Deux bébés siamois yéménites hors de danger après leur séparation en Jordanie

L'intervention a eu lieu en juillet alors que les deux siamois étaient âgés de sept mois. Mais l'équipe médicale a voulu attendre qu'ils soient hors de danger avant de l'annoncer, le 3 octobre 2021 (Photo, AFP)
L'intervention a eu lieu en juillet alors que les deux siamois étaient âgés de sept mois. Mais l'équipe médicale a voulu attendre qu'ils soient hors de danger avant de l'annoncer, le 3 octobre 2021 (Photo, AFP)
L'intervention a eu lieu en juillet alors que les deux siamois étaient âgés de sept mois. Mais l'équipe médicale a voulu attendre qu'ils soient hors de danger avant de l'annoncer, le 3 octobre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 03 octobre 2021

Deux bébés siamois yéménites hors de danger après leur séparation en Jordanie

L'intervention a eu lieu en juillet alors que les deux siamois étaient âgés de sept mois. Mais l'équipe médicale a voulu attendre qu'ils soient hors de danger avant de l'annoncer, le 3 octobre 2021 (Photo, AFP)
L'intervention a eu lieu en juillet alors que les deux siamois étaient âgés de sept mois. Mais l'équipe médicale a voulu attendre qu'ils soient hors de danger avant de l'annoncer, le 3 octobre 2021 (Photo, AFP)
  • Cette «opération rare et délicate» est la première du genre en Jordanie, a ajouté le Dr Fawzi al-Hammouri
  • Il a fallu huit heures pour séparer les deux siamois sous la supervision du Dr Hammouri dont l'équipe était composée de 25 chirurgiens et conseillers techniques

AMMAN: Deux bébés siamois yéménites, Ahmed et Mohammad, ont été séparés avec succès lors d'une opération délicate en Jordanie et leur chance de survie est « excellente », a annoncé dimanche le chef de l'équipe chirurgicale. 

Cette « opération rare et délicate » est la première du genre en Jordanie, a ajouté le Dr Fawzi al-Hammouri, directeur de l'Hôpital spécialisé d'Amman où elle a eu lieu. « C'est un succès médical pour tout le royaume ». 

L'intervention a eu lieu en juillet alors que les deux siamois étaient âgés de sept mois. Mais l'équipe médicale a voulu attendre qu'ils soient hors de danger avant de l'annoncer.     

« Ils ont été transférés à l'unité des soins intensifs et étaient sous respiration artificielle pendant quelques temps. Nous voulions être sûrs à 100% que l'opération avait réussi » avant d'en faire état, a expliqué le Dr Hammouri, qui a préféré ne pas dévoiler le nom des bébés. 

« Les bébés sont en très bonne santé et ils pourront quitter le royaume jordanien d'ici deux ou trois semaines », a encore dit le chef de l'équipe chirurgicale. « Leur chance de survie est excellente et ils sont désormais hors de danger. » 

Il a fallu huit heures pour séparer les deux siamois sous la supervision du Dr Hammouri dont l'équipe était composée de 25 chirurgiens et conseillers techniques, selon lui. 

Les deux bébés siamois avaient été évacués avec leurs parents en février dernier à bord d'un avion médicalisé du Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique où les services de santé ont été dévastés par sept ans de guerre entre rebelles et pouvoir. 

Nés mi-décembre dans la capitale yéménite Sanaa, les deux garçons se trouvaient dans un état critique. 

« A leur arrivée en Jordanie, les bébés ne pesaient ensemble que 3,7 kilogrammes », a dit le Dr Hammouri. « Il fallait attendre que leur poids atteigne neuf kilogrammes avant de procéder à l'opération. » 

En février 2019, des bébés siamois dans une situation désespérée sont décédés deux semaines après leur naissance à Sanaa. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.