Armes chimiques: la Syrie sommée d'autoriser la venue d'inspecteurs

L'équipe d'inspecteurs ne se rendra pas à Damas si tous ses membres n'obtiennent pas un visa, a déclaré le directeur général de l'OIAC Fernando Arias. (Photo, AFP)
L'équipe d'inspecteurs ne se rendra pas à Damas si tous ses membres n'obtiennent pas un visa, a déclaré le directeur général de l'OIAC Fernando Arias. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 05 octobre 2021

Armes chimiques: la Syrie sommée d'autoriser la venue d'inspecteurs

  • La Syrie est soumise à de nouvelles pressions de l'OIAC après avoir refusé de délivrer un visa à un membre d'une équipe d'inspecteurs
  • Le régime du président Bachar al-Assad nie toujours utiliser des armes chimiques et affirme avoir remis tous ses stocks conformément à un accord conclu en 2013

LA HAYE : Les Etats membres du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont appelé lundi la Syrie à autoriser la venue sur son sol d'inspecteurs.

Ils estiment que Damas continue à enfreindre ses obligations concernant la vérification de l'éventuelle présence d'armes chimiques sur des sites susceptibles d'en produire ou d'en stocker.

La Grande-Bretagne, les Etats-Unis et leurs alliés ont également appelé la Russie à fournir des explications après l'empoisonnement en 2020 de l'opposant Alexeï Navalny, qui selon les experts occidentaux a été victime de l'agent neurotoxique Novitchok conçu à l'époque soviétique.

La Syrie est soumise à de nouvelles pressions de l'OIAC après avoir refusé de délivrer un visa à un membre d'une équipe d'inspecteurs qui doit s'y rendre en octobre.

"Il est impératif que la Syrie délivre les visas ... sans obstruction ou délai", a déclaré l'ambassadrice britannique Joanna Roper à l'issue d'une réunion à La Haye du Conseil exécutif des Etats membres de l'OIAC.

Mme Roper a également demandé à la Syrie à fournir de "explications" sur le sort de deux cylindres de chlore identifiés comme une preuve d'une attaque chimique menée contre la ville de Douma en 2018.

Les autorités syriennes ont récemment affirmé à l'OIAC que les deux cylindres avaient été détruits lors d'une attaque non précisée contre l'une de ses installations d'armes chimiques en juin.

Plus de 40 personnes avaient été tuées dans l'attaque contre Douma, ce qui avait incité les pays occidentaux à déclencher un barrage de missiles sur trois installations susceptibles de produire des armes chimiques.

L'équipe d'inspecteurs ne se rendra pas à Damas si tous ses membres n'obtiennent pas un visa, a déclaré le directeur général de l'OIAC Fernando Arias.

Selon M. Arias, les déclarations de Damas sur ses armes chimiques restantes "ne peuvent pas être considérées comme précises et complètes" en raison de "lacunes, d'incohérences et de contradictions qui ne sont toujours pas résolues".

Le régime du président Bachar al-Assad nie toujours utiliser des armes chimiques et affirme avoir remis tous ses stocks conformément à un accord conclu en 2013, après une attaque présumée au sarin, un agent neurotoxique, qui a tué 1 400 personnes à Ghouta dans la banlieue de Damas.

Londres et Washington ont également appelé la Russie à apporter des clarifications concernant l'empoisonnement de M. Navalny. Moscou a nié toute implication dans cet empoisonnement.

"La Fédération de Russie doit fournir des explications concernant l'utilisation d'une arme chimique contre M. Navalny sur son territoire, et déclarer ses armes chimiques restantes, dont l'agent (innervant) Novitchok", a déclaré l'ambassadeur américain Joseph Manso dans un communiqué.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.


Les Emirats arabes unis activent leur défense aérienne contre des missiles et drones venus d'Iran

La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
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  • "Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X
  • "Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones"

DUBAI: La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran.

"Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X.

"Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones", a ajouté la même source.