Iran : hospitalisation de l'avocate Nasrin Sotoudeh, en grève de la faim

L'avocate iranienne Nasrin Sotoudeh à côté de son mari Reza Khandan chez eux à Téhéran le 18 septembre 2013 (Photo, AFP/Archives)
L'avocate iranienne Nasrin Sotoudeh à côté de son mari Reza Khandan chez eux à Téhéran le 18 septembre 2013 (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Dimanche 20 septembre 2020

Iran : hospitalisation de l'avocate Nasrin Sotoudeh, en grève de la faim

  • « Elle était gravement affaiblie, a perdu beaucoup de poids et avait les yeux caves »
  • Co-lauréate 2012 du prix Sakharov décerné par le Parlement européen, elle a été condamnée en 2019 à 12 ans de de prison après avoir défendu une femme arrêtée pour avoir manifesté contre l'obligation faite aux Iraniennes de porter le voile

TEHERAN : L'avocate iranienne emprisonnée Nasrin Sotoudeh, qui défend les droits humains dans son pays, a été hospitalisée après avoir été « gravement affaiblie » par une grève de la faim de plus de 40 jours, a annoncé samedi son mari.

Elle a été transférée dans un service de cardiologie peu après avoir été admise aux urgences de l'hôpital Taleghani de Téhéran, a expliqué au téléphone à l'AFP son mari Reza Khandan.

« Nous avons été autorisés à la voir quelques instants », a-t-il ajouté. « Elle était gravement affaiblie, a perdu beaucoup de poids et avait les yeux caves ».

Sotoudeh, 57 ans, est en grève de la faim depuis plus de 40 jours, selon son mari. Le 11 août, elle avait annoncé sur les réseaux sociaux qu'elle faisait cela pour dénoncer les conditions d'incarcération des prisonniers politiques détenus pour des motifs « invraisemblables » et leur horizon judiciaire bouché, tandis que le Covid-19 fait des ravages en Iran et encore plus dans ses prisons.

Selon les chiffres officiels, le coronavirus a fait plus de 24.000 morts dans ce pays et y a contaminé près de 420.000 personnes.

Khandan a dit craindre que l'hôpital « ne soit pas un endroit sûr à cause du coronavirus » car beaucoup de malades du Covid-19 s'y trouvent, mais que son épouse n'était pas contaminée, d'après les derniers examens.

Co-lauréate 2012 du prix Sakharov décerné par le Parlement européen, elle a été condamnée en 2019 à 12 ans de de prison après avoir défendu une femme arrêtée pour avoir manifesté contre l'obligation faite aux Iraniennes de porter le voile.

Elle est incarcérée dans la prison d'Evin, à Téhéran, avec d'autres prisonniers politiques, dont la chercheuse française Fariba Adelkhah.

« La prison ne coopère pas, elle ne donne pas vraiment de réponse quand vous demandez l'état (des prisonniers). Elle ne nous avait même pas parlé » de l'hospitalisation, dont l'a avertie un autre prisonnier, a expliqué Khandan.

L'Iran a été secoué par des sanctions internationales, puis par d'importantes manifestations contre la hausse des prix en novembre 2019, qui ont entraîné, selon les opposants, la plus sévère répression depuis le renversement du Shah en 1979.

L'ONG Amnesty International a diffusé fin août un rapport après avoir recueilli, a-t-elle assuré, le témoignage de 500 personnes, arrêtées après les manifestations et qui ont été victimes de procédures judiciaires abusives, évoquant une « épidémie » de tortures dans les prisons, y compris par simulacre de noyade, et des agressions sexuelles.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.