Décès de Marcel Bluwal, réalisateur et metteur en scène de théâtre

Engagé à gauche, Bluwal a été membre du PCF, qu'il a quitté en 1981. (AFP)
Engagé à gauche, Bluwal a été membre du PCF, qu'il a quitté en 1981. (AFP)
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Publié le Dimanche 24 octobre 2021

Décès de Marcel Bluwal, réalisateur et metteur en scène de théâtre

  • «Mon chagrin est immense, je lui souhaite un beau voyage, il a été un homme essentiel», a écrit l'actrice Ariane Ascaride, qui a été son élève.
  • Ses incursions au cinéma - comme «Carambolages» avec Louis de Funès (1963) ou «Le plus beau pays du monde» (1998) avec Claude Brasseur - ont été plus modestes et ont reçu un accueil mitigé

PARIS: Le réalisateur et metteur en scène de théâtre Marcel Bluwal, figure emblématique du conservatoire d'art dramatique de Paris, est décédé samedi à l'âge de 96 ans, a appris l'AFP dimanche auprès de son agent.


M. Bluwal est décédé "paisiblement samedi matin" à Paris, a précisé son entourage.


"Mon chagrin est immense, je lui souhaite un beau voyage, il a été un homme essentiel", a écrit sur Facebook l'actrice Ariane Ascaride, qui a été son élève.


Né à Paris le 26 mai 1925 de parents juifs polonais immigrés, il entre dans les années 1950 à la télévision où il commence par réaliser des émissions enfantines ("Jeudi après-midi") avant de se lancer dans l'adaptation télévisée de chefs d’œuvre du théâtre et de la littérature.


Lui qui se fait une haute idée de la mission culturelle de la télévision dépoussière les plus grands auteurs: "Le barbier de Séville", "Le mariage de Figaro", "Le jeu de l'amour et du hasard", "Les frères Karamazov"... 


A partir des années 1980-1990, il délaisse le petit écran pour le théâtre. 


Plusieurs mises en scène remarquées, dont notamment "Le Misanthrope" (1968), "Dom Juan revient de guerre" (1975), "Les fausses confidences" (1982). 


Ses incursions au cinéma - comme "Carambolages" avec Louis de Funès (1963) ou "Le plus beau pays du monde" (1998) avec Claude Brasseur - ont été plus modestes et ont reçu un accueil mitigé.


Engagé à gauche, il a été membre du PCF, qu'il a quitté en 1981. 


En 2008, après 13 ans d'absence à la télévision, il a dirigé la mini-série "À droite toute" consacrée à la montée de l’extrême droite en France durant les années 1935-1937 à travers la formation de la Cagoule, organisation clandestine qui fomentait le renversement de la République.


Le Panthéon accueille Joséphine Baker, icône de la liberté

Née le 3 juin 1906 dans une famille pauvre de Saint-Louis (Missouri) d'une Amérindienne noire et d'un père d'origine espagnole, Joséphine Baker a rejoint Paris à 19 ans pour tenter sa chance. (Photo, AFP)
Née le 3 juin 1906 dans une famille pauvre de Saint-Louis (Missouri) d'une Amérindienne noire et d'un père d'origine espagnole, Joséphine Baker a rejoint Paris à 19 ans pour tenter sa chance. (Photo, AFP)
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  • Femme, noire, artiste de scène et née à l'étranger, Joséphine Baker ne sera que la sixième femme - sur 80 personnages illustres - à y entrer après Simone Veil en 2018
  • Le chef de l'Etat rendra hommage à cette «artiste de renommée mondiale, engagée dans la Résistance, inlassable militante antiraciste»

PARIS : Quarante-six ans après sa mort en 1975, Josephine Baker revient en pleine lumière mardi en entrant au Panthéon pour y rejoindre les grandes figures françaises grâce à sa vie "incroyable" d'artiste de music-hall, de résistante et de militante antiraciste.

"Me revoilà Paris": l'une des plus célèbres chansons de la diva retentira à 17H30 pour lancer la cérémonie solennelle devant le grandiose édifice néo-classique, considéré comme "le temple laïc de la République".

Femme, noire, artiste de scène et née à l'étranger, Joséphine Baker ne sera que la sixième femme - sur 80 personnages illustres - à y entrer après Simone Veil en 2018.

"Ca va être mémorable" avec de "la joie et de l'excitation", espère Brian Bouillon-Baker, l'un des 12 enfants adoptés par Joséphine Baker, dont 11 sont toujours vivants.

Avec eux, plusieurs centaines de personnes sont attendues, dont de nombreux jeunes, autour d'Emmanuel Macron qui prononcera un discours devant les portes du Panthéon.

Le chef de l'Etat rendra hommage à cette "artiste de renommée mondiale, engagée dans la Résistance, inlassable militante antiraciste" qui "fut de tous les combats qui rassemblent les citoyens de bonne volonté, en France comme de par le monde".

"Elle est l'incarnation de l'esprit français", a proclamé le chef de l'Etat en annonçant le 23 août son entrée au Panthéon.

"Ma mère était une idéaliste qui voulait prouver que la fraternité universelle n'était pas une utopie", a résumé Brian Bouillon-Baker sur France Inter.

Née le 3 juin 1906 dans une famille pauvre de Saint-Louis (Missouri) d'une Amérindienne noire et d'un père d'origine espagnole, Joséphine Baker a rejoint Paris à 19 ans pour tenter sa chance. Elle devient la vedette de "La Revue Nègre" au théâtre es Champs-Elysées en acceptant avec réticence d'apparaître seins nus. 

"Si je veux devenir une star, je dois être scandaleuse", justifie-t-elle. "C'est la France qui m'a fait ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance éternelle", affirme aussi celle qui se disait ravie d'être "devenue l'enfant chérie des Parisiens" et qui a obtenu la nationalité française le 30 novembre 1937.

«J'ai deux amours»

"J'ai deux amours, Paris et mon pays", sa chanson la plus connue, sera d'ailleurs jouée par la Musique de l'armée de l'air à l'arrivée du cercueil au Panthéon.

La dépouille de Joséphine Baker ne sera pas dans le cercueil, puisque sa famille a décidé de la laisser reposer dans le cimetière marin de Monaco, aux côtés de son dernier mari et de l'un de ses enfants, non loin de la princesse Grace qui l'avait soutenue dans les dernières années de sa vie.

C'est donc un cénotaphe (tombeau ne contenant pas le corps) qui sera installé dans le caveau 13 de la crypte, où se trouve déjà l'écrivain Maurice Genevoix, entré au Panthéon l'an dernier.

Symboliquement, ce cénotaphe a été rempli de poignées des quatre terres qui "étaient chères à Joséphine Baker": sa ville natale de Saint-Louis, Paris où elle connut la gloire, le château des Milandes (Dordogne) où elle installa sa tribu "arc-en-ciel", et Monaco où elle termina sa vie.

À cinq mois de l'élection présidentielle, l'Elysée assure qu'il ne faut pas voir de message politique dans cette panthéonisation. "Il y a réellement un consensus très large" et "pas une voix ne s'est élevée" pour la contester, relève un conseiller.

Il n'empêche que la cérémonie devrait donner l'occasion à Emmanuel Macron de célébrer des valeurs qu'il entend mettre en avant dans la campagne. "Joséphine Baker, c'est l'histoire exemplaire" d'une personnalité qui "fait preuve de volonté et de détermination pour construire sa propre émancipation", résume l'un de ses conseillers.

À la veille de la célébration, Albert de Monaco a rendu hommage lundi à Joséphine Baker en reprenant devant sa tombe des paroles de la princesse Grace: "Il y a des êtres qui ne s'éteignent jamais".


Plus d'un millier d'objets phares de films hollywoodiens aux enchères à Los Angeles

Le costume de John Travolta porté dans «Pulp Fiction». (Photo, AFP)
Le costume de John Travolta porté dans «Pulp Fiction». (Photo, AFP)
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  • «Batman», «Retour vers le Futur», Harry Potter, James Bond, «Game of Thrones» ou encore Marilyn Monroe, Bruce Willis et Keanu Reeves: au total, plus de 1 200 objets liés à des films emblématiques et des célébrités sont mis en vente
  • Les pièces les plus recherchées devraient être le costume noir signé Perry Ellis porté par John Travolta dans «Pulp Fiction» et le sabre laser de Liam Neeson dans son rôle du jedi Qui-Gon Jinn dans le volet de Star Wars «La Menace Fantôme»

LOS ANGELES : Le costume de John Travolta dans "Pulp Fiction", la planche de surf de Patrick Swayze dans "Point Break" et le sabre laser de Liam Neeson dans "La Menace Fantôme" sont au menu d'une gigantesque vente aux enchères d'objets de films hollywoodiens organisée cette semaine à Beverly Hills.

"Batman", "Retour vers le Futur", Harry Potter, James Bond, "Game of Thrones" ou encore Marilyn Monroe, Bruce Willis et Keanu Reeves: au total, plus de 1 200 objets liés à des films emblématiques et des célébrités sont mis en vente jeudi et vendredi par la maison spécialisée Julien's Auctions près de Los Angeles.

Les pièces les plus recherchées devraient être le costume noir signé Perry Ellis porté par John Travolta dans "Pulp Fiction" et le sabre laser de Liam Neeson dans son rôle du jedi Qui-Gon Jinn dans le volet de Star Wars "La Menace Fantôme", tous deux estimés entre 20 000 et 40 000 dollars, comme la célèbre combinaison jaune de Bruce Lee (portée non par l'acteur mais par le cascadeur qui lui servait de doublure) dans "Le Jeu de la mort" ou son nunchaku noir fait sur-mesure.

La tenue endossée par Arnold Schwarzenegger dans "Terminator 2", avec blouson de motard et pantalon de cuir assorti, est quant à elle estimée entre 20 000 et 30 000 dollars.

Outre les désormais habituels lots de baguettes magiques maniées par divers personnages des films Harry Potter, les fans de films d'action pourront tenter d'acquérir des armes factices brandies par Bruce Willis lorsqu'il interprétait John McClane dans la saga "Die Hard" ou utilisées sur le tournage de "John Wick".

Une fausse dague en obsidienne utilisée dans la série "Game of Thrones" pour combattre les créatures venues du froid sera même mise sous le marteau, pour un prix estimé entre 3 000 et 5 000 dollars.

Les admirateurs des actrices de légende pourront rêver avec une série d'objets personnels ayant appartenu à l'inoubliable Marilyn Monroe, dont un poème manuscrit, des vêtements portés par Elizabeth Taylor et Doris Day ou même le lasso doré qui équipait Gal Gadot dans "Wonder Woman".


Les héritiers Gucci veulent porter plainte contre le film «House of Gucci»

«La famille Gucci se réserve le droit de prendre toute initiative pour protéger son nom et son image, ainsi que ceux de ses proches», indique une lettre publiée par l'agence de presse italienne ANSA et signée des héritiers d'Aldo Gucci. (Photo, AFP)
«La famille Gucci se réserve le droit de prendre toute initiative pour protéger son nom et son image, ainsi que ceux de ses proches», indique une lettre publiée par l'agence de presse italienne ANSA et signée des héritiers d'Aldo Gucci. (Photo, AFP)
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  • Le film se saisit de l'un des faits divers les plus retentissants de l'Italie des années 1990, l'assassinat de Maurizio Gucci
  • La famille Gucci n'est plus impliquée dans la marque de luxe depuis les années 1990

ROME : Les héritiers de la maison italienne de luxe Gucci ont menacé lundi d'intenter une action en justice contre le film de Ridley Scott "House of Gucci", qu'ils accusent de dépeindre les membres de la famille comme des "hooligans".

Le film se saisit de l'un des faits divers les plus retentissants de l'Italie des années 1990, l'assassinat de Maurizio Gucci (joué par Adam Driver), héritier de la maison italienne, commandité par son ex-épouse Patrizia Reggiani (Lady Gaga).

"La famille Gucci se réserve le droit de prendre toute initiative pour protéger son nom et son image, ainsi que ceux de ses proches", indique une lettre publiée par l'agence de presse italienne ANSA et signée des héritiers d'Aldo Gucci (1905-1990), le fondateur de la marque de luxe.

La lettre précise que les héritiers Gucci ont été particulièrement blessés par la description de Patrizia Reggiani, "une femme condamnée pour avoir commandité le meurtre de Maurizio Gucci (présentée) comme une victime".

Elle regrette aussi qu'Aldo Gucci et ses proches soient dépeints comme "des hooligans, ignorants et insensibles au monde qui les entoure".

"House of Gucci" est réalisé par le Britannique Ridley Scott, 83 ans, auteur de plusieurs films parmi les plus emblématiques de ces 40 dernières années comme "Blade Runner", "Alien", "Gladiator" ou "Thelma et Louise".

La famille Gucci n'est plus impliquée dans la marque de luxe depuis les années 1990. Celle-ci est aujourd'hui la propriété du groupe français Kering, fondé par le milliardaire François Pinault.