Washington en difficulté à l'ONU sur le Sahara occidental

Un véhicule de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) roule du côté marocain du point de passage frontalier entre le Maroc et la Mauritanie, à Guerguerat, le 25 novembre 2020. (Photo, AFP)
Un véhicule de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) roule du côté marocain du point de passage frontalier entre le Maroc et la Mauritanie, à Guerguerat, le 25 novembre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Washington en difficulté à l'ONU sur le Sahara occidental

  • A l'origine, le texte devait être adopté ce mercredi
  • Ces derniers jours, Alger est monté au créneau à plusieurs reprises pour dire à l'ONU son opposition à reprendre un format de table ronde pour des négociations

NATIONS UNIES, ETATS-UNIS : Les Etats-Unis étaient mercredi en difficulté à l'ONU pour faire approuver par le Conseil de sécurité un projet de résolution prolongeant d'un an le mandat de la mission onusienne au Sahara occidental, après l'opposition de l'Algérie à reprendre des tables rondes avec le Maroc, selon des diplomates.

La Russie a bloqué dans la matinée le projet de résolution rédigé par Washington, en charge du dossier aux Nations unies, ont indiqué à l'AFP plusieurs diplomates. 

A l'origine, le texte devait être adopté ce mercredi. Un vote n'est désormais plus attendu que vendredi alors que le mandat de la Minurso, la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, expire dimanche.

Selon un diplomate, Moscou n'est "pas satisfait avec des paragraphes relatifs au processus politique" et appuie aussi le refus de l'Algérie de reprendre les tables rondes, comme celles organisées en Suisse par l'ex-émissaire de l'ONU Horst Köhler jusqu'au printemps 2019 avant de démissionner face à l'absence de percée.

Successeur nommé récemment, l'Italien Staffan de Mistura doit relancer la médiation onusienne à compter du 1er novembre.

Face aux Etats-Unis, la Russie n'est pas seule.

"Pour le Kenya, notre ligne rouge est la question de l'autodétermination", a affirmé mercredi à l'AFP son ambassadeur à l'ONU, Martin Kimani, président en exercice du Conseil de sécurité. "Nous voulons que l'autodétermination soit clairement indiquée dans la résolution", a-t-il précisé en soulignant qu'il s'exprimait en sa capacité nationale.

"Pour nous, par principe, s'il n'y a pas de reconnaissance du droit à l'autodétermination, alors nous aurons beaucoup de mal avec la résolution", a insisté l'ambassadeur kenyan.

Selon un diplomate s'exprimant sous anonymat, le Kenya est aussi "préoccupé par le problème" soulevé par l'Algérie. "Mais les Etats-Unis font pression sur eux", a-t-il dit.

Ces derniers jours, Alger est monté au créneau à plusieurs reprises pour dire à l'ONU son opposition à reprendre un format de table ronde pour des négociations, jugé "contreproductif".

Ce format préconisé par le Conseil de sécurité et qui figurait encore mercredi dans un projet de texte américain obtenu par l'AFP implique le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, ainsi que l'Algérie et la Mauritanie, en tant qu'observateurs.

Alger milite depuis longtemps pour que des négociations directes soient établies entre le Maroc et le Front Polisario.

Ni la mission diplomatique des Etats-Unis, ni celle de l'Algérie à l'ONU n'ont répondu à des demandes de commentaires.

Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif. Il oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario, soutenu par Alger.

Rabat, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire désertique au riche sous-sol et bordant des eaux poissonneuses, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario, lui, réclame le référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU qui avait été prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le feu.

 


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com