La crise avec le Liban est due à la mainmise du Hezbollah, déclare le prince Faisal ben Farhane

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, au sommet du G20 à Rome, le 30 octobre 2020. (Photo, AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, au sommet du G20 à Rome, le 30 octobre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 30 octobre 2021

La crise avec le Liban est due à la mainmise du Hezbollah, déclare le prince Faisal ben Farhane

  • «Ce n’est pas à nous de décider si le gouvernement au Liban reste ou démissionne, cela dépend du peuple libanais» dit le Prince Faisal
  • Kordahi a été publiquement soutenu par le Hezbollah et a refusé de s'excuser ou de démissionner suite aux commentaires

DUBAΪ : Le ministre saoudien des Affaires étrangères a déclaré samedi que la dernière crise en date avec le Liban trouve son origine dans une configuration politique libanaise qui renforce la domination du groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran et continue de permettre une instabilité endémique.

L'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe ont expulsé des émissaires libanais dans une querelle diplomatique qui risque d'aggraver la crise économique du Liban, à la suite de commentaires critiques du ministre libanais de l'Information George Cordahi sur l'intervention militaire des Saoudiens au Yémen.

« Je pense que le problème est bien plus profond que la situation actuelle », déclare le prince Faisal ben Farhane à Reuters lors d'un entretien téléphonique. « Je pense qu'il est important que le gouvernement libanais ou l'establishment libanais détermine une voie à suivre qui libère le Liban de la structure politique actuelle, qui renforce la domination du Hezbollah. »

Il souligne que cette configuration qui « affaiblit les institutions de l'État au Liban, oblige le Liban à continuer à agir dans une direction contraire aux intérêts de son peuple. »

Le différend a déclenché des appels de certains politiciens libanais à la démission de Kordahi, tandis que d'autres se sont opposés à une telle décision, qui pourrait saper le gouvernement dans son ensemble.

« Nous n'avons pas d'opinion sur le gouvernement libanais. Ce n’est pas à nous de décider si le gouvernement au Liban reste ou démissionne, cela dépend du peuple libanais », a déclaré le ministre, qui prenait la parole depuis Rome où il assistait au sommet du G20.

Cordahi a été publiquement soutenu par le Hezbollah et a refusé de s'excuser ou de démissionner suite aux commentaires. 

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.