Cyberattaque de hackers iraniens contre un site d'hébergement israélien

Selon les médias israéliens citant des experts, Black Shadow est un groupe hacktiviste anti-israélien qui utilise les techniques de cybercriminalité à des fins financières et idéologiques. (Photo, AFP)
Selon les médias israéliens citant des experts, Black Shadow est un groupe hacktiviste anti-israélien qui utilise les techniques de cybercriminalité à des fins financières et idéologiques. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 30 octobre 2021

Cyberattaque de hackers iraniens contre un site d'hébergement israélien

  • Entre autres cibles, la cyberattaque a touché les sites des sociétés de transports publics Dan et Kavim
  • À la mi-journée samedi, ces sites, tous hébergés par Cyberserve, étaient inaccessibles

JÉRUSALEM: Le groupe de hackers "Black Shadow", présenté comme lié à l'Iran, a revendiqué samedi sur la messagerie cryptée Telegram l'infiltration des serveurs du site d'hébergement israélien Cyberserve, rendant inaccessibles plusieurs de ses sites et commençant à faire fuir des données. 

Entre autres cibles, la cyberattaque a touché les sites des sociétés de transports publics Dan et Kavim, desservant l'agglomération de Tel-Aviv, celui du musée des enfants de la ville de Holon et le blog en ligne de la radio publique.

À la mi-journée samedi, ces sites, tous hébergés par Cyberserve, étaient inaccessibles. Black Shadow a par ailleurs rendu disponible sur Telegram ce qu'il a présenté comme le fichier clients, comprenant les noms, e-mails, et numéros de téléphone des usagers de la compagnie Kavim.

"Les premières données sont là (...) Si vous ne nous contactez pas il y en aura d'autres", a mis en garde le groupe de hackers dans un message accompagnant le fichier présumé de la société.

Vendredi soir, les hackers avaient envoyé un message sur Telegram alertant Cyberserve de son attaque imminente. 

"Nous avons des nouvelles pour vous", ont-ils écrit. "Vous ne pouvez probablement pas vous connecter à de nombreux sites ce soir, et c'est parce que la société Cyberserve et ses clients ont été ciblés par nous. Et qu'en est-il des données? Comme d'habitude, nous en avons beaucoup". 

Selon les médias israéliens citant des experts, Black Shadow est un groupe hacktiviste anti-israélien qui utilise les techniques de cybercriminalité à des fins financières et idéologiques.

En mars, il avait piraté KLS Capital, une société de financement israélienne. En décembre 2020, le groupe avait également infiltré la société d'assurance israélienne Shirbit, dérobant de grandes quantités de données sur les serveurs de l'entreprise avant d'exiger une rançon de près d'un million de dollars et de divulguer progressivement une grande partie des données de la société. 

L'attaque de samedi intervient alors que l'Iran a été la cible mardi d'une cyberattaque inédite par son ampleur, qui a paralysé la distribution de carburant à travers le pays.

Même si les auteurs n'ont pu être identifiés à ce stade et que l'agence iranienne Fars a pointé du doigt les opposants au régime iranien, Israël, ainsi que les Etats-Unis, figurent parmi les suspects.

En septembre 2010, le virus Stuxnet avait frappé le programme nucléaire iranien, entraînant une série de pannes dans leur parc de centrifugeuses utilisées pour l'enrichissement de l'uranium.

Depuis Stuxnet, l'Iran d'un côté, Israël et les Etats-Unis de l'autre, s'accusent régulièrement de cyber-attaques.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com