Les ports britanniques en proie aux embouteillages de conteneurs

Cette situation qui dure depuis plus d'un an, se prolongera encore pendant 6 à 9 mois. (Photo, AFP)
Cette situation qui dure depuis plus d'un an, se prolongera encore pendant 6 à 9 mois. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Les ports britanniques en proie aux embouteillages de conteneurs

  • La congestion touche les ports au niveau mondial à cause des perturbations du trafic liées à la pandémie
  • La situation est aggravée par une sévère pénurie de chauffeurs routiers qui fait s'accumuler les conteneurs dans les ports faute de camions pour les transporter

LONDRES : La congestion qui touche les ports au niveau mondial et qui a contraint récemment plusieurs porte-conteneurs à se dérouter de l'Angleterre vers des ports Européens va durer encore 6 à 9 mois, a indiqué mercredi à l'AFP l'Association des ports britanniques (BPA).

Cette situation dure "depuis plus d'un an", à cause des perturbations du trafic mondial liées à la pandémie et elle "va durer pendant encore 6 à 9 mois, a déclaré Mark Simmonds, directeur des affaires externes de la BPA.

Plusieurs porte-conteneurs géants, pleins de marchandises pour Noël, ont dû être redirigés depuis Felixstowe, le plus grand port de containers du pays, sur la côte est, vers des ports européens à cause d'embouteillages dans ses terminaux, a annoncé mardi le géant du transport maritime Maersk.

Ces gros cargos accostent alors dans d'autres ports comme Rotterdam ou Anvers, puis la marchandise est transférée dans des navires plus petits qui les ramènent à Felixstowe.

Le port anglais, qui traite 36% du volume du fret maritime britannique par conteneur, fait partie "des 3-4 ports les plus touchés au monde", selon Maersk.

Mais le blocage n'est pas spécifique au Royaume-Uni, selon l'association des ports britanniques, qui affiche des temps d'attente à l'entrée de ses terminaux "bien inférieurs" à la moyenne mondiale, qui est "d'environ une semaine". La situation "est bien pire en Chine et aux Etats-Unis", affirme M. Simmonds.

Selon lui, un bateau qui quitte la Chine ou le Moyen-Orient une semaine plus tard que prévu et accumule du retard au cours de ses escales rend l'organisation du planning difficile dans les ports à l'arrivée au Royaume-Uni. Les ports "sont tous connectés".

Les commerces "commencent en septembre-octobre à remplir leurs entrepôts pour Noël", ce qui crée un pic de transport à ce moment de l'année, mais toutes les marchandises pourront être importées à temps, assure M. Simmonds, de l'Association des ports britanniques.

La situation dans le pays est aggravée par une sévère pénurie de chauffeurs routiers - il en manque 100 000 - qui fait s'accumuler les conteneurs dans les ports faute de camions pour les transporter.

"Il y a clairement un problème complexe, en particulier avec les chauffeurs de poids-lourds, pas seulement ici mais à travers l'Europe", a réagi mercredi Oliver Dowden, coprésident du parti Conservateur au pouvoir, à SkyNews.

Le gouvernement "travaille à résoudre ces problèmes" et la situation dans le port de Felixstowe "s'améliore", a-t-il assuré, se disant "convaincu que les gens pourront acheter leurs jouets pour Noël."

Une porte-parole de Maersk a de son côté indiqué que la situation n'avait pas évolué depuis mardi pour l'accès de ses navires à Felixstowe.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.