Made in the Emirates: des artistes émiratis exposent au Sotheby’s de Dubaï

Nasir Nasrallah, Vegetable Market Series, 2019. (Photo fournie)
Nasir Nasrallah, Vegetable Market Series, 2019. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 06 octobre 2021

Made in the Emirates: des artistes émiratis exposent au Sotheby’s de Dubaï

  • Les talents émiratis émergents s’appellent Augustine Paredes, Mohammed Khalid, Alaa Edris, Nasir Nasrallah et Sara Ahli
  • «Le développement de cette exposition, la première à caractère non commercial qu’organise Sotheby’s, nous a permis de bénéficier de davantage de liberté et de sortir des sentiers battus»

DUBAÏ: Au Sotheby’s de Dubaï, parmi de nombreuses pièces exceptionnelles, des bijoux et des objets éblouissants issus du patrimoine islamique, vingt œuvres rares de la maison Fabergé ainsi que de remarquables pièces d’art arabe moderne, on trouve un ensemble de productions contemporaines d’artistes particulièrement prometteurs qui vivent aux Émirats arabes unis (EAU).

Ces talents émiratis émergents s’appellent Augustine Paredes, Mohammed Khalid, Alaa Edris, Nasir Nasrallah et Sara Ahli. Leurs œuvres, mises en avant par une organisation artistique locale du nom d’«Engage 101», feront l'objet d'une présentation non commerciale dans le cadre de l'exposition Made in the Emirates organisée par le Sotheby's de Dubaï, qui présente des bijoux et des objets d'art fabriqués aux EAU.

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Alaa Edris, Reem Dream X, 2015. (Photo fournie)

La dernière décennie a marqué une période historique pour la création artistique des EAU, qui a véritablement pris son envol avec l’ouverture de musées et de grandes maisons de vente aux enchères internationales et l’important succès remporté par des foires d’art comme Art Dubai ou Abu Dhabi Art.

Engage 101 est l'une des organisations nées de cet essor impressionnant. Cette plate-forme locale de recherche artistique et de collection a été cofondée par la conservatrice Munira al-Sayegh et l'écrivain Gaith Abdulla. Elle mise sur le fait que, en valorisant les œuvres d'artistes émergents qui habitent les EAU auprès de collectionneurs internationaux et régionaux, la scène artistique locale du Royaume gagnera en visibilité.

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Mohamed Khalid, Flaccid series 1, 2020. (Photo fournie)

«Le développement de cette exposition, la première à caractère non commercial qu’organise Sotheby’s, nous a permis de bénéficier de davantage de liberté et de sortir des sentiers battus avec les œuvres que nous présentons», confie Abdulla à Arab News.

«La possibilité d’exposer des œuvres précédemment vendues à nos collectionneurs nous a inspirés. C’est la raison d’être de cette exposition», poursuit-il. «Il est vraiment gratifiant qu’un collectionneur prête pour la première fois une œuvre d’art à une exposition. Nous montrerons des pièces collectées lors de ventes précédentes ainsi que des œuvres plus récentes réalisées par nos précédents artistes; nous présenterons trois nouveaux créateurs avec lesquels nous collaborerons lors de notre prochaine vente.» 

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Augustine Paredes, A Boy Sleepinf in Hostel Beirut, 2017. (Photo fournie)

Engage 101 organise des ventes d’art trimestrielles qui comportent des œuvres d’artistes jamais présentés dans les galeries, des travaux de recherche et des programmes publics à travers une large diversité d’espaces, d’artistes et de publics, en rotation constante. Le siège du Sotheby’s de Dubaï, au DIFC (Dubai International Financial Center, un quartier de Dubaï, NDLR), compte désormais parmi ces sites.

«Au centre de notre plate-forme se trouvent trois piliers: les artistes, la recherche et les collectionneurs. Pour notre première exposition non commerciale en collaboration avec le Sotheby’s de Dubaï, nous avons été en mesure de mettre en valeur ces trois composantes et de faire voyager nos collectionneurs à travers divers processus, les amenant ainsi au cœur de l’exposition», indique Al-Sayegh à Arab News.

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Sarah Ahli, Balloon Stacks 5, 2021. (Photo fournie)

Les œuvres présentées par Engage 101 seront exposées aux côtés de pièces maîtresses de la vente Sotheby’s 20th Century Art/Middle East, ouverte aux enchères en ligne du 20 au 26 octobre prochain. La sélection comprend une peinture abstraite de Fahrelnissa Zeid, six œuvres du moderniste iranien Parviz Tanavoli et une toile géométrique audacieuse de l’artiste irako-britannique Athier Mousawi.

«L’exposition rassemble le meilleur des œuvres des EAU sous un même toit. Ces dernières cohabitent avec les pièces phares de notre vente aux enchères internationale destinée aux amateurs d’art de bijoux», se félicite Katia Nounou-Boueiz, directrice de Sotheby pour les EAU, dans un communiqué. «C’est l’occasion idéale pour les jeunes collectionneurs qui cherchent à acquérir des œuvres d’artistes des EAU nouveaux et réputés et à se familiariser avec leur production», conclut-elle.

L’exposition, gratuite, est ouverte au public à Sotheby’s Dubai, Gate Village 3, DIFC, du 4 au 7 octobre 2021.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les villages patrimoniaux transforment Al-Baha en un pôle de tourisme culturel

Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha, en Arabie saoudite, attirent cet été des visiteurs nationaux et internationaux. Grâce aux festivals, événements culturels et musées vivants, ces sites historiques vieux de plusieurs siècles deviennent de grandes destinations touristiques. (SPA)
Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha, en Arabie saoudite, attirent cet été des visiteurs nationaux et internationaux. Grâce aux festivals, événements culturels et musées vivants, ces sites historiques vieux de plusieurs siècles deviennent de grandes destinations touristiques. (SPA)
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  • Plus de 72 villages patrimoniaux et sites historiques sont actuellement restaurés et développés grâce à des partenariats entre les autorités publiques et les communautés locales
  • Parmi les destinations les plus connues figurent le village patrimonial de Dhee Ayn, le palais Bin Raqoush, la forteresse Bin Allas, Al-Atawlah, Al-Abadilah et le village Al-Mousa

RIYAD : Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha attirent de nombreux visiteurs cet été alors que festivals, événements culturels et musées vivants transforment des sites centenaires en attractions touristiques majeures, soutenant les ambitions du Royaume de développer le tourisme culturel dans le cadre de Vision 2030.

Plus de 72 villages patrimoniaux et sites historiques sont restaurés et valorisés grâce à la coopération entre les autorités et les communautés locales. Ces initiatives permettent de préserver l’identité culturelle saoudienne tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour les habitants dans les secteurs du tourisme, de l’hospitalité et des petites entreprises.

Parmi les destinations les plus connues de la région figurent le village patrimonial de Dhee Ayn, le palais Bin Raqoush, la forteresse Bin Allas, Al-Atawlah, ainsi que les villages d’Al-Abadilah et d’Al-Mousa. Situés dans les hauteurs d’Al-Baha et dans la plaine de la Tihama, ces sites mettent en valeur l’architecture traditionnelle, l’histoire locale et les anciennes civilisations, tout en accueillant des spectacles folkloriques, des jeux traditionnels, des démonstrations de broderie et d’artisanat, des ateliers de calligraphie arabe, des expositions de vêtements patrimoniaux et des expériences culinaires locales.

Le Festival patrimonial d’Al-Atawlah, l’un des événements phares de l’été dans la région, se déroule sur dix jours et recrée des traditions anciennes, notamment les cortèges nuptiaux et les rites d’hospitalité, offrant aux visiteurs une immersion dans le mode de vie et les coutumes sociales des générations précédentes.

Mahdi Al-Kanani, responsable du comité média du festival, a déclaré que ces villages sont devenus un pilier important de la préservation culturelle et du développement touristique.

« Ces villages permettent aux visiteurs de découvrir la vie sociale des générations précédentes, ainsi que les coutumes, les arts traditionnels et les métiers historiques de la région », a-t-il déclaré à Arab News. « Ils sont devenus un moteur important du tourisme et contribuent aux objectifs de Vision 2030. »

Mohammed Lafi, habitant d’Al-Baha, a indiqué que les projets de restauration ont permis de préserver le caractère historique des villages tout en améliorant les infrastructures afin d’accueillir un nombre croissant de visiteurs.

« Ces projets ont préservé l’identité architecturale authentique des villages tout en améliorant les services et les infrastructures, les transformant en destinations culturelles et touristiques sans compromettre leur valeur historique », a-t-il déclaré.

Lafi attribue l’augmentation du nombre de visiteurs à l’amélioration des infrastructures, à l’élargissement de l’offre d’événements et à une meilleure sensibilisation du public aux attractions de la région.

« La hausse du nombre de visiteurs est portée par la diversité des événements, l’amélioration des services, de meilleures routes et infrastructures, ainsi que par les efforts médiatiques qui ont permis de faire découvrir les villages patrimoniaux, les fermes, les hébergements ruraux et les paysages montagneux uniques d’Al-Baha », a-t-il déclaré.

Il a souligné que les communautés locales jouent un rôle essentiel dans le succès des festivals en accueillant les visiteurs, en organisant des événements et en valorisant l’artisanat et les produits traditionnels.

« Les habitants d’Al-Baha sont des partenaires de cette réussite grâce à leur hospitalité, leur participation à l’organisation des événements, la mise en valeur des produits locaux et la préservation des coutumes et traditions qui reflètent l’authenticité de la société saoudienne », a-t-il ajouté.

Selon Lafi, les festivals d’été ont également stimulé l’activité des hôtels, restaurants, cafés et entreprises familiales, tout en créant des opportunités d’emplois saisonniers pour les jeunes Saoudiens.

« Les festivals offrent aux familles productives une plateforme pour commercialiser leurs produits et augmenter leurs revenus, tout en donnant aux jeunes de précieuses opportunités d’emploi et d’expérience », a-t-il déclaré.

La restauration et la mise en valeur des villages patrimoniaux d’Al-Baha s’inscrivent dans la stratégie plus large de l’Arabie saoudite visant à préserver les sites historiques tout en les transformant en sites culturels et touristiques durables, contribuant à la diversification économique du Royaume et à la préservation de son patrimoine architectural et culturel pour les générations futures.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.