General Motors veut doubler ses revenus d'ici 2030 en ressemblant plus à Tesla

Le groupe de Détroit se positionne de plus en plus en concurrence directe avec Tesla. (Photo, AFP)
Le groupe de Détroit se positionne de plus en plus en concurrence directe avec Tesla. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 07 octobre 2021

General Motors veut doubler ses revenus d'ici 2030 en ressemblant plus à Tesla

  • Le groupe a des atouts à faire valoir, a assuré sa patronne Mary Barra: une main d'oeuvre qualifiée et un réseau de concessionnaires établi
  • Grâce à ses capacités existantes, le constructeur sera notamment en mesure de proposer des véhicules électriques vraiment abordables, a assuré Barra

NEW YORK : General Motors a dévoilé mercredi un objectif ambitieux: doubler son chiffre d'affaires annuel d'ici 2030 non seulement en vendant bien plus de véhicules électriques mais aussi en proposant des nouveaux services et logiciels, dont un système avancé d'aide à la conduite.

Le numéro un de l'automobile aux États-Unis cherche à convaincre les investisseurs que GM, valorisé 78 milliards de dollars en Bourse, peut être considéré comme une entreprise d'avenir au même titre que Tesla, valorisé dix fois plus à Wall Street.

Le groupe, qui a dégagé un chiffre d'affaires moyen de 140 milliards de dollars les cinq dernières années, a déjà annoncé vouloir consacrer 35 milliards de dollars d'ici 2025 aux véhicules électriques et autonomes avec comme objectif de proposer à cette date 30 modèles n'émettant pas d'émissions. 

Plus de la moitié des usines du groupe en Amérique du Nord et en Chine devraient être capables de produire des véhicules électriques d'ici 2030, a précisé GM mercredi à l'ouverture de deux jours de présentations aux investisseurs. Le groupe aspire à produire uniquement des voitures sans émission en 2035.

Le vénérable constructeur a des atouts à faire valoir, a assuré sa patronne Mary Barra: une main d'oeuvre qualifiée, des bâtiments déjà construits, un réseau de concessionnaires établi. 

"Lorsque nous appuyons sur la pédale d'accélérateur, nous pouvons vraiment évoluer assez rapidement", a-t-elle souligné lors d'un briefing avec la presse. 

Grâce à ses capacités existantes, le constructeur sera notamment en mesure de proposer des véhicules électriques "vraiment abordables", a assuré Mme Barra.

GM prévoit ainsi d'offrir, à une date indéterminée, un SUV Chevrolet à environ 30  000 dollars.

Convaincre les clients

Pour générer des revenus supplémentaires, le groupe compte parallèlement sur le développement de sa plateforme Ultifi, qui propose divers services et logiciels souvent disponibles sur abonnements. 

Elle sera bientôt agrémentée d'une version améliorée de son système d'aide à la conduite Super Cruise, qui permet actuellement aux propriétaires de certaines Cadillac de rouler sur autoroute sans les mains sur le volant, mais toujours sous surveillance.

Baptisée Ultra Cruise, la nouvelle solution devrait permettre in fine de laisser la voiture manoeuvrer 95% du temps, y compris en ville. Le conducteur pourrait n'avoir à reprendre le volant que dans les zones de construction ou sur les intersections complexes par exemple.

GM prévoit de proposer Ultra Cruise à partir de 2023 sur des modèles haut de gamme, au fur et à mesure de leur sortie. La solution actuellement disponible sur Cadillac, Super Cruise, serait, parallèlement, étendue à des véhicules plus standard. 

Le groupe de Détroit se positionne ainsi un peu plus en concurrence directe avec Tesla, qui propose déjà un système d'assistance à la conduite de régulation de vitesse et de changement de voie sur autoroutes sur tous ses véhicules sous le nom d'Autopilot et travaille au déploiement d'un système de conduite autonome plus complet. 

Pour doubler son chiffre d'affaires d'ici 2030, GM compte aussi sur une "croissance modérée" de son portefeuille actuel de véhicules thermiques ainsi que sur le développement de solutions de financement et d'assurance, de son service de livraisons BrightDrop et de ses activités dans la défense.

Le constructeur mise aussi sur sa filiale de véhicules autonomes Cruise, qui devrait commencer sous peu à proposer des trajets payants dans des véhicules sans chauffeur et rapporter éventuellement 50 milliards de dollars par an en 2030. 

Le groupe s'attend au total à dégager 275 à 315 milliards de dollars par an en 2030 avec une marge d'exploitation de 12% à 14%.

"Le marché reste sceptique sur la capacité de GM à tirer son épingle du jeu face à des acteurs plus avancés sur les véhicules électriques" comme Tesla ou les start-up uniquement dédiées à ce secteur, a relevé Dan Ives, analyste chez Wedbush Securites.

D'autant plus que l'entreprise souffre particulièrement de l'actuelle pénurie de semi-conducteurs et doit gérer un rappel sur son seul modèle électrique actuellement disponible en Amérique du Nord, la Chevrolet Bolt, en raison de défauts sur les batteries pouvant entraîner des incendies.

Mais, estime M. Ives, les nouveaux objectifs sont "atteignables" si GM parvient bien à convaincre ses clients de privilégier les électriques.


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
Short Url
  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
Short Url
  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Short Url
  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.