L'ONU exige un cessez-le-feu à Marib pour un «passage sûr» de l’aide humanitaire

La situation sécuritaire a été particulièrement difficile dans la région d'Abedia à Marib. (Photo, AFP)
La situation sécuritaire a été particulièrement difficile dans la région d'Abedia à Marib. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 16 octobre 2021

L'ONU exige un cessez-le-feu à Marib pour un «passage sûr» de l’aide humanitaire

  • Les provinces de Marib, Shabwa et Al-Bayda ont toutes connu une escalade des combats ces dernières semaines
  • La coalition est entrée en guerre en 2015, après que les Houthis ont pris le contrôle de la capitale Sanaa l'année précédente

SANAA : L'ONU a appelé à l'arrêt des combats dans une région de la province de Marib, riche en pétrole, qui oppose les forces gouvernementales soutenues par la coalition arabe à la milice houthie soutenue par Téhéran.

Les provinces de Marib, Shabwa et Al-Bayda ont toutes connu une escalade des combats ces dernières semaines, entraînant «un impact dévastateur sur les civils», selon David Gressly, le coordinateur humanitaire de l'ONU pour le Yémen.

La situation en matière de sécurité a été particulièrement difficile dans le district d'Abedia à Marib, où l'ONU affirme que le mouvement de l'aide humanitaire et quelque 35 000 personnes ont été «extrêmement restreints», dont 17 000 personnes «très vulnérables» qui ont trouvé refuge là-bas pour fuir les conflits dans d'autres régions du Yémen.

«J'appelle toutes les parties impliquées dans les combats à accepter maintenant une cessation des hostilités dans le district d'Abedia afin de permettre le passage en toute sécurité des civils et des travailleurs humanitaires, et pour l'évacuation de tous les blessés dans les combats», a indiqué Gressly dans une déclaration.

Les combats à Marib –  où les Houthis se battent pour s'emparer de la capitale provinciale de Marib, le dernier bastion du gouvernement dans le nord du Yémen –  ont déplacé quelque 10 000 personnes rien qu'en septembre, le chiffre mensuel le plus élevé jusqu'à présent cette année.

Abedia se trouve à environ 100 km de la ville de Marib, qui comptait entre 20 000 et 30 000 habitants avant la guerre, mais qui a vu sa population atteindre des centaines de milliers de personnes à cause des déplacements des premières lignes de front.

Avec environ 139 camps de réfugiés dans la province de Marib, selon le gouvernement, qui accueillent environ 2,2 millions de personnes, de nombreux civils déplacés sont à nouveau pris dans la ligne de mire.

Les Houthis ont commencé une grande offensive dans le but de s'emparer de Marib en février et, après une certaine accalmie, ils ont renouvelé leur campagne militaire en septembre, provoquant un bombardement aérien intense de la part de la coalition.

La coalition est entrée en guerre en 2015, après que les Houthis ont pris le contrôle de la capitale Sanaa l'année précédente.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com