Une «taupe» des Russes au ministère français de la Défense en 2017

Bernard Bajolet, ancien directeur du service de renseignement extérieur (DGSE). (Photo, AFP)
Bernard Bajolet, ancien directeur du service de renseignement extérieur (DGSE). (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 18 octobre 2021

Une «taupe» des Russes au ministère français de la Défense en 2017

  • «Les moyens que mettent les Russes, les Chinois, mais aussi d'autres, les Américains, ne nous voilons pas la face, n'ont jamais été aussi importants»
  • Cette information avait été relayée à l'époque par le média français en ligne Mediapart, selon lequel un espion du GRU, le service de renseignement militaire russe, avait recruté une «taupe» au sein du cabinet de Jean-Yves Le Drian

PARIS : Une "taupe" au service de la Russie officiait au sein du cabinet du ministère français de la Défense, selon l'ancien directeur du service de renseignement extérieur (DGSE), Bernard Bajolet, témoignant dans un reportage diffusé dimanche soir sur la chaîne France 5.

Interrogé sur des informations faisant état d'un espion au service de la Russie travaillant pour le cabinet du ministre d'alors, Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, Bernard Bajolet affirme dans ce documentaire consacré au président russe Vladimir Poutine: "En effet, quand j'étais directeur général de la sécurité extérieure, je l'avais fait remonter" à l'exécutif. 

"Dans les années précédentes on disait + tout ça c'est terminé, après la Guerre Froide, on n'a plus à perdre son temps contre des espions qui n'existent plus (...) la priorité ce sont les affaires de terrorisme, mais pour autant, on voit bien que les activités d'espionnage n'avaient pas du tout cessé, et que les moyens que mettent les Russes, les Chinois, mais aussi d'autres, les Américains, ne nous voilons pas la face, n'ont jamais été aussi importants".

Cette information avait été relayée à l'époque par le média français en ligne Mediapart, selon lequel un espion du GRU, le service de renseignement militaire russe, avait recruté une "taupe" au sein du cabinet de Jean-Yves Le Drian lorsqu'il était ministre de la Défense sous la présidence de François Hollande. 


Covid: la détection d'Omicron en France, «probablement une question d'heures» pour Véran

Le ministre de la Santé, Olivier Véran. (Photo, AFP)
Le ministre de la Santé, Olivier Véran. (Photo, AFP)
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  • «On est encore au stade du criblage. On a plusieurs cas possibles. Une dizaine. A ce stade, on est sur des cas possibles», a précisé plus tard dans la journée le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal
  • L'irruption du nouveau variant ne devrait toutefois pas mener à un renforcement supplémentaire des restrictions sanitaires «à court ou moyen terme»

PARIS: La détection en France du variant Omicron du virus responsable de Covid-19 est « très probablement une question d'heures », a affirmé dimanche le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

« On est encore au stade du criblage. On a plusieurs cas possibles. Une dizaine. A ce stade, on est sur des cas possibles », a précisé plus tard dans la journée le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur CNews. 

« Ces diagnostics vont être passés au séquençage et on saura dans les prochaines heures s’il y a des cas positifs du variant », a-t-il ajouté. 

Concernant les personnes qui viennent de rentrer d’Afrique du Sud, le porte-parole a indiqué qu'« on leur fait des tests et on regarde s’ils sont positifs à la Covid. S’ils le sont, on fait un criblage. On regarde s’il y a une mutation suspecte du virus dans le diagnostic ». 

« Il n'y a pas encore eu d'identification de ce type de variant sur le territoire national, mais c'est très probablement une question d'heures », avait auparavant déclaré M. Véran à l'issue d'une visite dans un centre de vaccination parisien. 

« Dès lors qu'il circule en Grande-Bretagne, en Italie, en Belgique, il est probable qu'il y ait déjà des cas en circulation » sur le territoire français, a-t-il ajouté. 

Depuis qu'il a été détecté en Afrique du Sud dans le courant de la semaine, le nouveau variant Omicron a notamment été identifié en Europe dans les trois pays cités par Olivier Véran ainsi qu'en Allemagne et en République tchèque. 

Pour détecter la présence d'Omicron en France, en plus du criblage, « nous réalisons entre 6 000 et 12 000 séquençages par semaine », a assuré le ministre de la Santé. 

L'irruption du nouveau variant ne devrait toutefois pas mener à un renforcement supplémentaire des restrictions sanitaires « à court ou moyen terme ». 

« A l'heure à laquelle je vous parle, qu'il y ait ou non un ou deux ou dix cas de personnes contaminées par ce variant en circulation en Europe, voire en France, n'impacte pas le profil de la vague épidémique que nous connaissons. C'est une vague qui est déjà liée à un variant très contagieux, le variant Delta », a fait valoir le ministre. 

Interrogé sur l'efficacité des vaccins actuels contre Omicron, M. Véran a jugé qu'il était « trop tôt » pour se prononcer. 

Le ministre a également profité de son passage au centre de vaccination de la mairie du XVIIIe arrondissement pour indiquer que « sur les deux derniers jours, 700 000 » personnes s'étaient fait injecter une dose de rappel. 

« La moitié d'entre eux » ont recouru à la médecine de ville pour se la faire administrer. 

« Je souhaite que nous puissions arriver ou nous approcher très fortement des 10 millions de Français qui ont reçu leur rappel d'ici la fin de cette semaine », a encore dit le ministre. 

Dimanche, le nombre de bénéficiaires d'une dose de rappel avait atteint « environ sept millions ». 


Migrants dormant dans un tunnel en IDF: des manifestants réclament un toit pour eux

 Plus de 300 personnes ont manifesté dimanche entre Le Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) et Paris pour réclamer la mise à l'abri d'une centaine de migrants dont des mineurs qui dorment depuis plus d'un mois dans un tunnel. (AFP)
Plus de 300 personnes ont manifesté dimanche entre Le Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) et Paris pour réclamer la mise à l'abri d'une centaine de migrants dont des mineurs qui dorment depuis plus d'un mois dans un tunnel. (AFP)
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  • «Le bonheur et le malheur de ce tunnel, c'est qu'il est abrité de la pluie donc les gens y trouvent un logement de fortune en l’absence d'autres propositions décentes», se désole un habitant du Pré-Saint-Gervais
  • Ce rassemblement a été organisé à l'initiative d'habitants de quartier du Pré-Saint-Gervais, de Pantin et du XIXe arrondissement de Paris face à «une situation devenue intolérable»

LE PRE-SAINT-GERVAIS: Plus de 300 personnes ont manifesté dimanche entre Le Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) et Paris pour réclamer la mise à l'abri d'une centaine de migrants dont des mineurs qui dorment depuis plus d'un mois dans un tunnel, a constaté une journaliste de l'AFP.


Ce rassemblement a été organisé à l'initiative d'habitants de quartier du Pré-Saint-Gervais, de Pantin et du XIXe arrondissement de Paris face à "une situation devenue intolérable", explique Victor Moati, un habitant du Pré-Saint-Gervais.


Depuis plus d'un mois, il a constaté que le tunnel qui relie sa ville à Paris, situé sous le périphérique, avait été investi par près de 150 personnes, "une trentaine de mineurs et des familles", précise le jeune homme.


"Le bonheur et le malheur de ce tunnel, c'est qu'il est abrité de la pluie donc les gens y trouvent un logement de fortune en l’absence d'autres propositions décentes", se désole ce riverain qui dit avoir tapé "en vain" aux portes des mairies et de la préfecture de la Région Ile-de-France.


"Un logement pour tous ou on va dormir chez Macron!", ont scandé les manifestants qui ont déambulé dans les rues du Pré-Saint-Gervais et de Pantin avant de se retrouver devant la mairie du XIXe arrondissement.


Abass, qui faisait partie du cortège, a "tout le temps froid". Le jeune Gambien, qui dit être mineur, dort dans le tunnel depuis un mois: "Jamais je n'aurais imaginé vivre cette expérience", dit-il.


Des solutions d'hébergements citoyens sont proposées tous les soirs aux familles et aux mineurs isolés mais "cela ne suffit pas pour tout le monde, donc on est contraint d'installer des campements tous les soirs", explique Pierre Mathurin, coordinateur de l'antenne parisienne de l'association Utopia 56.


"On exige une mise à l'abri de ces personnes au moins pour la durée de l'hiver. Il faut pousser les mairies à trouver des solutions d'hébergement d'urgence", a insisté M. Mathurin.


Inondations Nord/Pas-de-Calais: premières évacuations d'habitants

Onze départements sont par ailleurs maintenus jusqu'à lundi en vigilance orange neige et verglas, a précisé Météo-France. (AFP)
Onze départements sont par ailleurs maintenus jusqu'à lundi en vigilance orange neige et verglas, a précisé Météo-France. (AFP)
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  • En début d'après-midi, 60 personnes ont été évacuées de 20 habitations dans la commune d'Arneke
  • Dans le Pas-de-Calais en milieu de journée, les pompiers avaient procédé à 59 interventions de pompage, la plupart dans le secteur de Saint-Omer et notamment à Arques

LILLE: Les pompiers ont procédé dimanche à des évacuations d' habitants dans le Nord, touché par des inondations  et fortes précipitations affectant aussi le  Pas-de-Calais limitrophe, placé en vigilance orange pour "inondation" par Météo-France, avec des crues des rivières Lys, Lawe et Clarence. 


En début d'après-midi, 60 personnes ont été évacuées de 20 habitations dans la commune d'Arneke, et ont été regroupées dans une salle communale, ont indiqué les pompiers du Nord. 


Dans ce département, des voies publiques étaient aussi inondées dans les communes d'Esquelbecq et d'Eringhem, où une personne âgée invalide a été évacuée à titre préventif de son domicile. 


Dans le Pas-de-Calais en milieu de journée, les pompiers avaient procédé à 59 interventions de pompage, la plupart dans le secteur de Saint-Omer et notamment à Arques, ont indiqué leur service. 


Le département du Pas-de-Calais a été placé dimanche matin en vigilance orange pour "inondation" a indiqué Météo-France. 


Depuis la nuit de samedi à dimanche, "d'importantes précipitations tombent sur les Hauts-de-France et devraient perdurer jusqu'en début d'après-midi de dimanche", signalait le site Vigicrues. 


Dans le Pas-de-Calais, "les cours d'eau Lys amont et la Lawe-Clarence", des affluents de l'Escaut, "ont commencé à réagir à ces précipitations et des débordements localisés sont observés sur ces secteurs".


"Les niveaux de ces cours d'eau devraient continuer à monter cet après-midi et des débordements importants pourraient se produire" sur ces tronçons", mettait en garde Vigicrues. 


Dans ces conditions, "des inondations importantes sont possibles" pouvant affecter les conditions de circulation, l'alimentation en électricité ou submerger les digues, rappelle le site. 


Onze départements sont par ailleurs maintenus jusqu'à lundi en vigilance orange neige et verglas, a précisé Météo-France. Il s'agit de l'Ain, l'Isère, la Savoie, la Haute-Savoie, la Corrèze, la Creuse, le Puy-de-Dôme, l'Ariège, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées.