Les EAU retirent leurs diplomates du Liban «en solidarité» avec l'Arabie saoudite

Le ministre libanais de l'Information, George Kordahi, s'adresse aux journalistes après une réunion du cabinet au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le lundi 13 septembre 2021. (Photo, AP)
Le ministre libanais de l'Information, George Kordahi, s'adresse aux journalistes après une réunion du cabinet au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le lundi 13 septembre 2021. (Photo, AP)
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Publié le Dimanche 31 octobre 2021

Les EAU retirent leurs diplomates du Liban «en solidarité» avec l'Arabie saoudite

  • Les Émirats arabes unis ont également interdit à leurs citoyens de se rendre au Liban
  • L'Arabie saoudite a expulsé vendredi l'ambassadeur du Liban, et Bahreïn et le Koweït ont fait la même chose

DUBAÏ : Les EAU ont annoncé samedi le retrait de leurs diplomates du Liban en solidarité avec l'Arabie saoudite.

Le pays a également interdit à ses citoyens de se rendre au Liban après que les commentaires offensants du ministre de l'Information du pays ont suscité la controverse. 

Une vidéo de George Kordahi affirmant que les Houthis soutenus par l'Iran se défendaient et où il  qualifie la guerre au Yémen de «futile», est apparue mardi. 

Kordahi a également décrit la guerre comme une «agression» de la part de l’Arabie saoudite.

La décision des EAU est intervenue à la lumière du comportement inacceptable de certains responsables libanais envers l'Arabie saoudite, a rapporté l'agence de presse Emirates.

Vendredi, l'Arabie saoudite a rappelé son ambassadeur au Liban pour consultations et a demandé le départ de l'envoyé du Liban dans le Royaume, lui donnant 48 heures pour quitter le sol saoudien.

Quelques heures plus tard, Bahreïn a également donné 48 heures à l'ambassadeur du Liban pour quitter le pays.

Le Koweït a emboîté le pas samedi et a convoqué son ambassadeur au Liban pour consultations et a demandé le départ du chargé d'affaires du Liban dans les 48 heures. 

Le Koweït a affirmé que la décision était prise en réponse à «l'insistance du Liban à faire des déclarations négatives et à sa réticence à gérer des positions inacceptables et condamnables contre l'Arabie saoudite et d'autres pays du Conseil de coopération du Golfe». 

Le Qatar a aussi dénoncé les déclarations de Kordahi, a indiqué samedi un communiqué du bureau des médias du ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Qatar a ainsi appelé le gouvernement libanais à prendre des mesures urgentes afin de reconstruire des ponts entre les «pays frères», et a rejeté les propos de Kordahi en les décrivant comme «irresponsables».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.