La droite doit «combattre Zemmour de toutes ses forces», plaide Estrosi

«Lorsque j'entends Eric Zemmour se réclamer (de De Gaulle) et affirmer qu'il reconstruit le RPR, je ne ris plus. C'est l'indignation qui me submerge» a affirmé le maire de Nice, Christian Estrosi. (Photo, AFP)
«Lorsque j'entends Eric Zemmour se réclamer (de De Gaulle) et affirmer qu'il reconstruit le RPR, je ne ris plus. C'est l'indignation qui me submerge» a affirmé le maire de Nice, Christian Estrosi. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 24 octobre 2021

La droite doit «combattre Zemmour de toutes ses forces», plaide Estrosi

  • «Eric Zemmour prétend que Pétain a sauvé les juifs de France. Honte à lui», martèle Chistian Estrosi
  • «Eric Zemmour plaide pour la confusion des droites et certains, au sein de mon ancienne famille politique, pactisent avec cette folie»

PARIS : Eric "Zemmour ce n'est pas De Gaulle, c'est à peine sa rature": le maire (ex-LR) de Nice Christian Estrosi appelle la droite, dans une tribune au Journal du dimanche, à "combattre de toutes ses forces" le polémiste d'extrême droite.

Face à l'émergence médiatique de "cette version de l'extrême droite corrigée des variations saisonnières", Christian Estrosi estime que "c'eut été à la droite, dont il entend siphonner les électeurs, de mener la riposte". 

Mais "elle a hélas déserté ce combat", regrette-t-il. 

"Lorsque j'entends Eric Zemmour se réclamer (de De Gaulle) et affirmer qu'il reconstruit le RPR, je ne ris plus. C'est l'indignation qui me submerge", écrit l'édile niçois.

Pour l'instant pas candidat à la présidentielle, mais donné par les sondages au coude-à-coude avec Marine Le Pen pour disputer le second tour, "Eric Zemmour prétend que Pétain a sauvé les juifs de France. Honte à lui", poursuit Chistian Estrosi.

"Eric Zemmour plaide pour la confusion des droites et certains, au sein de mon ancienne famille politique, pactisent avec cette folie. Il n'y a pas de continuum entre la droite républicaine et l'extrême droite, il y a une irréversible différence de nature", affirme le fondateur du mouvement "La France audacieuse". 

"Il est le partisan d'une nationalité racialisée, rejetant de la communauté nationale quiconque n'aurait pas la peau suffisamment blanche. La droite, si elle avait un tant soit peu de courage, aurait pu et dû rappeler l'attachement des dirigeants du RPR puis de l'UMP au droit du sol", argue M. Estrosi.

"Gaullistes, il ne nous faut pas simplement affirmer que nous n'avons rien à voir avec lui, ni avec ses anathèmes, c'est trop peu", juge celui qui a quitté Les Républicains en mai dernier. "Il faut les combattre de toutes nos forces, au nom du passé, au nom de l'avenir".


L'avocat Salah Hamouri doit «pouvoir mener une vie normale à Jérusalem», selon Paris

Short Url
  • L'avocat, âgé de 37 ans, «doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et son épouse et ses enfants doivent pouvoir s'y rendre pour le retrouver»
  • M. Hamouri avait été condamné en mars à trois mois de détention administrative, une mesure controversée permettant à Israël d'incarcérer des suspects sans accusation formelle

PARIS: Paris a estimé jeudi que l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, détenu sans accusation formelle en Israël depuis mars dernier et qui doit être expulsé en France, devait "pouvoir mener une vie normale à Jérusalem".

L'avocat, âgé de 37 ans, "doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et son épouse et ses enfants doivent pouvoir s'y rendre pour le retrouver", a considéré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

"La France suit la situation (...) de très près et au plus haut niveau", a-t-il ajouté, rappelant que le président Emmanuel Macron avait abordé son cas lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Yaïr Lapid. Les services du ministère "sont en contact étroit avec sa famille et ses avocats".

M. Hamouri avait été condamné en mars à trois mois de détention administrative, une mesure controversée permettant à Israël d'incarcérer des suspects sans accusation formelle.

Sa détention avait été prolongée une première fois en juin, puis à nouveau en septembre, par la justice militaire israélienne, qui le considère comme un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Mais le Franco-Palestinien nie appartenir à cette organisation marxiste, considérée comme "terroriste" par l'Etat hébreu et l'Union européenne.

Ses avocats "ont été notifiés à l'oral qu'il serait expulsé dimanche. C'est désespérant, ahurissant", avait déclaré mercredi à l'AFP son épouse, Elsa Lefort.

"Salah est expulsé de chez lui, ce qui nous rend tristes. On voulait vivre ensemble à Jérusalem, avec nos enfants, là où Salah est né. Vivre ensemble, c'est quelque chose qu'on n'a pas eu depuis qu'ils sont nés", avait-elle ajouté.

Né à Jérusalem-Est, la partie de la Ville sainte annexée et occupée par l'Etat hébreu, Salah Hamouri ne dispose pas de la nationalité israélienne mais d'un simple permis de résidence, révoqué l'an dernier par les autorités israéliennes.

M. Hamouri avait été emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 pour participation à la tentative d'assassinat d'Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d'Israël et fondateur du parti ultra- orthodoxe Shass.

Il avait été libéré en 2011, peu avant le terme de sa peine, dans le cadre d'un échange de prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.


Paris «déplore» la convocation de son ambassadeur en Iran

La France a déploré jeudi la convocation de son ambassadeur à Téhéran, Nicolas Roche, au ministère iranien des Affaires Étrangères. (AFP)
La France a déploré jeudi la convocation de son ambassadeur à Téhéran, Nicolas Roche, au ministère iranien des Affaires Étrangères. (AFP)
Short Url
  • Lors de cette réunion, l'Iran a élevé une «vive protestation contre les accusations sans fondement» des autorités françaises et a condamné «les interventions inacceptables de ce pays»
  • L'Assemblée nationale française a adopté à l'unanimité lundi une résolution en «soutien au peuple iranien»

PARIS: La France a déploré jeudi la convocation de son ambassadeur à Téhéran, Nicolas Roche, au ministère iranien des Affaires Étrangères, réitérant "sa condamnation la plus ferme de la répression en cours et les atteintes multiples aux libertés fondamentales en Iran".

"Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères déplore la convocation de l'ambassadeur de France à Téhéran par les autorités iraniennes, le 30 novembre, en réaction à l'adoption par l'Assemblée nationale, le 28 novembre, d'une résolution +apportant le soutien de l'Assemblée nationale au mouvement pour la liberté en Iran+", indique le Quai d'Orsay dans un communiqué.

L'agence Irna avait fait part de cette convocation mercredi soir.

Lors de cette réunion, l'Iran a élevé une "vive protestation contre les accusations sans fondement" des autorités françaises et a condamné "les interventions inacceptables de ce pays", avait alors indiqué l'agence officielle.

L'Assemblée nationale française a adopté à l'unanimité lundi une résolution en "soutien au peuple iranien".

Le texte "condamne avec la plus grande fermeté la répression brutale et généralisée" à l'égard "des manifestants non violents", "dénonce l'usage de la torture" et "affirme son soutien au peuple iranien dans son aspiration à la démocratie et au respect de ses droits et libertés fondamentales".

En outre, il "demande la libération immédiate" des sept ressortissants français "détenus arbitrairement" dans ce pays.

Durant la séance, la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a fustigé le "recours massif du régime iranien à la détention arbitraire, à la censure, à la violence".

"Face aux aspirations légitimes des femmes et des hommes iraniens, c'est la répression qui s'abat", a-t-elle dit.

Jeudi, le Quai d'Orsay "réaffirme que les aspirations des manifestantes et des manifestants à plus de liberté et au respect de leurs droits sont légitimes et doivent être entendues".

La répression des manifestations déclenchées en Iran par la mort le 16 septembre de la jeune Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs a fait au moins 448 morts, avait indiqué mardi un groupe de défense des droits humains.

Ce bilan ne comprend que les citoyens tués dans la répression et non les membres des forces de sécurité.

Sur les 448 personnes dont le décès a été confirmé, 60 étaient âgés de moins de 18 ans dont neuf filles, et 29 femmes, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège.


Mondial: les Bleus battus mais reposés, couac aux enseignements limités

L'entraîneur français Didier Deschamps fait des gestes depuis la ligne de touche lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et la France au stade Education City à Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 30 novembre 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
L'entraîneur français Didier Deschamps fait des gestes depuis la ligne de touche lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la Tunisie et la France au stade Education City à Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 30 novembre 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
Short Url
  • Avant d'affronter la Pologne, dimanche (16h00) en huitième de finale, l'équipe de France a cassé la dynamique de victoires qui la portait jusqu'alors au Mondial
  • Une fois n'est pas coutume, le sélectionneur a mis de côté son obsession de résultat pour privilégier d'autres objectifs

DOHA: Décevante, parfois inquiétante, la prestation des Bleus face à la Tunisie (défaite 1-0) a surtout permis aux cadres de souffler et aux remplaçants de "gratter" du temps de jeu, une stratégie assumée par Didier Deschamps qui peut néanmoins observer des carences dans son effectif.

Avant d'affronter la Pologne, dimanche (16h00) en huitième de finale, l'équipe de France a cassé la dynamique de victoires qui la portait jusqu'alors au Mondial. Une fois n'est pas coutume, le sélectionneur a mis de côté son obsession de résultat pour privilégier d'autres objectifs.

Besoin de souffler et baptême de l'air

Les titulaires ont laissé "beaucoup d'énergie" contre l'Australie (4-1) et le Danemark (2-1), il fallait en "ménager" certains en raison de "petits bobos" ou d'une menace de suspension (Jules Koundé), s'est justifié Deschamps.

Ses multiples changements ont débouché sur une composition d'équipe assez baroque, avec presque la moitié des remplaçants habituels utilisés à contre-emploi.

Derrière, le défenseur central Axel Disasi a joué à droite et le milieu défensif Eduardo Camavinga, à gauche. Au milieu, Mattéo Guendouzi a été excentré sur le flanc gauche et, devant, l'ailier Kinsley Coman était positionné comme deuxième attaquant.

"J'ai bien conscience que le manque de repères nuit à l'expression collective, néanmoins, à tous, ça leur permet de toucher du doigt les exigences du très haut niveau", a tenté de positiver le sélectionneur.

Plusieurs de ses "coiffeurs" ont connu leur baptême de l'air, en Coupe du monde voire en sélection (Disasi). "Le coach a fait gratter quelques minutes à tout le monde" et "c'est vraiment important" pour la suite, a reconnu le quasi-néophyte Randal Kolo Muani. "On ne peut pas lancer quelqu'un en demi-finale, comme ça, +allez joue 15 ou 20 minutes+, il ne sera pas prêt, clairement", selon l'attaquant de Francfort.