Sahara occidental: le Polisario demande à l’ONU de préciser la mission de son émissaire

 Staffan de Mistura, 74 ans, prendra ses fonctions comme nouvel émissaire de l'ONU pour ce conflit à partir du 1er novembre. (Photo, AFP)
Staffan de Mistura, 74 ans, prendra ses fonctions comme nouvel émissaire de l'ONU pour ce conflit à partir du 1er novembre. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 17 octobre 2021

Sahara occidental: le Polisario demande à l’ONU de préciser la mission de son émissaire

  • «Notre principal objectif est de mettre fin à la colonisation et non pas la nomination d'un nouvel émissaire onusien», a affirmé Ghali
  • Ghali a également appelé le Conseil de sécurité notamment à «préciser la mission de son émissaire», «fixer un calendrier pour la mise en oeuvre du référendum (…) et fournir de fortes garanties» pour sa tenue

ALGER : le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, a appelé samedi le Conseil de sécurité de l'ONU à préciser la mission du nouvel émissaire des Nations unies pour le conflit au Sahara occidental, et à fournir des garanties pour la tenue d'un référendum d'autodétermination.

Nommé le 7 octobre par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, l'Italien Staffan de Mistura, 74 ans, prendra ses fonctions comme nouvel émissaire de l'ONU pour ce conflit à partir du 1er novembre, alors que le poste était resté vacant pendant deux ans.

La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario, soutenu par l'Algérie.

Rabat, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire désertique au riche sous-sol et bordant des eaux poissonneuses, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario, lui, réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU qui avait été prévu lors de la signature d'un cessez-le feu.

"Notre principal objectif est de mettre fin à la colonisation et non pas la nomination d'un nouvel émissaire onusien", a affirmé M. Ghali lors d'une conférence de presse dans un camp de réfugiés sahraouis à Tindouf, dans l'ouest de l'Algérie.

Le chef des indépendantistes sahraouis a également appelé le Conseil de sécurité notamment à "préciser la mission de son émissaire", "fixer un calendrier pour la mise en oeuvre du référendum (…) et fournir de fortes garanties" pour sa tenue, selon ses déclarations transmises à l'AFP par le Polisario.

"En 30 ans de présence onusienne dans le Sahara occidental, tous les émissaires ont connu l'échec et ont démissionné", a-t-il déploré, soulignant la nécessité "d'exécuter la mission de la Minurso", la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, également chargée du contrôle de la cessation des hostilités dans la région.

C'est la première fois que M. Ghali apparaît en public depuis son hospitalisation en Espagne où il avait été soigné d'une forme grave du Covid-19 en avril.

Le chef du Polisario était arrivé en Espagne dans le plus grand secret à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne et muni d'un "passeport diplomatique", selon le quotidien El Pais, ce qui avait provoqué une crise diplomatique majeure entre l'Espagne et le Maroc.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.