Ouverture en Suisse des négociations interyéménites sur l’échange de prisonniers

La réunion du comité sur les prisonniers a commencé" en Suisse, a tweeté l'envoyé spécial de l'ONU, Martin Griffiths, sans préciser le lieu exact de la rencontre co-parrainée par le Comité de la Croix-Rouge internationale (Photo, AP).
La réunion du comité sur les prisonniers a commencé" en Suisse, a tweeté l'envoyé spécial de l'ONU, Martin Griffiths, sans préciser le lieu exact de la rencontre co-parrainée par le Comité de la Croix-Rouge internationale (Photo, AP).
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Publié le Samedi 19 septembre 2020

Ouverture en Suisse des négociations interyéménites sur l’échange de prisonniers

  • le CICR s'est dit "prêt à faciliter toute libération de détenus (...) pour qu'ils reviennent dans leurs familles"
  • Le gouvernement yéménite internationalement reconnu et les Houthis appuyés par l’Iran ont accepté d'échanger 15.000 détenus

GENEVE: Les parties en conflit au Yémen ont entamé vendredi des discussions en Suisse en vue de parvenir, sous l'égide de l'ONU, à un accord sur la libération de plus de 1.400 prisonniers, a annoncé l'ONU.

Le gouvernement yéménite internationalement reconnu et les Houthis appuyés par l’Iran ont accepté d'échanger 15.000 détenus dans le cadre d'un accord conclu en 2018 en Suède, également sous les auspices de l'ONU, pour aider à mettre un terme au conflit au Yémen.

"La réunion du comité sur les prisonniers a commencé" en Suisse, a tweeté l'envoyé spécial de l'ONU, Martin Griffiths, sans préciser le lieu exact de la rencontre co-parrainée par le Comité de la Croix-Rouge internationale (CICR).

"Mon message aux parties: concluez les discussions, relâchez les détenus rapidement et apportez le soulagement à des milliers de familles yéménites", a-t-il écrit.

"Le comité reprend les négociations entre les parties avec l'objectif de remplir les engagements pris concernant les échanges de prisonniers selon l'accord de Stockholm, en Suède, en décembre 2018, et ceux pris à Amman, en Jordanie, en février dernier", a dit à la presse le porte-parole de l'ONU, Rhéal LeBlanc.

De son côté, le CICR s'est dit "prêt à faciliter toute libération de détenus (...) pour qu'ils reviennent dans leurs familles".

Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu entre les deux belligérants mais une libération de 1.420 détenus serait le premier échange d'une telle ampleur depuis le début du conflit en 2014.

Le général Nasser Mansour Hadi, frère du président Abd Rabbo Mansour Hadi, ainsi que 19 Saoudiens et des personnalités politiques et des journalistes figurent parmi les personnes devant être relâchées, selon une source proche du gouvernement.

Le conflit au Yémen a tué des dizaines de milliers de personnes, parmi lesquels de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.