Handicap: une campagne pour «dépasser les préjugés»

Une personne handicapée est poussée sur un fauteuil roulant avant une session de Handi-Surf avec un professeur d'une école de surf locale sur la plage de la ville d'Hendaye au Pays basque français le 8 octobre 2021. (Gaizka Iroz/AFP)
Une personne handicapée est poussée sur un fauteuil roulant avant une session de Handi-Surf avec un professeur d'une école de surf locale sur la plage de la ville d'Hendaye au Pays basque français le 8 octobre 2021. (Gaizka Iroz/AFP)
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Publié le Vendredi 15 octobre 2021

Handicap: une campagne pour «dépasser les préjugés»

  • Déclinée sur internet, à la télévision, au cinéma et par affichage, cette campagne de sensibilisation est la première mise en œuvre par les pouvoirs publics sur ce sujet depuis plus de 15 ans
  • Dans les trois clips réalisés par le comédien et cinéaste Yvan Attal, des personnes handicapées sont confrontées à des regards surpris mais pour une autre raison que leur handicap

PARIS : «Voir les personnes avant le handicap» car il ne les «définit pas»: le gouvernement lance lundi une campagne nationale de communication pour «faire changer le regard» et «dépasser les préjugés».

Déclinée sur internet, à la télévision, au cinéma et par affichage, cette campagne de sensibilisation est la première mise en œuvre par les pouvoirs publics sur ce sujet depuis plus de 15 ans. Elle veut «interpeller les spectateurs sur leur propre regard», indique-t-on au secrétariat d'Etat chargé du handicap.

Dans les trois clips réalisés par le comédien et cinéaste Yvan Attal, des personnes handicapées sont confrontées à des regards surpris mais pour une autre raison que leur handicap. Comme dans cette vidéo où un collégien s'attable à la cantine au côté d'un jeune de son âge qu'il ne connaît pas. Au moment où le premier laisse apercevoir sa prothèse de bras, le second s'exclame «j'y crois pas!» Mais pour ajouter aussitôt: «Enfin quelqu'un qui aime les betteraves et les choux de Bruxelles comme moi!»

La campagne, d'un coût de 3,5 millions d'euros, se décline également sous forme de 10 portraits photographiques, réalisés par Sylvie Lancrenon, dont les légendes évoquent les passions ou compétences des modèles (le sport, les jeux vidéo, le théâtre...) mais pas leur handicap.

«Le but, c'est de dire qu'on s'arrête encore trop au handicap des gens, alors qu'il faut voir la personne avant tout», a expliqué à l'AFP la secrétaire d'Etat chargée du dossier Sophie Cluzel.

«Il y a encore une trop grande défiance, trop de gens qui pensent par exemple +le handicap à l'école, c'est possible, mais pas dans la classe de mon enfant+», a-t-elle ajouté.

Les valeurs spontanément associées au handicap sont encore globalement négatives, trop souvent liées au malheur, à la difficulté ou à la souffrance, souligne le gouvernement: selon une étude Harris Interactive menée en avril dernier pour la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), 64% des personnes interrogées estiment que le handicap est un «obstacle au bonheur et à une vie épanouie», et 19% que les personnes handicapées «ne sont pas capables de travailler» - un chiffre qui monte même à 35% chez les moins de 35 ans.

Face à ces préjugés, les promoteurs de la campagne assument leur choix d'un «ton bienveillant et engageant».

Un parti pris qui, justement, «laisse sur leur faim» les associations, a indiqué à l'AFP Arnaud de Broca, président du Collectif Handicaps.

«Sur le principe, on ne peut que se réjouir du lancement d'une campagne sur ce thème. Mais nous nous interrogeons sur la pertinence de ce message» qui laisse entendre «que tout va bien», a poursuivi M. de Broca. Face à des «discriminations multiples», «nous aurions attendu une campagne plus percutante, qui fasse davantage réfléchir», a-t-il ajouté.


Mélenchon considère Borne comme une «libérale jusqu'au bout des ongles»

Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse à Paris, le 19 mai 2022 (Thomas SAMSON / AFP).
Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse à Paris, le 19 mai 2022 (Thomas SAMSON / AFP).
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  • «Mme Borne a un casier de maltraitance sociale extrêmement chargé. Elle est libérale jusqu'au bout des ongles et elle va au bout de sa logique», a déclaré le chef de file LFI Jean-Luc Mélenchon
  • A ce titre, le leader insoumis a notamment rappelé que la nouvelle cheffe du gouvernement avait «changé le régime d'allocation chômage»

PARIS : Jean-Luc Mélenchon a considéré dimanche qu’Élisabeth Borne était "libérale jusqu'au bout des ongles", ironisant sur les commentaires visant à dépeindre la nouvelle Première ministre comme une femme de gauche.

"Mme Borne a un casier de maltraitance sociale extrêmement chargé. Je ne lui fais pas un procès d'intentions. Je pense que c'est une femme cohérente. Je la respecte. Elle est libérale jusqu'au bout des ongles et elle va au bout de sa logique", a déclaré le chef de file LFI au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

A ce titre, le leader insoumis a notamment rappelé que la nouvelle cheffe du gouvernement avait, dans ses précédents portefeuilles ministériels, "aboli le statut des cheminots" ou encore "changé le régime d'allocation chômage".

Alors que l'exécutif s'apprête à dévoiler de nouvelles mesures anti-inflation, M. Mélenchon, qui souhaite que les prochaines élections législatives lui permettent d'accéder à Matignon, a balayé les propositions de l'actuelle majorité pour tenter d'enrayer la hausse des prix.

En référence au chèque alimentation annoncé par l'exécutif, M. Mélenchon a considéré qu'il n'était "pas la réponse" sans pour autant le refuser en bloc. 

"Il y a des moments où c’est bien qu’il y ait des chèques (...) mais ce n'est pas la réponse", a déclaré M. Mélenchon car c'est "le trésor public qui alimente le trésor privé". 

"Je suis pour le blocage des prix", a-t-il rappelé, insistant pour trouver la solution qui permettra d'arrêter "la spirale inflationniste" en particulier sur les carburants et les prix de l'énergie. 


Retraites : Borne fait le voeu de «ne pas mentir» aux Français

La Première ministre française et candidate à la députation Elisabeth Borne visite une ferme laitière à Bernières-le-Patry, le 21 mai 2022, lors d'une visite de campagne dans la 6e circonscription du Calvados (Photo, AFP).
La Première ministre française et candidate à la députation Elisabeth Borne visite une ferme laitière à Bernières-le-Patry, le 21 mai 2022, lors d'une visite de campagne dans la 6e circonscription du Calvados (Photo, AFP).
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  • La Première ministre Elisabeth Borne défend dimanche dans le JDD le projet de réforme des retraites
  • Pour la Première ministre annoncer aux Français qu’ils vont travailler moins, brandir la retraite à 60 ans, c’est leur mentir

PARIS: La Première ministre Elisabeth Borne défend dimanche dans le JDD le projet de réforme des retraites, insistant sur son voeu de "ne pas mentir" aux Français.

"Ceux qui voudraient faire croire (que la réforme des retraites) n’est pas indispensable ne disent pas la vérité aux Français", affirme la cheffe du gouvernement.

Emmanuel Macron a proposé pendant la campagne présidentielle de "décaler l'âge légal" de départ à la retraite "de 4 mois par an" pour le porter "en 2031 à 65 ans", avec un dispositif de "carrières longues" et un autre de "pénibilité".

"L’enjeu, pour notre pays, est d’assurer la force de notre modèle social, de poursuivre le progrès social et d’investir, notamment dans la santé et l’éducation", plaide Mme Borne : "Le président de la République a pris des engagements clairs : ni hausse d’impôts, ni augmentation de la dette. Or, nous vivons de plus en plus longtemps, le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités diminue… Si on veut préserver le système de retraite par répartition, auquel nos concitoyens sont attachés, il faudra progressivement travailler un peu plus longtemps".

La retraite à 65 ans "n’est pas un totem", assure-t-elle, "mais il faut assurer le financement de notre modèle social. Et annoncer aux Français qu’ils vont travailler moins, brandir la retraite à 60 ans, c’est leur mentir. C’est ce qu’a fait le RN pendant des années. C’est aussi une mesure que l’on retrouve dans le programme de la Nupes et qui n’est pas crédible. Les promesses façon +demain, on rase gratis+, les Français n’y croient pas. Moi, je ne leur mentirai pas.".


France: manifestation contre un projet d'usine d'un groupe danois, jugée polluante

Cette vue générale montre une brume de pollution sur Lyon, dans le sud-est de la France, le 15 octobre 2021. (Photo, AFP)
Cette vue générale montre une brume de pollution sur Lyon, dans le sud-est de la France, le 15 octobre 2021. (Photo, AFP)
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  • Le projet avait pourtant reçu un avis défavorable après une enquête publique concluant aux nuisances du site, liées notamment à son impact environnemental
  • Samedi, 400 à 500 manifestants ont critiqué une usine «qui serait une des plus polluantes de France» et dénoncé un «déni de démocratie»

LILLE : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi dans le nord de la France contre un projet d'une usine de laine de roche du géant danois Rockwool, dénonçant notamment la pollution de l'air qu'il génèrerait.

Leader mondial de la fabrication d'isolants en laine de roche, Rockwool a été autorisé l'an dernier de la préfecture de l'Aisne à exploiter l'usine à Courmelles, un village au sud de la ville de Soissons, dans le département de l'Aisne.

Le projet avait pourtant reçu un avis défavorable après une enquête publique concluant aux nuisances du site, liées notamment à son impact environnemental dans ce département essentiellement rural.

Samedi, 400 à 500 manifestants ont critiqué une usine "qui serait une des plus polluantes de France" et dénoncé un "déni de démocratie" mais aussi la production d'un produit utilisé pour l'isolation thermique "non durable, non recyclable, déjà obsolète", selon le collectif d'opposants Stop Rockwool.

Le conseil municipal de Courmelles s'est lui aussi prononcé, à l'unanimité, contre cette implantation, tout comme de nombreux riverains et un collectif de médecins qui alerte sur le rejet de substances toxiques dans l'atmosphère (particules fines, ammoniac, acide chlorhydrique...).

Dans ce bras de fer, les deux parties ont saisi le tribunal administratif.

Les associations s'opposant au projet ont déposé des recours contre l'arrêté préfectoral en juillet 2021 tandis que la préfecture de l'Aisne et la société Rockwool ont attaqué l'arrêté municipal refusant le permis de construire.

Sur son site internet, Rockwool explique transformer une ressource naturelle abondante en des produits qui répondent aux "plus grands défis de notre monde" en améliorant les performances thermiques des bâtiments.