Les Arabo-Américains sur le point de gagner les élections de novembre

Les Arabo-Américains font partie des milliers de candidats à travers les États-Unis qui se présentent aux élections municipales et régionales le 2 novembre. (@HalaAyala/@AnnissaForBos/@Sam_Rasoul)
Les Arabo-Américains font partie des milliers de candidats à travers les États-Unis qui se présentent aux élections municipales et régionales le 2 novembre. (@HalaAyala/@AnnissaForBos/@Sam_Rasoul)
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Publié le Samedi 23 octobre 2021

Les Arabo-Américains sur le point de gagner les élections de novembre

  • Les Arabo-Américains renforcent leur présence politique au Michigan et en Virginie
  • Boston pourrait élire la toute première Tunisienne-Américaine du pays

CHICAGO : Les Arabo-Américains font partie des milliers de candidats à travers les États-Unis qui briguent des bureaux municipaux et régionaux locaux le 2 novembre.

Les courses clés comprennent les mairies de Boston, Massachusetts et Dearborn, Dearborn Heights dans le Michigan. En Virginie, une femme arabo-américaine est sur le point de devenir la deuxième fonctionnaire la plus puissante de l'État.

La démocrate Hala Ayala, qui est en partie libanaise, est en tête de la course au poste de lieutenant-gouverneur en Virginie contre le républicain Winsome Sears.

Le bureau de Virginie est important car en plus d'être le prochain gouverneur en cas de vacance de poste, le fonctionnaire en poste officie également en tant que président du Sénat de Virginie qui dirige les séances et vote pour départager les voix controversées.

Ce sera la première fois qu'une femme occupera la deuxième plus haute fonction de l'État.

Ayala, membre de la Chambre des délégués représentant le comté de Prince William, a remporté la primaire démocrate en battant son compatriote virginien et membre de la Chambre des délégués Sam Rasoul.

Rasoul, également démocrate, cherche à conserver son siège législatif représentant le 11e district du sud-ouest de la Virginie, qui comprend des parties de Roanoke. Élu pour la première fois en 2014, Rasoul a levé un montant impressionnant de 2,1 millions de dollars dans ses fonds de campagne, avec un important soutien arabo-américain. L'adversaire républicain de Rasoul, Charlie Nave, n'a levé que 40 000 $.

À Dearborn, une ville à forte population arabo-américaine, l'élection devrait donner à la ville son premier maire arabo-américain.

« Nous avons depuis longtemps des personnes d'origine arabe dans la fonction publique locale. Ce qui est important en 2021, c'est que ces jeunes arabo-américains portent fièrement leur appartenance ethnique. Et chacun d'eux a des antécédents de service public », déclare Jim Zogby, président de l'Arab American Institute, basé à Washington.

« Les deux courses que je suis de plus près sont celles de la mairie de Boston et de Dearborn. Je suis Boston parce que c'est une grande ville américaine et Anissa est une candidate incroyable qui propose une plate-forme de service et des solutions réalistes aux problèmes les plus urgents de cette communauté.

Être une femme minoritaire est également un problème dans la course de Boston. Là-bas, Annissa Essaibi George, qui a un père tunisien et une mère polonaise, est en lice avec Michelle Wu pour devenir la première femme maire de Boston.

Boston n’a élu que des hommes au puissant bureau exécutif de la ville depuis 1630, mais cette année témoigne d’une vague de candidatures de femmes et de diversité ethnique lors des élections spéciales. L'ancien maire, Marty Walsh, a démissionné en mars dernier après avoir été nommé secrétaire américain au Travail par le président Joe Biden, laissant le poste vacant à Boston.

George et Wu ont battu cinq autres candidats pour remporter le second tour des élections générales du 2 novembre. Les sondages montrent que George est juste derrière Wu.

Si George parvient à remporter la course, elle sera la première Américaine d'origine tunisienne élue à occuper une fonction publique aux États-Unis.

Zogby déclare que la course à la mairie de Dearborn est également particulière, bien que des Arabes aient obtenu des sièges en tant que membres du conseil municipal.

« Il y a trente-six ans, alors que l'Institut arabo-américain venait juste de démarrer, le candidat à la mairie s'est présenté avec le slogan « que faire du problème arabe », rappelle Zogby.

« Aujourd'hui, après des années de travail, la majorité du conseil municipal de cette communauté est composée d'Arabes américains, tout comme le chef de la police, son représentant de l'État, plusieurs juges et bientôt, si Dieu le veut, son maire, Abdullah Hammoud. »

Le sondeur et consultant politique Dennis Denno qualifie la course électorale de Dearborn de « test critique du pouvoir de vote arabo-américain ».

Il ajoute : « Si notre communauté peut élire un maire arabo-américain à Dearborn, cela montrera aux deux partis politiques que notre communauté est organisée et qu’elle peut s'unir derrière un candidat intelligent et énergique.

« Et si notre communauté est divisée ou ne prend pas la peine de voter, cela montrera que la communauté arabo-américaine ne doit pas être prise au sérieux. »

Bien que dans la ville voisine de Detroit, le principal candidat ne soit pas arabe, Denno note que le maire sortant Mike Duggan a été très sensible aux préoccupations arabo-américaines.

« L'élection du maire de Détroit, qui conduira presque inévitablement à une victoire écrasante du maire sortant Mike Duggan, sera un succès pour la communauté arabo-américaine », déclare Denno.

Le maire Duggan a tendu la main à notre communauté, a embauché des Arabes américains et ne joue pas le jeu des grandes villes qui consiste à monter un groupe ethnique contre un autre.

Dans les hauteurs voisines de Dearborn, le maire Daniel Paletko, est décédé du virus Covid-19, et le poste est resté vacant. Le 2 novembre, les électeurs voteront pour deux postes, l’un pour remplir le mandat restant de Paletko qui se termine le 31 décembre et l’autre pour un mandat complet débutant en janvier.

L'immigrant libanais et ancien marine américain Bill Bazzi, membre du conseil municipal de Dearborn Heights depuis 2018, a été élu par ses collègues, maire par intérim après la mort de Paletko. Il affronte la présidente du conseil municipal Denise Malinowski-Maxwell et le candidat Anthony Camilleri.

En plus de Bazzi, trois des sept membres du conseil municipal de Dearborn Heights sont des Libano-Américains et des musulmans. Dearborn Heights est composé à 32 % d'Arabes américains, selon le Detroit News qui cite les données du recensement de 2019.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
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  • Les négociations américano-iraniennes s’ouvrent en Suisse dans un contexte tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban et des divergences sur l’application du protocole d’accord, notamment sur le nucléaire et un cessez-le-feu
  • L’escalade régionale s’intensifie avec la fermeture annoncée du détroit d’Ormuz par l’Iran, tandis que les États-Unis appellent à la retenue et poursuivent les discussions diplomatiques

BURGENSTOCK: Les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".

"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.

L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.

Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

- Protocole "en danger" -

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, en référence à la situation au Liban.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout "optimisme", affirmant sur X que "l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre.

Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient "pas de frappes proactives", mais qu'elles opéreraient "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation "s'améliore" au Liban.

"Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire", a-t-il dit.

- Ormuz fermé -

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations".

La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes". Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter. Le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.