une "attaque inacceptable", le président français Emmanuel Macron "appellera les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci, à identifier et poursuivre sans délai les responsables", selon l'Elysée.

Une cérémonie a été organisée à l'aéroport de Beyrouth avant le rapatriement de la dépouille du sergent-chef Florian Montorio.

Il a été "décoré à titre posthume de médailles de l'ONU et de l'armée libanaise en signe de reconnaissance de son dévouement en faveur de la paix dans le sud du Liban", a indiqué un communiqué de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban).

Si la situation reste très instable dans le pays, l'armée libanaise profite de l'arrêt des hostilités pour réparer des infrastructures endommagées. Elle a annoncé avoir rouvert une route et réparé des ponts auparavant rendus impraticables par des frappes israéliennes sur le sud.

Des frappes de l'armée israélienne sur des ponts franchissant le fleuve Litani, à environ 30 km au nord de la frontière, avaient quasiment isolé le sud du Liban du reste du pays.

Si des déplacés se sont empressés de rentrer chez eux, nombreux sont ceux qui hésitent à revenir au vu de la fragilité du cessez-le-feu ayant suspendu les hostilités en cours depuis le 2 mars.

Dans le village de Debbine, un homme inspectait les dégâts causés à sa maison et des personnes déambulaient près des décombres de bâtiments détruits, a constaté un correspondant de l'AFP.

Plus au sud, des habitants de Srifa ont déchargé leurs affaires, matelas et machine à laver, mais ailleurs d'autres sont venus récupérer leurs effets personnels avant de repartir.