Soudan: des milliers de pro-armée campent jusqu'à la «chute du gouvernement»

Des manifestants soudanais participent à un rassemblement exigeant la dissolution du gouvernement de transition, devant le palais présidentiel à Khartoum le 16 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des manifestants soudanais participent à un rassemblement exigeant la dissolution du gouvernement de transition, devant le palais présidentiel à Khartoum le 16 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 17 octobre 2021

Soudan: des milliers de pro-armée campent jusqu'à la «chute du gouvernement»

  • À l'extérieur du palais présidentiel, les manifestants ont scandé: «Nous resterons là où nous sommes... nous voulons la dissolution de ce gouvernement»
  • Samedi soir, les manifestants ont dressé des tentes devant le palais présidentiel pour demander le renvoi du gouvernement du Premier ministre Abdallah Hamdok

KHARTOUM : Des milliers de Soudanais ont annoncé samedi soir qu'ils ne quitteraient les abords du palais présidentiel qu'une fois le gouvernement remplacé par des militaires, durcissant le bras de fer qui met en péril la transition post-dictature.

Dans une scène qui rappelle les rassemblements qui ont mis fin à 30 années de règne sans partage de l'ex-président Omar el-Béchir en 2019, des participants à ce sit-in annoncé comme illimité montaient des tentes aux portes du palais de Khartoum qui abrite désormais les autorités de transition.

La manifestation était organisée par une faction dissidente des Forces pour la liberté et le changement (FFC), une alliance civile qui a été le fer de lance des manifestations anti-Bachir et est devenue un élément clé de la transition. 

À l'extérieur du palais présidentiel, les manifestants ont scandé: "Nous resterons là où nous sommes... nous voulons la dissolution de ce gouvernement".

"On va rester", prévient Abdennabi Abdelillah, un manifestant venu de l'Est, l'une des régions les plus riches en ressources du pays et pourtant l'une des plus négligées. "On veut un gouvernement qui sait ce qui se passe dans l'Est", martèle-t-il à l'AFP. "Et le limogeage du gouvernement actuel".

Samedi soir, les manifestants ont dressé des tentes devant le palais présidentiel pour demander le renvoi du gouvernement du Premier ministre Abdallah Hamdok, un ancien économiste des Nations unies dont les réformes soutenues par le FMI ont appauvri de nombreux Soudanais.

Depuis la chute de l'autocrate soudanais en 2019, militaires et civils ont formé un Conseil souverain et un gouvernement censés mener le pays à des élections -- un horizon repoussé pour le moment à fin 2023. 

Armée, justice et égalité

Mais l'union sacrée de la "révolution" a fait long feu et les fractures se creusent désormais, entre les deux camps et en leur sein même.

Pour le Premier ministre Abdallah Hamdok -- déjà fragilisé par un coup d'Etat manqué le 21 septembre, ces "divisions profondes" sont la "crise la plus dangereuse" pour la transition et menacent la voie du Soudan vers la démocratie.

Signe que la hache de guerre est déterrée même entre civils, les appels à manifester samedi contre le gouvernement de ce technocrate en place depuis 2019 ont été lancés par une faction séditieuse des Forces pour la liberté et le changement (FLC, coalition civile de la "révolution") emmenée par deux anciens chefs rebelles, dont son ministre des Finances.

Leurs partisans veulent un "gouvernement militaire" pour sortir le Soudan du marasme politique et économique. "C'est l'armée qui nous donnera notre pain", ont-ils scandé.

"Le cabinet actuel a échoué et seule l'armée peut nous apporter la justice et l'égalité", a expliqué à l'AFP Abboud Ahmed, un agriculteur qui se décrit comme "pauvre".

"Il n'y a aucune stabilité et la vie est trop chère", poursuit l'homme de 50 ans dans un des pays les plus pauvres au monde, pris en étau entre une inflation avoisinant les 400% et une austérité décrétée par le Fonds monétaire international (FMI).

Et le coup d'Etat manqué de septembre, le premier officiellement annoncé par les autorités, n'est pas le premier depuis le début de la transition, ne cessent de souligner les Soudanais.

Manifestations rivales

L'impopularité du gouvernement actuel est bien réelle. Elle n'a cessé d'enfler, dans le sillage d'une inflation galopante et d'une suppression des subventions sur les denrées de premières nécessités exigée par le FMI pour effacer la dette du Soudan, au ban de l'économie mondiale sous Béchir parce que Washington l'accusait de soutenir le "terrorisme".

Ce sont les zones rurales ou lointaines de Khartoum qui sont les plus affectées et de nombreux manifestants étaient samedi venus de loin jusqu'à la capitale, à bord de pick-ups partis de diverses villes, selon l'agence officielle Suna. 

Des manifestants convoyés, accusent leurs opposants, par militaires et nostalgiques de l'ancien régime. 

Dès vendredi, le canal historique des FLC estimait que "la crise actuelle n'a rien à voir avec le limogeage du gouvernement" mais qu'elle était plutôt le fait de certains voulant "faire revenir les partisans de l'ancien régime".

Le prochain round du bras de fer se durcit, les militants réclamant un transfert complet du pouvoir aux civils ayant, de leur côté, déjà appelé à "une manifestation d'un million de personnes" jeudi.


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".