A Paris, le numérique s'affiche comme un «plus» dans les défilés de mode

Tantôt statiques, tantôt en mouvement, les mannequins évoluaient sur ou autour d'un podium composé de blocs colorés (Photo, AFP).
Tantôt statiques, tantôt en mouvement, les mannequins évoluaient sur ou autour d'un podium composé de blocs colorés (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 02 octobre 2021

A Paris, le numérique s'affiche comme un «plus» dans les défilés de mode

  • Retransmission sur écrans géants, expérience immersive, scénographie des défilés repensée: les marques de mode offrent de plus en plus des spectacles multisensoriels
  • Le directeur exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode Pascal Morand estime que «la dualité du physique et digital» est partie pour durer

PARIS: Retransmission sur écrans géants, expérience immersive, scénographie des défilés repensée: les marques de mode offrent de plus en plus des spectacles multisensoriels influencés par le numérique auquel elles étaient contraintes pendant la pandémie.   

Dior a donné mardi le ton avec un défilé plus long et plus lent que d'habitude et une scénographie inattendue dans une ambiance de boîte de nuit avec de la musique électro "live", un temps fort de la Fashion week parisienne.

"Je voulais recréer cette atmosphère de performance où le public fait partie de l'évènement", a expliqué à l'AFP la directrice artistique des collections femme de Dior, Maria Grazia Chiuri. 

Tantôt statiques, tantôt en mouvement, les mannequins évoluaient sur ou autour d'un podium composé de blocs colorés.

Cette mise en scène permettait au public, habitué pendant le confinement aux présentations virtuelles, d'apprécier chaque look sous tous les angles.

Illusions optiques

Christian Louboutin, créateur des célèbres escarpins à la semelle rouge, a placé sa nouvelle collection au centre d'une expérience immersive à l'Atelier des Lumières à Paris. Après s'être plongé dans les paysages et les alliances chromatiques qui ont inspiré la collection, le spectateur découvrait les chaussures exposées sur des podiums et habillées d'illusions optiques. 

Une performeuse en escarpins exécutait des chorégraphies mettant en valeurs le talon et la semelle. 

Pour célébrer ses dix ans à la tête de Balmain, Olivier Rousteing, a invité de son côté à un défilé féérique à la Seine musicale, l'une des plus grands salles de concert de la région parisienne. 

Avec deux écrans géants dans la salle, même les derniers rangs ont pu acclamer Naomi Campbell et Carla Bruni sur le podium. 

Hermès avait présenté sa collection homme en juin dans un défilé physique, retransmis sur plusieurs écrans de différents formats, une collaboration avec le metteur en scène de théâtre Cyril Teste. 

"C'est un défilé augmenté, avec de vrais mannequins, de vrais journalistes, un vrai public. En même temps, nous jouons avec les écrans pour pouvoir capter un détail, une proportion. C'est un plus", a déclaré à l'AFP Véronique Nichanian, créatrice des collections homme d'Hermès. 

«Expérimenter» la mode

Le directeur exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode Pascal Morand estime que "la dualité du physique et digital" est partie pour durer, même si les restrictions dues à la pandémie sont levées peu à peu. 

Le numérique "n'était pas de passage. Il enrichit la Fashion week", souligne-t-il.

La créatrice française Marine Serre, qui a signé par le passé des défilés spectaculaires, a opté cette saison pour un film.

Celui-ci a été diffusé sur internet, mais aussi dans les jardins d'un hôtel particulier du Marais à Paris, visionné par plusieurs centaines d'invités "pour que ce soit chaleureux et appréciable".

"Je suis avec vous, physiquement", a annoncé la créatrice avant la projection. Les looks phares, faits à partir de matières recyclées comme des torchons de cuisine, étaient présentés sur des bustes et mannequins utilisés par les couturières pour permettre aux invités de les voir de près et de les toucher. 

Reviendra-t-elle un jour au défilé? "Je ne sais pas. Cela se décide au jour le jour", estime la créatrice.

"La réflexion autour de la présentation des collections en digital (numérique, ndlr) était là avant la crise, mais la pandémie a tout accéléré", déclare à l'AFP l'historienne de l'art Miren Arzalluz, directrice du palais Galliera, musée de la mode de Paris. 

"Il n'y a rien qui remplace l'émotion d'un défilé, mais le digital offre beaucoup de possibilités non seulement de présenter les collections, mais aussi de percevoir et expérimenter la mode", conclut-elle. 


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com