L'Iran condamne l'ex-chef de la banque centrale à 10 ans de prison

Sur cette photo d'archive prise le 17 janvier 2016, Valiollah Seif (à droite) alors directeur de la Banque centrale d'Iran, s'entretient avec le directeur iranien de l'Organisation de l'énergie atomique (IAEO) Ali Akbar Salehi. (Dossier/AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 17 janvier 2016, Valiollah Seif (à droite) alors directeur de la Banque centrale d'Iran, s'entretient avec le directeur iranien de l'Organisation de l'énergie atomique (IAEO) Ali Akbar Salehi. (Dossier/AFP)
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Publié le Samedi 16 octobre 2021

L'Iran condamne l'ex-chef de la banque centrale à 10 ans de prison

  • Seif a été gouverneur de la banque centrale iranienne pendant cinq ans jusqu'en 2018 sous l'ancien président Hassan Rouhani
  • En plus de violer le système monétaire, Valliollah Seif a également joué un rôle dans la contrebande de devises étrangères

TEHERAN : Un tribunal a condamné l'ancien gouverneur de la banque centrale iranienne à 10 ans de prison pour violation du système monétaire du pays, a déclaré samedi un porte-parole de la justice.

En plus de violer le système monétaire, Valliollah Seif a également joué un rôle dans la contrebande de devises étrangères, a précisé le porte-parole de la justice Zabihollah Khodaeian à la télévision d'État.

Ahmad Araghchi, alors député de Seif, a été condamné à huit ans pour les mêmes chefs d'accusation, souligne Khodaeian. Huit autres ont également été condamnés à diverses peines de prison, dit-il. Tous les prévenus ont le droit de faire appel.

Seif a été gouverneur de la banque centrale iranienne pendant cinq ans jusqu'en 2018 sous l'ancien président Hassan Rouhani. Araghchi a été son adjoint de 2017 à 2018.

La télévision d'État indique qu’ils ont été impliqués dans des violations du marché des devises en 2016, à une époque où le rial iranien avait subi des pertes de valeur considérables par rapport aux principales devises étrangères.

Les accusés ont injecté illégalement 160 millions de dollars (137 millions d’euros) et 20 millions d'euros sur le marché, souligne la télévision d'État.

Le taux de change du rial était de 39 000 pour 1 $ en 2017 au début du mandat d'Araghchi, mais il a atteint plus de 110 000 pour 1 $ au moment où il a été limogé en 2018. Le changement a coïncidé en partie avec les sanctions américaines sévères imposées à Téhéran.

Le rial est passé d'un taux d'environ 32 000 rials pour 1 $ au moment de l'accord nucléaire iranien de 2015 avec les puissances mondiales à environ 27 000 rials pour 1 $ ces derniers mois. La devise s'est redressée de manière inattendue pendant un certain temps après la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord nucléaire et de réimposer des sanctions commerciales paralysantes à l'Iran en 2018.

Les sanctions ont fait fortement chuter les exportations de pétrole de l'Iran, principale source de revenus du pays.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.