Le cousin d’Assad, sa Ferrari et sa copine israélienne à LA, malgré la souffrance de son peuple

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Publié le Mardi 19 octobre 2021

Le cousin d’Assad, sa Ferrari et sa copine israélienne à LA, malgré la souffrance de son peuple

  • Ce n’est pas la première fois que le mode de vie somptueux de Makhlouf et ses relations d’affaires avec le régime d’Assad éclatent au grand jour
  • La relation qu’entretient Makhlouf avec Idan risque d’être considérée comme une trahison

LONDRES: Une vidéo virale représentant le cousin millionnaire du président syrien Bachar Assad, Ali Makhlouf, conduisant sa Ferrari 488 Spider qui équivaut à 300 000$ dans les rues de Los Angeles, a fait l’objet d’une polémique dans un pays en guerre où de nombreuses personnes ne mangent pas à leur faim.

La vidéo, apparemment filmée au hasard, montre le célèbre blogueur Daniel Mac debout près d’un feu de signalisation à Los Angeles. Soudain apparaît Makhlouf dans sa voiture de luxe avec sa petite amie israélienne mannequin, Michal Idan.

Comme à son habitude, Mac a demandé à Makhlouf ce qu’il faisait dans la vie et lui a posé quelques questions amusantes. Ce dernier lui a répondu qu’il travaillait, pour ensuite lui dire qu’il était stagiaire. Puis, il lui a dit que la Ferrari était une voiture de location, avant qu’il ne s’en aille.

Ce qui est encore plus curieux, c’est que Makhlouf a l’air de sortir avec cette mannequin israélienne.

 

Les hauteurs du Golan de la Syrie sont occupées par les Israéliens depuis des années. Les Éats-Unis ont reconnu qu’elles appartenaient à Israël en 2019. N’oublions pas non plus qu’Israël a attaqué les troupes iraniennes à travers la Syrie à l’aide d’avions de combat. La relation qu’entretient Makhlouf avec «l’ennemie» risque donc d’être considérée comme une trahison.

La vie somptueuse d’autrefois

 

Ce n’est pas la première fois que le mode de vie somptueux de Makhlouf et ses relations d’affaires avec le régime d’Assad éclatent au grand jour. Cependant, il semblerait que la relation entre Assad et son cousin, Rami Makhlouf – père de Ali – soit tendue depuis que l’homme d’affaires syrien sanctionné par les Éats-Unis a révélé l’année dernière qu’il avait mis en place un réseau pour aider Assad à échapper aux sanctions occidentales.

Quoi qu’il en soit, les caprices de Makhlouf ont, à maintes reprises, attiré l’attention des médias et les ont poussés à surveiller Ali qui n’a aucune responsabilité morale et qui ne fait pas attention à ce qu’il publie sur ses comptes de réseaux sociaux.

Durant la pandémie, Ali a publié sur Instagram une vidéo de lui en train de célébrer son anniversaire à Dubaï et de souffler les bougies devant au moins quatre MacBooks et deux iPads – un pour chacun de ses amis qui assistaient à la fête à travers Zoom.

D’autres publications sur sa page Instagram comprennent des collections de voitures de luxe, des villas et même quelques jet-skis.

Le revenu moyen d’un Syrien ordinaire varie entre 70 et 130$ par mois et, alors que le pays tente de se remettre de la longue guerre et que le régime d’Assad est toujours au pouvoir, Makhlouf continue de surprendre le monde par ses dépenses extravagantes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.