Macron installe une commission sur le complotisme et la désinformation

Une pancarte brandie par les manifestants lors d'un mouvement de la CGT en avril 2018. (AFP).
Une pancarte brandie par les manifestants lors d'un mouvement de la CGT en avril 2018. (AFP).
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Publié le Jeudi 30 septembre 2021

Macron installe une commission sur le complotisme et la désinformation

  • La commission, intitulée "Les lumières à l'ère numérique", "devra formuler d'ici la fin de l'année des propositions concrètes dans les champs de l'éducation, de la régulation, de la lutte contre les diffuseurs de haine et de la désinformation"
  • La nouvelle initiative d'Emmanuel Macron intervient à quelques mois de la campagne des élections présidentielles, période particulièrement propice aux manipulations et désinformations de toutes sortes

PARIS: Emmanuel Macron installe mercredi une équipe d'une quinzaine d'universitaires et personnalités, présidée par le sociologue Gérald Bronner, chargée de faire d'ici fin décembre des propositions face à l'emprise des théories complotistes et de la désinformation dans le débat public.


La commission, intitulée "Les lumières à l'ère numérique", "devra formuler d'ici la fin de l'année des propositions concrètes dans les champs de l'éducation, de la régulation, de la lutte contre les diffuseurs de haine et de la désinformation", indique la présidence de la République dans un communiqué.


Les membres de la Commission devaient être reçus par le président de la République en fin d'après-midi mercredi.


La nouvelle initiative d'Emmanuel Macron intervient à quelques mois de la campagne des élections présidentielles, période particulièrement propice aux manipulations et désinformations de toutes sortes.


Victime d'une tentative de déstabilisation lors des derniers jours de la campagne électorale de 2017, qu'il a par la suite attribuée à la Russie, Emmanuel Macron a multiplié depuis avec sa majorité les initiatives pour tenter de réduire le risque.


Le Parlement a notamment adopté en 2018 une loi relative à la manipulation de l'information en période électorale, qui a attribué de nouvelles compétences au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) face aux plateformes numériques en période électorale.


Le gouvernement a également créé mi-2021 Viginum, une agence rattachée aux secrétariat général à la défense nationale (SGDSN) et chargée de traquer la désinformation en période électorale.


Et l'exécutif tente de pousser les feux au niveau européen pour faire adopter rapidement la nouvelle loi européenne dite "DSA", qui doit notamment renforcer les obligations faites aux grandes plateformes internet en matière de modération des contenus.


L'enjeu de la commission lancée mercredi sera de faire des propositions pour que le débat public soit un exercice "d'intelligence collective" où la profusion d'informations est un atout, et non une menace, a expliqué Gérald Bronner.


Aujourd'hui, la surabondance d'information s'accompagne d'une certaine "cacophonie", avec une "mise en concurrence directe de toutes les visions du monde", qu'elles relèvent "de la science, de la rationalité, de la croyance, de la magie, de la superstition", a-t-il souligné en particulier.


Les études ont montré par exemple la tendance que les réseaux sociaux avaient à sur-pondérer les fausses informations dans leurs algorithmes de recommandation, a-t-il rappelé. 


En 2019, une étude sur YouTube a montré qu'une requête avec le mot "climat" menait à "plus de 50% sur une vidéo climato-sceptique", a-t-il dit.  


M. Bronner a évoqué huit thématiques de travail pour la commission, à commencer par la façon dont les algorithmes des réseaux sociaux et des grandes plateformes internet peuvent provoquer un "asservissement numérique", en modelant la conversation au sein de la société.


La commission s'intéressera aussi à la façon dont le marché publicitaire tire profit de ces fausses nouvelles, mais aussi aux moyens de développer l'esprit critique, à la liberté éditoriale des médias face à la pression des plateformes, ou encore aux ingérences étrangères, a-t-il indiqué.


La commission est composée de chercheurs comme le sociologue Laurent Cordonier, la spécialiste du cyberespace Frédérick Douzet, l'historien Jean Garrigues, l'anthropologue Rahaf Harfoush, mais aussi des personnalités comme Rudy Reichstadt (directeur de Conspiracy Watch), la professeure des écoles Rose-Marie Farinella, la journaliste web Aude Favre ou Rachel Kahn, ancienne athlète de haut niveau devenue juriste, actrice et écrivaine.


En février 2020, Emmanuel Macron avait prévenu que la Russie "allait continuer à essayer de déstabiliser" les démocraties occidentales en s'ingérant dans leurs élections et en manipulant les réseaux sociaux.


"Face à ces attaques, nous avons extrêmement peu d'anti-corps", avait-il ajouté.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.