La branche afghane de Daech pourra attaquer les USA d’ici 6 mois, avertit le Pentagone

Des filles afghanes se font des câlins en passant devant un combattant taliban à Kaboul. La communauté du renseignement des États-Unis a estimé que la filiale de Daech en Afghanistan pourrait avoir la capacité d'attaquer les États-Unis dans les 6 mois, a révélé un responsable du Pentagone au Congrès. (Photo, Reuters)
Des filles afghanes se font des câlins en passant devant un combattant taliban à Kaboul. La communauté du renseignement des États-Unis a estimé que la filiale de Daech en Afghanistan pourrait avoir la capacité d'attaquer les États-Unis dans les 6 mois, a révélé un responsable du Pentagone au Congrès. (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 27 octobre 2021

La branche afghane de Daech pourra attaquer les USA d’ici 6 mois, avertit le Pentagone

  • L'Afghanistan pourrait encore poser de graves problèmes de sécurité nationale aux États-Unis même après la fin de la guerre de 20 ans
  • Le sous-secrétaire à la Défense a déclaré qu'il n'était toujours pas clair si les talibans avaient la capacité de combattre efficacement Daech après le retrait US

WASHINGTON : La communauté du renseignement des États-Unis a estimé que la filiale de Daech en Afghanistan pourrait avoir la capacité d'attaquer les États-Unis en aussi peu que six mois, et a l'intention de le faire, a dévoilé mardi au Congrès un haut responsable du Pentagone.

Les commentaires de Colin Kahl, sous-secrétaire à la défense pour la politique, sont le dernier rappel que l'Afghanistan pourrait encore poser de graves problèmes de sécurité nationale aux États-Unis même après avoir mis fin à sa guerre vieille de deux décennies et qui s’est terminée par une défaite en août dernier.

Les talibans, qui ont gagné la guerre, sont des ennemis de Daech et ont vu leurs tentatives d'imposer la loi et l'ordre après le retrait américain déjouées par des attentats suicides et d'autres attaques revendiquées par Daech.

Ces agressions comprennent des attentats à la bombe visant la secte minoritaire chiite et même une décapitation d'un membre d'une milice talibane dans la ville orientale de Jalalabad, par Daesh.

Lors d'un témoignage devant la commission sénatoriale des forces armées, Kahl a déclaré qu'il n'était toujours pas clair si les talibans avaient la capacité de lutter efficacement contre Daech après le retrait des États-Unis en août dernier. Les États-Unis ont combattu les talibans ainsi que d’autres groupes comme Daech et Al-Qaïda.

«Nous estimons que les talibans et Daesh-K  sont des ennemis mortels. Les talibans sont donc très motivés pour s'en prendre à Daesh-K. Leur capacité à le faire, je pense, doit être déterminée», a déclaré Kahl, en utilisant un acronyme pour Daech en Afghanistan (Daesh-K).

Kahl a estimé que Daech disposait d'un «groupe de quelques milliers» de combattants.

Le ministre des Affaires étrangères par intérim, Amir Khan Muttaqi, du nouveau gouvernement taliban, a signalé que la menace des militants de Daech serait prise en compte. Il a également assuré que l'Afghanistan ne deviendra jamais une base pour des attaques contre d'autres pays.

Kahl a de plus indiqué qu'Al-Qaïda en Afghanistan posait un problème plus complexe, compte tenu de ses liens avec les talibans. Ce sont ces liens qui ont déclenché l'intervention militaire américaine en Afghanistan en 2001 à la suite des attaques d'Al-Qaïda du 11 septembre contre New York et Washington. Les talibans avaient abrité les leaders d'Al-Qaïda, en Afghanistan.

Kahl a aussi révélé qu'il va falloir «un an ou deux ans» à Al-Qaïda pour régénérer sa capacité de mener des attaques en dehors de l'Afghanistan, contre les États-Unis.

Le président démocrate Joe Biden, dont la supervision de la fin chaotique de la guerre l'été dernier a nui à sa cote de popularité, a déclaré que les États-Unis continueront d'être vigilants contre les menaces émanant d'Afghanistan en menant des opérations de collecte de renseignements dans le pays qui permettront d'identifier les menaces de groupes comme Al-Qaïda et Daech.

Kahl a ajouté que l'objectif était de déstabiliser ces groupes afin que Daech et Al-Qaïda ne deviennent pas capables de mener des attaques contre les États-Unis.

«Nous devons être vigilants pour empêcher cela», a-t-il insisté.

Pourtant, des responsables américains avertissent en privé qu'il est extrêmement difficile d'identifier et de déstabiliser des groupes comme Al-Qaïda et Daech sans la présence des troupes dans le pays. Des drones capables de frapper des cibles de Daech et d'Al-Qaïda sont acheminés par avion depuis le Golfe.

Kahl a ainsi soutenu que les États-Unis n'avaient pas encore d'entente avec les pays voisins de l'Afghanistan dans le but d’accueillir des troupes pour les opérations de lutte contre le terrorisme.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: expulsés par Israël, les militants étrangers sont arrivés en Turquie

Des militants propalestiniens de la "Flottille pour Gaza" expulsés d'Israël sont arrivés jeudi à l'aéroport international d'Istanbul à bord d'un premier avion, au lendemain du tollé international provoqué par une vidéo les montrant se faire humilier en détention. (AFP)
Des militants propalestiniens de la "Flottille pour Gaza" expulsés d'Israël sont arrivés jeudi à l'aéroport international d'Istanbul à bord d'un premier avion, au lendemain du tollé international provoqué par une vidéo les montrant se faire humilier en détention. (AFP)
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  • Les militants ont passé deux jours dans une prison militaire sur un bateau, formée de conteneurs et de barbelés, a décrit à l'AFP par téléphone Safa Chebbi, une militante canadienne
  • Outre des humiliations et le manque de sommeil, "nous étions sous une menace constante, des balles en plastique ont été tirées sur la foule, un des passagers a été blessé", a-t-elle indiqué

JERUSALEM: Des militants propalestiniens de la "Flottille pour Gaza" expulsés d'Israël sont arrivés jeudi à l'aéroport international d'Istanbul à bord d'un premier avion, au lendemain du tollé international provoqué par une vidéo les montrant se faire humilier en détention.

Ils ont été accueillis à l'aéroport par un large comité de soutien, avec de nombreux militants agitant des drapeaux palestiniens. Plusieurs militants de la flottille présentaient des blessures et certains ont été évacués en ambulance, selon des images de l'AFP.

Les forces israéliennes "nous ont attaqués. Chacun de nous a été battu, les femmes comme les hommes, beaucoup hurlaient. Mais vraiment, ça n'a aucune importance. C'est ce que vivent en permanence les Palestiniens", a raconté à sa descente d'avion Bulal Kitay, un Turc qui compte repartir dès le prochain convoi.

Les militants ont passé deux jours dans une prison militaire sur un bateau, formée de conteneurs et de barbelés, a décrit à l'AFP par téléphone Safa Chebbi, une militante canadienne.

Outre des humiliations et le manque de sommeil, "nous étions sous une menace constante, des balles en plastique ont été tirées sur la foule, un des passagers a été blessé", a-t-elle indiqué.

"Deux Coréens ont été expulsés vers la Corée du Sud, un participant a été expulsé vers l'Egypte, deux vers la Jordanie, une citoyenne israélienne a été libérée dans le pays, et le reste des 422 participants a été transféré à Istanbul à bord de trois vols de Turkish Airlines affrétés par le gouvernement turc", a indiqué la coalition Freedom Flotilla.

Les quelque 430 membres d'équipage de la cinquantaine de bateaux arraisonnés lundi par l'armée israélienne en Méditerranée, au sud-ouest de Chypre, avaient été amenés de force en Israël puis détenus dans la prison de Ktziot (sud), selon l'organisation israélienne de défense des droits humains Adalah, qui assure leur représentation légale et leur défense.

Ils ont "tous été expulsés", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, sans préciser s'ils avaient été jugés.

Les 37 ressortissants français ont aussi été expulsés vers la Turquie et seront rapatriés dès que possible, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Pascal Confavreux.

Une militante israélienne, Zohar Regev, a été déférée devant un tribunal à Ashkelon, au sud de Tel-Aviv.

"Partisans terroristes du Hamas" 

Partis de Turquie, les militants de la "Global Sumud Flotilla" ("sumud" signifie "résilience" en arabe) voulaient attirer l'attention sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre, en brisant le blocus maritime imposé par Israël. En avril, une précédente "flottille pour Gaza" avait déjà été interceptée par Israël au large de la Grèce.

"Israël a pleinement le droit d'empêcher de provocatrices flottilles de partisans terroristes du Hamas d'entrer dans nos eaux territoriales et d'atteindre Gaza", a estimé le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en référence au mouvement islamiste palestinien ayant déclenché la guerre en lançant une attaque sans précédent sur Israël le 7 octobre 2023.

Mercredi, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir , figure de l'extrême droite, a provoqué un tollé à l'étranger, mais également au sein de son gouvernement, en publiant une vidéo de dizaines de militants agenouillés et les mains liées.

Une jeune femme qui crie "Libérez la Palestine" au passage du ministre se retrouve la tête pressée vers le sol par les services de sécurité.

"Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", lance-t-il triomphalement dans cette vidéo publiée sur sa chaîne Telegram.

 "Traitement de luxe" 

Les images diffusées ne sont "pas conformes aux valeurs d'Israël", a déclaré le chef de la diplomatie Gideon Saar, accusant M. Ben Gvir d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux". L'intéressé a défendu au contraire "une grande source de fierté".

En Europe, plusieurs pays ont appelé l'UE a prendre des sanctions contre Israël et contre le ministre. Le traitement réservé aux détenus a ainsi été jugé "inadmissible" par Rome qui a exigé "des excuses" et demandé des mesures contre Ben Gvir.

Le Premier ministre irlandais a condamné le "traitement choquant réservé aux citoyens de l'UE" et réclamé "la suspension d'une partie, voire de la totalité, de l'accord d'association entre l'UE et Israël".

L'Italienne Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme dans les Territoires palestiniens occupés, a salué sur X ces prises de positions.

Ce qu'ont subi ces militants est "un traitement de luxe par rapport à ce qui est infligé aux Palestiniens dans les prisons israéliennes", a-t-elle affirmé, appelant l'Italie à cesser "de s'opposer à la suspension de l'accord (d'association) UE-Israël."


Trump assure l'engagement des États-Unis en faveur de la sécurité dans le Golfe dans une lettre adressée au Bahreïn

Le président américain Donald Trump salue alors qu'il monte à bord d'Air Force One à l'aéroport de Groton-New London à Groton, Connecticut, le 20 mai 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump salue alors qu'il monte à bord d'Air Force One à l'aéroport de Groton-New London à Groton, Connecticut, le 20 mai 2026. (AFP)
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  • Le dirigeant américain dit son admiration pour l'unité nationale de Bahreïn face aux attaques de drones et de missiles iraniens
  • Bahreïn, qui abrite le Commandement central des forces navales américaines et la Cinquième flotte, était l'un des dix pays visés par les attaques de missiles et de drones de l'Iran.

LONDRES : Le président américain Donald Trump a souligné l'engagement de Washington à assurer la sécurité et la stabilité dans la région du Golfe dans une lettre adressée au roi Hamad bin Isa Al-Khalifa de Bahreïn.

Le dirigeant américain a également exprimé son admiration pour l'unité nationale de Bahreïn en réponse aux violations du droit international par l'Iran, a rapporté l'Agence de presse de Bahreïn.

Les défenses aériennes bahreïnies ont intercepté et détruit au moins 188 missiles balistiques et 477 drones lancés depuis l'Iran depuis le début de la campagne militaire menée par les États-Unis et Israël contre le régime de Téhéran le 28 février.

Bahreïn, qui abrite le Commandement central des forces navales américaines et la Cinquième flotte, était l'un des dix pays visés par les attaques de missiles et de drones de l'Iran. Toutefois, le pays n'a participé à aucune opération directe menée par les États-Unis contre Téhéran.

Un fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis est en vigueur depuis le début du mois d'avril. Toutefois, le détroit d'Ormuz, une voie commerciale essentielle, reste fermé. Parallèlement, les négociations entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent afin de parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien.


Trump et le président taïwanais envisagent de se parler

Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, une perspective immédiatement saluée par les autorités de l'île, pour ce qui serait une première depuis 1979. (AFP)
Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, une perspective immédiatement saluée par les autorités de l'île, pour ce qui serait une première depuis 1979. (AFP)
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  • La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949
  • Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force

TAIPEI: Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, une perspective immédiatement saluée par les autorités de l'île, pour ce qui serait une première depuis 1979.

Ces déclarations d'intention interviennent juste après une visite à Pékin du président américain, au terme de laquelle il a déclaré avoir "beaucoup parlé" de ce dossier hautement inflammable avec son homologue chinois Xi Jinping.

"Je parlerai avec (Lai). Je parle avec tout le monde", a déclaré Donald Trump à des journalistes qui l'interrogeaient sur cette possibilité, une ligne rouge pour Pékin. "Nous allons travailler (sur) le problème de Taïwan."

Le ministère des affaires étrangères de Taipei a répondu peu après que l'île était "déterminée à maintenir le statu quo dans le détroit de Taïwan", estimant que la Chine était "le perturbateur de la paix et de la stabilité" dans la région.

Lai serait "heureux de discuter de ces questions avec le président Trump", a ajouté son communiqué.

Peu après sa première élection en 2016 mais avant de prendre ses fonctions, Donald Trump avait accepté un coup de téléphone de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, suscitant l'ire de Pékin.

Mais jamais des présidents américains et taïwanais en exercice ne se sont parlés directement depuis que Washington a transféré ses relations diplomatiques de Taipei à Pékin, en 1979.

La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force.

A Pékin, le locataire de la Maison Blanche avait mis en garde les dirigeants de l'île contre toute proclamation d'indépendance.

"Je n'ai pas envie que quelqu'un déclare l'indépendance et, vous savez, nous sommes ensuite censés faire 15.000 kilomètres pour faire la guerre", avait-il expliqué vendredi à Fox News.

Washington a approuvé fin 2025 la deuxième vente d'armes à Taïwan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour une valeur de 11,1 milliards de dollars.

Mais le président réserve sa réponse concernant la suite des livraisons souhaitées par Taipei. "Cela dépendra de la Chine. C'est un très bon atout de négociation pour nous", avait-il déclaré.

Lai Ching-te s'en est ému, relevant que "Taïwan se trouvait au coeur des intérêts mondiaux". Selon lui, "la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan ne seront jamais sacrifiées ni marchandées".