Entrée en Espagne du chef du Polisario : une ex-ministre dit avoir agi «conformément à la loi»

Une capture vidéo d'une séquence diffusée par la télévision publique algérienne le 2 juin 2021 montre le chef du Front Polisario Brahim Ghali dans un hôpital militaire d'Alger. (Photo, AFP)
Une capture vidéo d'une séquence diffusée par la télévision publique algérienne le 2 juin 2021 montre le chef du Front Polisario Brahim Ghali dans un hôpital militaire d'Alger. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 05 octobre 2021

Entrée en Espagne du chef du Polisario : une ex-ministre dit avoir agi «conformément à la loi»

  • Le chef du Polisario était arrivé le 18 avril dans le plus grand secret à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne, qui soutient le mouvement sahraoui
  • La présence en Espagne de Brahim Ghali, un ennemi juré de Rabat, avait déclenché une crise diplomatique majeure entre l'Espagne et le Maroc

MADRID : Entendue par un juge dans l'enquête sur l'entrée en Espagne en avril du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, l'ex-ministre espagnole des Affaires étrangères s'est défendue lundi, disant avoir agi "conformément à la loi".

"Tout a été fait conformément à la loi, c'est ce que j'ai voulu dire" au juge, a déclaré Arancha Gonzalez Laya en quittant le bureau du juge d'instruction du tribunal de Saragosse, la ville espagnole où était arrivé en avion en avril Brahim Ghali, le leader du Front Polisario.

"L'entrée (sur le territoire espagnol de Brahim Ghali) s'est faite, selon moi, en conformité avec la loi, j'espère que le juge arrivera bientôt à la même conclusion", a-t-elle ajouté.

Le chef du Polisario était arrivé le 18 avril dans le plus grand secret à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne, qui soutient le mouvement sahraoui, et muni d'un "passeport diplomatique", selon le quotidien El Pais.

Il avait ensuite été admis dans un état critique à l'hôpital de Logroño (nord) pour y être soigné du Covid-19.

La présence en Espagne de Brahim Ghali, un ennemi juré de Rabat, avait déclenché une crise diplomatique majeure entre l'Espagne et le Maroc.

Arancha Gonzalez Laya, un personnage clé de la crise puisqu'elle était à l'époque la cheffe de la diplomatie espagnole, a depuis quitté le gouvernement de Pedro Sanchez, en juillet après un remaniement.

L'enquête doit permettre de "vérifier les circonstances de l'entrée en Espagne de Brahim Ghali", avait expliqué le tribunal la semaine passée.

La justice cherche notamment à savoir pourquoi M. Ghali a été exempté du contrôle de son passeport à son arrivée, affirment certains médias espagnols.

Une fois révélée sa présence en Espagne, une crise diplomatique majeure avait éclaté entre Madrid et Rabat, avec pour point culminant l'arrivée mi-mai de plus de 10.000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, à la faveur d'un relâchement des contrôles par les autorités marocaines.

Rabat avait exprimé son "exaspération" et réclamé une enquête "transparente" sur l'entrée "frauduleuse" de M. Ghali en Espagne, affirmant que le chef du Polisario avait voyagé "avec des documents falsifiés et une identité usurpée". 

Madrid avait rétorqué, au moment du départ de M. Ghali vers l'Algérie début juin après son hospitalisation, que le chef du Polisario "disposait de papiers d'identité à son nom avec lesquels il était entré en Espagne".


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com