Tentative d'attaque dans la Vieille ville de Jérusalem, l'assaillante abattue

Les forces israéliennes gardent le cadavre de l’assaillante abattue dans la Vieille ville de Jérusalem (Capture d’écran, AFP).
Les forces israéliennes gardent le cadavre de l’assaillante abattue dans la Vieille ville de Jérusalem (Capture d’écran, AFP).
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Publié le Jeudi 30 septembre 2021

Tentative d'attaque dans la Vieille ville de Jérusalem, l'assaillante abattue

  • La police israélienne «a ouvert le feu» en direction de l'assaillante, identifiée comme étant Asra Khazimia, et «les forces médicales arrivées sur les lieux ont constaté sa mort»
  • Et en Cisjordanie occupée, un Palestinien a été tué par les forces israéliennes à Borquin, près de la ville de Jénine (nord), d'après des sources concordantes

JERUSALEM: Une assaillante palestinienne ayant tenté de mener une attaque au couteau contre les forces israéliennes dans la Vieille ville de Jérusalem a été abattue jeudi, a rapporté la police israélienne.

Et en Cisjordanie occupée, un Palestinien a été tué par les forces israéliennes à Borquin, près de la ville de Jénine (nord), d'après des sources concordantes.

Selon un communiqué de la police israélienne, une assaillante munie d'un couteau a tenté de poignarder des policiers dans l'une des rues menant à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, où une journaliste de l'AFP a entendu des coups de feu et vu le corps d'une femme à terre, par la suite drapée d'une couverture de survie.

La police israélienne "a ouvert le feu" en direction de l'assaillante, identifiée comme étant Asra Khazimia, et "les forces médicales arrivées sur les lieux ont constaté sa mort", indique le communiqué, précisant que la tentative d'attaque n'avait pas fait de victime parmi les forces de sécurité.

Asra Khazimia, âgée de 30 ans et originaire de Cisjordanie occupée, sortait de l'esplanade des Mosquées lorsqu'elle s'est approchée des policiers, d'après cette source.

Des forces de sécurité israéliennes sont postées à chaque entrée de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme, situé à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé et annexé par l'Etat hébreu.

En mai, plusieurs journées de heurts sur l'esplanade entre des Palestiniens et les forces israéliennes avaient été le prélude à un embrasement en Israël et les Territoires palestiniens.

Jeudi, un autre Palestinien a été tué et deux ont été blessés par les forces israéliennes à Borquin, a rapporté l'agence officielle palestinienne Wafa. Alaa Zayoud, 22 ans, était un membre du groupe armé Jihad islamique, selon une source de sécurité palestinienne.

La police aux frontières israélienne a indiqué avoir "neutralisé" un homme lors d'une opération lancée à Burqin pour "arrêter des suspects et localiser des armes". 

"Un terroriste armé a ouvert le feu en direction des forces de sécurité", qui ont riposté en tirant dans sa direction, a précisé cette source. Sa mort a ensuite été confirmée à l'AFP par un porte-parole de la police israélienne.

Deux Palestiniens avaient été tués dimanche dans ce même village de Borquin, et trois autres à Biddu, au nord-ouest de Jérusalem, dans des échanges de tirs avec les forces israéliennes qui avaient lancé une opération contre des groupes armés pour prévenir des attentats, selon des responsables.

La Cisjordanie et Jérusalem-Est sont des territoires palestiniens occupés depuis 1967 par l'Etat hébreu.

Gaza: un Palestinien tué par l'armée israélienne

L'armée israélienne a indiqué avoir tiré jeudi en direction d'un Palestinien qui s'était approché de la barrière frontalière séparant le territoire israélien de la bande de Gaza, où le ministère de la Santé a fait état de sa mort.


Mohammad Abou Ammar, 40 ans, a été tué après avoir reçu une balle dans le cou, a indiqué le ministère de la Santé du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave palestinienne.


L'armée israélienne a indiqué avoir "repéré trois suspects s'approchant de la barrière de sécurité dans le nord de la bande de Gaza", lourdement gardée par les forces israéliennes.


"L'un des suspects portaient un sac à dos suspect et creusait au sol", a indiqué l'armée dans un communiqué.


Les soldats ont tiré dans sa direction, a-t-elle précisé, disant être "au courant d'informations selon lesquelles un Palestinien a été tué".


Cet incident survient peu après la mort de deux autres Palestiniens, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée.


Une Palestinienne a été abattue tôt jeudi après une tentative d'attaque au couteau contre les forces israéliennes dans la Vieille ville de Jérusalem, a rapporté la police israélienne.


L'assaillante, âgée de 30 ans et originaire du nord de la Cisjordanie occupée, a été identifiée comme étant Issra Khozaymah par le ministère palestinien de la Santé.


Dans le nord de la Cisjordanie, un Palestinien a été tué lors d'une opération des forces israéliennes dans le village de Borquin. Il était membre du groupe armé palestinien Jihad islamique, a indiqué ce mouvement islamiste dans un communiqué.


La Cisjordanie et Jérusalem-Est sont des territoires palestiniens occupés depuis 1967 par l'Etat hébreu, qui impose depuis près de 15 ans un blocus sur l'enclave de Gaza. 


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.