Une statue de Soleimani enflamme les réseaux sociaux au Liban

La statue a provoqué l’ire des Libanais qui se sont tournés vers les réseaux sociaux pour s’exprimer contre les violations iraniennes de la souveraineté libanaise, et pour protester contre l’influence croissante de Téhéran dans le pays (Capture d'écran).
La statue a provoqué l’ire des Libanais qui se sont tournés vers les réseaux sociaux pour s’exprimer contre les violations iraniennes de la souveraineté libanaise, et pour protester contre l’influence croissante de Téhéran dans le pays (Capture d'écran).
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Publié le Mercredi 06 janvier 2021

Une statue de Soleimani enflamme les réseaux sociaux au Liban

  • Ces dernières semaines témoignent d’une éclosion de panneaux publicitaires arborant la photo de Soleimani dans les zones dominées par le Hezbollah
  • L’inauguration de la statue survient peu de temps après qu’un haut commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique se soit félicité au sujet de l’arsenal balistique libanais, en provenance d’Iran

LONDRES: Les Libanais ont pris d’assaut les réseaux sociaux afin d’exprimer leur mécontentement et leur frustration face à un monument de Qassem Soleimani, dévoilé mardi à Ghobeiry, un quartier contrôlé par le Hezbollah.

«La nouvelle statue de Qassem Soleimani au #Liban, avec des drapeaux libanais en arrière-plan, nous rappelle ou nous nous trouvons réellement. Et quoi d’autre encore? Des timbres à l’effigie de Soleimani?» raille Luna Safwan. La journaliste s’est retrouvée la cible d'une campagne de harcèlement de la part du Hezbollah l'année dernière.

Un autre internaute, Wael Atallah, s'est opposé à l’inauguration qu’il considère comme une «agression culturelle imposée au Liban», qui laisse le peuple libanais avec des sentiments «transgression et d’impuissance».

Les partisans du parti soutenu par l'Iran se sont réunis lors d'une cérémonie de commémoration  pour pleurer la mort de Soleimani. Une statue du général iranien a été dévoilée pour l’occasion, près d’un an après son élimination par un drone américain en Irak.

Ces dernières semaines témoignent d’une éclosion de panneaux publicitaires arborant la photo de Soleimani dans les zones dominées par le Hezbollah, telle que la banlieue sud de Beyrouth, communément appelé Dahye, et à travers le sud du pays.

La statue a provoqué l’ire des Libanais qui se sont tournés vers les réseaux sociaux pour s’exprimer contre les violations iraniennes à l'encontre de la souveraineté libanaise, et pour protester contre l’influence croissante de Téhéran dans le pays.

Nizar Hassan, un chercheur libanais, affirme que la statue illustre l’empressement du Hezbollah pour «faire du général iranien Qassem Soleimani décédé un héros local, bien qu'il réalise que pour la majorité des Libanais, il n’est que le symbole d’une puissance étrangère».

Une autre citoyenne, Dalia Tarabay, a tweeté une photo de la statue, assurant que «Le jour viendra où les Libanais vont démolir la statue de ce terroriste, ce tyran, Qassem Soleimani comme ils l'ont fait dans le passé avec bien d’autres statues de tyrans. Jusque-là, honte à quiconque trouve que c’est un bon choix».

L’inauguration de la statue survient peu de temps après qu’un haut commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique se soit félicité au sujet de l’arsenal balistique libanais, en provenance d’Iran, en plus de se réjouir de voir que le Liban pays est en première ligne dans la lutte de Téhéran contre Israël.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.