Un juge libanais inculpe 68 personnes impliquées dans les affrontements meurtriers à Beyrouth

La fusillade s’est poursuivie pendant cinq heures entre des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal et des hommes armés qui seraient des partisans du parti chrétien des Forces libanaises. (Photo, AFP)
La fusillade s’est poursuivie pendant cinq heures entre des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal et des hommes armés qui seraient des partisans du parti chrétien des Forces libanaises. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 25 octobre 2021

Un juge libanais inculpe 68 personnes impliquées dans les affrontements meurtriers à Beyrouth

La fusillade s’est poursuivie pendant cinq heures entre des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal et des hommes armés qui seraient des partisans du parti chrétien des Forces libanaises. (Photo, AFP)
  • L’Agence nationale d’information libanaise a indiqué que 18 personnes sont en détention, et que 50 autres sont toujours en liberté
  • Les affrontements du 14 octobre au sud de Beyrouth sont les plus violents que la capitale ait connus depuis des années

BEYROUTH: Un juge libanais a inculpé 68 personnes impliquées dans les affrontements meurtriers du 14 octobre à Beyrouth, qui ont fait sept morts et des dizaines de blessés, a rapporté lundi l’Agence nationale de l’information (ANI). 

Ces affrontements, qui se sont déroulés au sud de Beyrouth, sont les plus violents que la capitale ait connus depuis des années. Ils ont éclaté lors d’une manifestation organisée par le Hezbollah contre le juge chargé de l’enquête sur l’explosion massive du port de Beyrouth survenue l’année dernière. 

Selon l’ANI, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fadi Akiki, a inculpé les 68 personnes pour des crimes tels que le meurtre, la tentative de meurtre, l’incitation aux conflits sectaires, la possession d’armes sans permis et le sabotage. 

Le 14 octobre, le combat avait duré cinq heures entre les partisans des deux factions chiites puissantes du Liban, le Hezbollah et le mouvement Amal, et des hommes armés qui seraient des partisans du parti chrétien des Forces libanaises. Il s’est déroulé sur la ligne de démarcation entre les quartiers de Chiyah et d’Ain el-Remmaneh à Beyrouth, la même ligne de front qui divisait la capitale en deux parties belligérantes pendant la guerre civile. 

L’ANI a indiqué que 18 personnes étaient en détention, tandis que les 50 autres sont toujours en liberté. Elle n’a pas précisé à quels groupes appartiennent ces 68 personnes. Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, refuse d’être interrogé par le juge Akiki, à moins que celui-ci n’interroge d’abord le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.