La Fifa propose une Coupe du monde co-organisée par les Emirats et Israël

Le trophée de la Coupe du Monde de la FIFA. (Photo, AFP
Le trophée de la Coupe du Monde de la FIFA. (Photo, AFP
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

La Fifa propose une Coupe du monde co-organisée par les Emirats et Israël

  • Le président de la Fifa, en déplacement en Israël, a rappelé «l'accord historique» conclu entre la Fédération israélienne de football et la fédération des Emirats arabes unis
  • «La Fifa veut mettre le football au service de la société, de faire vraiment une différence en apportant sa contribution, là où c'est possible, à la paix et la stabilité dans la région»

ZURICH : L'hypothèse d'une Coupe du Monde co-organisée par Israël et un ensemble de pays voisins menés par les Emirats arabes unis a été évoquée entre Israël et le président de la Fifa, présent lors d'un colloque organisé en Israël.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a indiqué, dans un bref communiqué, que le patron de l'instance mondiale du football, Gianni Infantino, "a lancé l'idée qu'Israël puisse accueillir la Coupe du monde 2030 avec d'autres pays de la région menés par les Emirats arabes unis", lors d'échanges entre les deux hommes.

"Je pense que co-organiser est l'avenir et donc pourquoi ne pas en rêver et y penser, que ce soit au niveau senior, junior, pour les hommes ou les femmes, parce que la Coupe du monde de la Fifa a cette magie unique de rassembler et d'unir les gens", a de son côté répondu Gianni Infantino, quand on lui a demandé si Israël pourrait un jour co-organiser l'évènement avec des pays de la région.

Le président de la Fifa, en déplacement en Israël, s'exprimait lors d'un colloque organisé par le Jerusalem Post, et a rappelé "l'accord historique" conclu entre la Fédération israélienne de football et la fédération des Emirats arabes unis, selon un communiqué de la Fifa.

Selon le communiqué du Premier ministre, Steven Mnuchin, l'ancien secrétaire américain au Trésor sous Donald Trump, redevenu producteur de cinéma, était présent lors de l'entretien tout comme l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman.

L'administration Trump avait initié ce qui est connu sous le nom "d'accords d'Abraham", qui ont vu plusieurs pays arabes normaliser leurs relations avec Israël.

Les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont normalisé en 2020 leurs relations avec Israël, sous l'impulsion de Donald Trump et de son gendre, Jared Kushner, architecte de cette stratégie.

Lors de son intervention au colloque, M. Infantino a souligné à quel point une Coupe du monde est devenue "un énorme événement et pas juste un rendez-vous sportif", qui suppose de vendre 3 à 4 millions de billets, de recevoir 1,5 à 2 millions de visiteurs et qui est regardé par 4 milliards de téléspectateurs.

"Il a réitéré que la Fifa veut mettre le football au service de la société, de faire vraiment une différence en apportant sa contribution, là où c'est possible, à la paix et la stabilité dans la région", selon le communiqué de la Fifa.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.