Mohammed Shandoul: figure montante du paysage artistique en Libye

L'artiste Mohammed Shandoul, un nom à retenir. (Fournie)
L'artiste Mohammed Shandoul, un nom à retenir. (Fournie)
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Publié le Mercredi 06 octobre 2021

Mohammed Shandoul: figure montante du paysage artistique en Libye

  • Apporter du bonheur aux autres et rendre l'art accessible au plus grand nombre, c’est la mission de l'artiste libyen
  • L'identité artistique de Shandoul s'affirme dans le choix de couleurs vives et amicales. «J'aime utiliser des couleurs relaxantes et en cohésion avec l'environnement où je me trouve», explique-t-il

PARIS: Si l'Égypte et la Tunisie sont connues du grand public pour leur scène culturelle dynamique, cela n'est pas le cas de la Libye voisine. Les raisons sont multiples et s'inscrivent dans le temps long. Pourtant, les artistes libyens ne manquent pas de talent, et encore moins de créativité. Arab News en français a souhaité mettre en lumière un acteur important de la vie culturelle et artistique libyenne: le muraliste Mohammed Shandoul.

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L'artiste Mohammed Shandoul, un nom à retenir. (Fournie)

 

De l'importance de l'art

L'art a changé la vie de Mohammed Shandoul. Sa biographie sur Instagram en témoigne, avec cette simple phrase lourde de sens: «L'art m'a sauvé». Le parcours artistique de «Shandoul» c'est ainsi qu'il est appelé chaleureusement en Libye coïncide avec le changement politique majeur en Libye: la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Un évènement culturel va à cette période changer le cours de sa vie. En 2012, à l'âge de 17 ans, il dessine sur les murs du Camp 77, à Bab al-Azizia, ancien quartier général du dirigeant déchu. «Ce fut pour moi une incroyable opportunité. Cette infime chance que l'on m'a donné a profondément transformé ma vie. C'est ainsi que j'ai découvert mon métier», raconte Shandoul d'un ton calme qui lui est propre.

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Fresque murale à Tripoli. (Fournie)

Ses œuvres ont ensuite rencontré des réactions mitigées. Au point qu’en 2015, il publie une autre phrase lourde de sens: «Personne ne me prend au sérieux en tant qu'artiste. L'art n'est pas un crime». Shandoul a néanmoins su modifier cette vision de la société, et notamment de son environnement par rapport à lui. «Ce changement s’est opéré grâce à mes innombrables efforts. J'ai su développer mes compétences et me surpasser. Je me suis rendu compte que je devais surtout mener un combat avec moi-même.»  

Ce combat, il ne l'exprime pas dans son art. Tout comme il n'utilise pas la peinture murale pour exprimer ses opinions politiques. «La situation est tellement mouvante en Libye. Aujourd'hui je peux être en accord avec des personnes, puis changer d'avis quelques jours plus tard. Il est difficile d'être affilié de façon concrète et continue à des idées ou à des courants politiques», concède le jeune artiste libyen.

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«L'art n'est pas un crime». (Fournie)

L'identité artistique de Shandoul s'affirme en revanche dans le choix de couleurs vives et amicales. «J'aime utiliser des couleurs relaxantes et en cohésion avec l'environnement où je me trouve. Il ne s'agit pas simplement pour moi d'exposer un dessin. Ce qui compte, c’est qu'il y ait une ambiance autour de ce dessin. Donner du bonheur aux autres est vital», explique-t-il. Shandoul a réussi à imposer son style. Au point de devenir un artiste incontournable de la scène culturelle libyenne.

 

Une implication culturelle indéniable

En juin 2021, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a confié à Shandoul, ainsi qu'à d'autres artistes libyens, un projet très important: aider les réfugiés à s'exprimer à travers l'art en contribuant à la mise en place de fresques murales.

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Shandoul au Deraz Corner. (Fournie)

Cette tâche importante s’explique en partie par l'important succès que l’artiste a rencontré lors d'un évènement organisé par Deraz Corner en octobre 2020. Sur la corniche de Tripoli, il a mis en place une fresque participative. «J'ai été surpris de voir autant de personnes se joindre au projet. Elles n'en revenaient pas de pouvoir dessiner, comme si c'était la première fois de leur vie. Les gens étaient très respectueux à mon égard, plus qu'il ne le faut», commente Shandoul.

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Les fresques murales de Mohammed Shandoul illuminent les rues de Tripoli et de Misrata. (Fournie)

Fort de ces expériences, l’artiste désire promouvoir l'art et la culture pour le plus grand nombre. «Je ne souhaite pas quitter la Libye. Je veux simplement pouvoir y mener une vie décente. Mon objectif est désormais d'organiser des ateliers pour permettre aux Libyens de réaliser que l'art est accessible, et de développer cette culture artistique dans mon pays.»

Pour toutes ces raisons, Shandoul est un rayon de soleil dans le paysage artistique libyen.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.