Israël et le Hamas utilisent les dépouilles comme monnaie d'échange

Un jeune manifestant palestinien utilise une fronde lors d'une manifestation contre les colonies israéliennes à Beita, en Cisjordanie occupée, vendredi. (Photo, Reuters)
Un jeune manifestant palestinien utilise une fronde lors d'une manifestation contre les colonies israéliennes à Beita, en Cisjordanie occupée, vendredi. (Photo, Reuters)
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Publié le Samedi 09 octobre 2021

Israël et le Hamas utilisent les dépouilles comme monnaie d'échange

  • Les Palestiniens et les groupes de défense des droits humains considèrent la pratique de la détention de dépouilles comme une forme de punition collective
  • Israël détient les dépouilles d'au moins 82 Palestiniens depuis que cette politique a été établie en 2015. Le Hamas détient les restes de 2 soldats israéliens

CISJORDANIE : Plus d'un an après que son fils a été tué par les forces israéliennes dans des circonstances controversées en Cisjordanie occupée, Moustafa Erekat cherche toujours la dépouille de son fils.

C'est l'un des dizaines de cas dans lesquels Israël détient les dépouilles de Palestiniens tués dans le conflit, prétextant la nécessité de dissuader les attaques et potentiellement de les échanger contre les corps de deux soldats israéliens détenus par le groupe militant palestinien Hamas dans la bande de Gaza.

Les Palestiniens et les groupes de défense des droits de l’homme considèrent la pratique de la détention de dépouilles comme une forme de punition collective qui inflige des souffrances supplémentaires aux familles endeuillées.

«Ils n'ont pas le droit de garder la dépouille de mon fils, et c'est mon droit d'avoir de bonnes funérailles pour mon fils», a souligné Erekat.

Le Centre d'aide juridique et des droits de l'homme de Jérusalem, un groupe de défense des droits des Palestiniens, affirme qu'Israël détient les dépouilles d'au moins 82 Palestiniens depuis que cette politique a été établie en 2015.

Le centre affirme que beaucoup sont enterrés dans des cimetières secrets où les fosses ne sont marquées que par des plaques de numéros. Le Hamas détient aussi les restes des deux soldats israéliens tués pendant la guerre de Gaza en 2014.

Le ministre de la Défense Benny Gantz a déclaré à l'époque que la détention des dépouilles empêchera les attaques et aidera à assurer le retour des prisonniers et des dépouilles israéliens. Le ministère de la Défense a refusé de faire des commentaire sur de telle politique.

L'une dépouilles est celle du fils d'Erekat, Ahmed, qui, selon des responsables israéliens, a été tué par balle après avoir pénétré, d'une façon délibéré, dans un poste de contrôle militaire en juin 2020.

Ahmed devait se marier bientôt, a confessé son père: «Il avait une maison qui était prête pour lui».  À ce jour, il n'a aucune idée de l'endroit où se trouvent la dépouille de son fils.

Omar Shakir, directeur des affaires Israéliennes et Palestiniennes à Human Rights Watch, basé à New York, a annoncé qu'Israël avait transformé «les dépouilles en monnaie d'échange». La politique «punit délibérément et illégalement les familles des personnes décédées, qui ne sont accusées d'aucun acte répréhensible», a-t-il ajouté.

Israël a une longue histoire d'échange de prisonniers et de dépouilles avec ses ennemis.

En 2011, Israël a échangé plus de 1 000 prisonniers palestiniens contre un soldat israélien qui avait été capturé par des militants palestiniens cinq ans plus tôt et qui était détenu à Gaza.

En 2008, il a également échangé cinq prisonniers libanais et les dépouilles de près de 200 Libanais et Palestiniens tués au combat, contre les dépouilles de deux soldats israéliens capturés par le groupe du Hezbollah deux ans plus tôt.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.