Une base aérienne britannique liée au drone qui a tué Soleimani

Un nouveau rapport lie une base de la Royal Air Force britannique à des frappes de drones américaines très médiatisées, notamment le meurtre du général iranien Qassem Soleimani en janvier de l'année dernière. (Photo, AFP)
Un nouveau rapport lie une base de la Royal Air Force britannique à des frappes de drones américaines très médiatisées, notamment le meurtre du général iranien Qassem Soleimani en janvier de l'année dernière. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 02 octobre 2021

Une base aérienne britannique liée au drone qui a tué Soleimani

  • Menwith Hill est le plus grand site à l'étranger de la National Security Agency des États-Unis
  • Des recherches indiquent qu'il est « probable » que Soleimani ait été ciblé à l'aide de données provenant du site

LONDRES : Un nouveau rapport lie une base de la Royal Air Force britannique à des frappes de drones américaines très médiatisées, notamment le meurtre du général iranien Qassem Soleimani en janvier de l'année dernière.

La publication du rapport fait pression sur les ministres pour qu'ils expliquent si la base de Menwith Hill dans le Yorkshire a été directement impliquée dans les frappes de drones américains.

Des recherches révèlent qu'il est « probable » que Soleimani, l'ancien chef de la force iranienne Quds, ait été ciblé à l'aide de données provenant du site, qui « a agi comme un avant-poste étranger de l'Agence de sécurité nationale américaine ».

Le rapport a été présenté lors d'une réunion spéciale de la Menwith Hill Accountability Campaign et demande que « toute activité militaire américaine ou activité d'agence de sécurité américaine menée à Menwith Hill soit exécutée sous la houlette du Royaume-Uni. »

Le journaliste d'investigation Barnaby Pace déclare dans le rapport que le personnel américain et britannique stationné sur le site fonctionne « au-delà du contrôle et de la responsabilité publics ».

Bien que Menwith Hill soit officiellement une base de la RAF, elle est également le plus grand site outre-mer de la NSA et compte 600 employés américains.

Des documents compilés par le lanceur d'alerte de haut niveau Edward Snowden impliquent la base du réseau mondial d'écoute clandestine de la NSA, qui a la capacité d'intercepter et de localiser le trafic téléphonique et Internet dans les pays du monde entier.

Pace prétend dans le rapport que les informations clés capturées par le réseau ont ensuite été utilisées dans l'exécution de frappes de drones.

Il déclare : « Les programmes de renseignement à Menwith Hill auraient joué un rôle clé dans les opérations visant à “éliminer“ des gens au Yémen, dans le cadre d'une campagne de bombardements par drones qui a fait des dizaines de morts parmi les civils dans un pays à qui ni le Royaume-Uni ni les États-Unis n’a déclaré la guerre. »

Pace ajouté qu'il est probable que Menwith Hill ait joué un rôle dans le meurtre de Soleimani. Les ministres britanniques ont refusé de commenter.

« L'échec du gouvernement britannique à assurer au public que la base n'était pas impliquée soulève de profondes questions sur la responsabilité des actions de la base », ajoute Pace.

Un porte-parole du ministère britannique de la Défense déclare : « Menwith Hill qui appartient à la RAF fait partie d'un réseau mondial de communications de défense des États-Unis, la base prenant en charge diverses activités de communication. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com