Le FMI prévoit une reprise modeste de la croissance en Afrique en 2021 et 2022

Une prise extérieure du bâtiment du Fonds monétaire international (FMI), le 27 mars 2020 à Washington, DC. (Photo, AFP)
Une prise extérieure du bâtiment du Fonds monétaire international (FMI), le 27 mars 2020 à Washington, DC. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 21 octobre 2021

Le FMI prévoit une reprise modeste de la croissance en Afrique en 2021 et 2022

  • La croissance pour l'Afrique sub-saharienne doit s'établir à 3,7% en 2021 et 3,8% en 2022, « une reprise bienvenue mais relativement modeste », pointe l'institution dans ses prévisions publiées jeudi
  • « La reprise en Afrique sub-saharienne sera la plus lente dans le monde vu que les économies développées vont croître de plus de 5% et les pays émergents ou en développement de plus de 6% », poursuit le FMI

ABIDJAN: Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une reprise de la croissance plus modeste en Afrique que dans le reste du monde, en 2021 et 2022, le faible taux de vaccination contre le Covid-19 sur le continent expliquant notamment ce retard.

La croissance pour l'Afrique sub-saharienne doit s'établir à 3,7% en 2021 et 3,8% en 2022, "une reprise bienvenue mais relativement modeste", pointe l'institution dans ses prévisions publiées jeudi.

"La reprise en Afrique sub-saharienne sera la plus lente dans le monde vu que les économies développées vont croître de plus de 5% et les pays émergents ou en développement de plus de 6%", poursuit le FMI.

Selon le FMI, le très faible taux de vaccination sur le continent - 2,5% de la population début octobre - explique en grande partie ce décalage.

"Sans vaccins, les confinements ont été la seule option pour contenir le virus. Même si 12 milliards de doses de vaccins doivent être produites en 2021, il faudra probablement plus d'un an pour qu'un nombre significatif de gens soient vaccinés", sur le continent, ajoute le FMI.

Bien que l'Afrique ait été la région du monde la moins touchée par la pandémie de Covid-19, elle a également connu plusieurs vagues de la maladie et certains pays comme l'Afrique du Sud, son économie la plus industrialisée, a payé un lourd tribut.

"La coopération internationale sur la vaccination est cruciale (...) cela aiderait à réduire les écarts entre l'Afrique sub-saharienne et le reste du monde et à empêcher qu'ils ne deviennent des lignes de fracture permanentes, mettant en danger des décennies de progrès économique et social durement gagnés", estime Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI.

Dans le détail, en Afrique du Sud, la croissance devrait s'établir à 5% cette année, mieux qu'attendu, mais retrouver un niveau plus modeste (+2,2%) l'an prochain, faute de réformes structurelles, selon le FMI.

L'économie nigériane devrait de son côté progresser de 2,6%, grâce au haut niveau du prix du pétrole, même si la production d'or noir restera inférieure aux niveau d'avant Covid. Le FMI attend 2,7% de croissance en 2022 dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

En Angola, autre économie qui compte beaucoup sur le pétrole, le FMI prévoit une contraction du PIB de 0,7% en 2021, avant une croissance de 2,7% en 2022, mettant fin à six ans consécutifs de récession, grâce aux réformes engagées depuis quelques années.

Du côté des pays très dépendants du tourisme comme le Cap-Vert, l'Ile Maurice, la Gambie ou les Seychelles, si la croissance a retrouvé ses niveaux d'avant-Covid, les pertes enregistrées en 2020 seront difficiles à effacer.

Enfin, dans les économies les plus fragiles, la situation sécuritaire (au Sahel notamment) ou politique (au Tchad et en Guinée) pourraient "ébranler le rebond de consommation attendu et la confiance des investisseurs", prévient le FMI.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.